Un propriétaire d'appartement

  • Quelle sera la réelle augmentation du prix du gaz ?

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    On apprend qu'à partir du 1er novembre 2021, le prix du gaz va augmenter de 0,9 cts/kWh, ce que SIG indique comme correspondant à 12% « en moyenne ». En tant qu’administrateur de plusieurs PPE faisant partie d’un réseau groupé de grands immeubles voisins ayant pour combustible le gaz naturel « Vitale bleu », voici les tarifs actuels qui s’appliquent à nous :

    Consommation: CHF 0.0380/kWh
    Taxe CO2: CHF 0.0174/kWh
    Puissance bicombustible: CHF 0.0063/kWh/jour
    Abonnement: CHF 5'610/an

    On sait déjà que la taxe sur le CO2 va augmenter au 1er janvier 2022 de CHF 96/tonne de CO2 à CHF 120/tonne de CO2, soit une augmentation de 25%, ce qui devrait la porter, pour le gaz naturel, à CHF 0.0218/kWh. Quant à l’augmentation de 0.9 cts, soit de CHF 0.009 à partir du 1er novembre 2021, elle porterait le prix à 0.0470/kWh ce qui, selon mes calculs, correspond à une augmentation de 24% ! Globalement, l’augmentation serait d’environ 24% : on est donc très loin des « 12% » ...Mes calculs sont-ils justes ? Un lecteur pourrait-il m’éclairer ? Suis-je lu par SIG ? Si oui, un grand merci d’avance !

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  • J’habite en appartement en milieu urbain, je suis vacciné…et vous ?

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    J’entends certains dire qu’il faut respecter les vaccinosceptiques, faire preuve de pédagogie, ne pas les ostraciser, etc. Je suis d’accord jusqu’à un certain point, mais je n’ai aucune patience ni tolérance envers ceux qui accordent plus de crédit aux affirmations - je ne vais pas dire « arguments » - provenant de sources douteuses et s’apparentant à de la désinformation qu’aux arguments (oui, là j’utilise le mot) provenant de sources officielles nationales ou de sources indépendantes sérieuses, dont les rapports sont évalués par des comités de lecture et par des pairs. Je n’ai pas non plus de tolérance envers les complotistes qui tiennent pour acquis que l’OMS, les ministères nationaux de la santé et les centres de recherche de renom sont « vendus » à « Big Pharma ». A ce jour, ne je n’ai pas croisé beaucoup de vaccinosceptiques ouverts à la discussion : pour la plupart, leur avis semble plutôt arrêté. Quant aux hésitants sincères et sérieux, certains craignent les effets secondaires, d’autres invoquent la nouveauté des vaccins ARN messager ; qu'ils s’informent et qu’ils prennent une décision après avoir fait une pesée objective des bénéfices et risques. Et si in fine ils ne veulent toujours pas se faire vacciner, qu’ils appliquent alors scrupuleusement les gestes barrière - notamment le port du masque -, se testent ou se fassent tester régulièrement et respectent à la lettre les contraintes qui sont imposées en cas de résultat positif.

    Le sophisme du parachute :
    Il se décline de la manière suivante : lors de guerres où des militaires doivent sauter en parachute d’un avion, le risque existe que le parachute primaire ne s’ouvre pas et que le parachute secondaire dit « de secours » ne s’ouvre pas non plus ; c’est alors la mort assurée, et il y a en effet des cas1.

    Aussi, sauter d’un avion en étant muni d’un parachute peut s’avérer fatal : mieux vaut donc sauter sans parachute… 

    1De l’ordre de trois décès par million de sauts, la plupart du temps non dus à des défaillances techniques mais à la panique et à l’absence de bons réflexes par des parachutistes souvent débutants.

     

    Certes, il y a eu des cas - et il y en aura encore - de personnes vaccinées qui seront atteintes malgré tout du COVID-19 : ces cas seront fortement médiatisés puis diffusés et « partagés » sur les réseaux sociaux. Or aux Etats-Unis, pays pour lequel l’on dispose déjà de quelques statistiques2, les nouvelles hospitalisations touchent les non vaccinés dans 98,9% des cas alors que les vaccinés ne représentent que 1,1% des cas : pour les sceptiques qui croient - ou plutôt « savent » - que les chiffres sont « truqués », même si cette proportion était de dix ou vingt fois plus élevée, cela resterait pour moi un argument tout aussi valable pour se faire vacciner.

    2 https://apnews.com/article/coronavirus-pandemic-health-941fcf43d9731c76c16e7354f5d5e187

    Que fait ce post sur un blog de propriétaire d’appartement ? En habitat collectif, les habitants se côtoient dans l’ascenseur, dans le hall d’entrée, aux boîtes aux lettres, souvent sans masque. Avec seule une moitié de la population pleinement vaccinée, cela présente un risque certain. Alors vous qui habitez en appartement et en milieu urbain, faites-vous vacciner, pour vous, pour vos proches, pour vos voisins et sinon, respectez les gestes barrière et faites un test au moins une fois par semaine en restant chez vous en cas de résultat positif. Car vous, qui avez choisi de ne pas vous faire vacciner et qui voulez qu’on respecte votre choix, vos libertés, vos droits…vous devez tout autant respecter les vaccinés qui n’ont aucune envie d’être infectés par des personnes refusant le vaccin : ce sont leurs libertés et leurs droits, aussi importants que les vôtres.

    Enfin, en tant que vacciné, je n’ai aucune envie de subir de nouvelles restrictions pour des voyages ou pour l’accès à certains lieux, ou encore de voir les restaurants fermés en raison d’une énième vague de pandémie qui serait cette fois-ci essentiellement provoquée par des personnes opposées au vaccin : c’est aussi mon droit, ma liberté.

    Bon été, prenez soin de vous…et des autres !

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  • Du biogaz s'il vous plait !

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    128px-Biogas_2.pngDans l’attente de l’entrée en vigueur de lois et de règlements qui cadreront juridiquement les obligations d’assainissement énergétique des bâtiments, on sait déjà que, dans de nombreux cas, l'interdiction pure et simple de combustibles fossiles pour le chauffage et l’eau chaude de bâtiments existants ne sera pas possible : les sous-sols ne sont pas partout favorables à la géothermie ; les surfaces nécessaires au sol ou en toiture pour implanter des capteurs ne sont pas toujours suffisantes, notamment pour des immeubles hauts et en milieu urbain ; l’ensemble du canton ne sera jamais raccordé à GENILAC ; bref, on pourra toujours « interdire » des chaufferies aux combustibles fossiles, mais on n’aura probablement pas d’autre choix que celui d’accorder de nombreuses dérogations, et si elles deviennent là règle plutôt que l’exception, les dispositions perdront leur sens.

    Pour les nombreux immeubles chauffés au gaz, dont certains ayant rénové leur chaufferie récemment, pourquoi ne pas fournir du biogaz et du gaz « compensé », tel que le vitale vert de SIG ? Si à moyen terme 25-30% du gaz du réseau pourrait être constitué de gaz compensé et de biogaz produit localement, ce serait une mesure partielle qui, couplée à d’autres investissements, permettrait de se rapprocher du « zéro combustible fossile ». Sujet à creuser. En attendant, je souhaite à mes lecteurs, que je remercie au passage de me lire, un bel été ; je vous retrouverai dès début août.

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  • Loi sur le CO2 : et maintenant ?

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    Je regrette cet échec d’une manière générale et à titre personnel. Plus spécifiquement en tant que propriétaire d’appartement, j’espérais aussi que l’entrée en vigueur de cette loi assurerait la sécurité et la cohérence juridique permettant de planifier les investissements pour l’assainissement énergétique des bâtiments d’ici à 2030 (image ci-dessus: pose de panneaux solaires thermiques sur un immeuble vieux de 45 dans).

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  • Loi sur le CO2 : j'ai voté OUI !

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    Dès lors que l’on accepte que le monde est constitué d’Etats souverains - qu’il s’agisse des Etats-Unis, de la Chine ou des Iles Maldives - et que la lutte contre le réchauffement climatique est de la responsabilité solidaire de chaque Etat, peu importe que la Suisse n’émette que le 0,1 % des émissions mondiales de CO2 et que quoi qu’elle fasse - ou ne fasse pas - n’aura aucun impact sur le climat mondial : c’est entièrement vrai mais hors propos.

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  • Déclaration d’impôt : n’oubliez pas de déduire vos investissements privatifs !

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    640px-Magazine_Street_Kitchen_New_Orleans.jpgLe printemps, c’est le moment où beaucoup de propriétaires d’appartement remplissent leur déclaration d’impôt, tâche généralement peu agréable. Or nous savons probablement tous déclarer la valeur fiscale et la valeur locative, la dette et les intérêts hypothécaires, ainsi que les déductions pour les charges d’immeuble (déducibles à l’exclusion les frais de chauffage/eau chaude). Dans la plupart des PPE, les travaux d’investissements collectifs sont d’ailleurs financés par les fonds de rénovation, pour lesquels les attributions annuelles décidées en assemblée générale sont déjà comprises dans les charges d’immeuble. Mais trop souvent, on oublie les déductions pour investissements privatifs  (ci-dessus: nouvelle cuisine? Vous pouvez déduire tous les équipments életroménagers que vous remplacez !).

    Concernant les charges d’immeuble (et de garage) : le décompte de charges étant généralement reçu après le délai habituel fixé 31 mars pour le renvoi de la déclaration, on a le choix soit de demander un délai, par exemple au 30 juin, soit de déclarer au 31 mars les acomptes de charges payés au cours des 12 mois de l’année précédente (à l’exclusion les frais de chauffage/eau chaude). Si, au moment de faire votre déclaration, vous avez déjà reçu les comptes avec la convocation à l’assemblée générale, vous trouverez ces montants dans le « tableau de répartition », sinon demandez-les à votre régie. Le montant diffèrera alors légèrement de celui sur le décompte définitif que vous recevrez ultérieurement, mais l’administration fiscale l’accepte généralement.

    Mais n’oubliez surtout pas les investissements privatifs de rénovation ! : peintures des murs et plafonds, remplacement ou rénovation des sols, stores, caissons de stores, tentes de balcon, fenêtres, équipements de plomberie et sanitaires ; il est également admis de déduire le remplacement (mais pas un premier achat !) d’appareils électro-ménagers « lourds », à savoir frigo, congélateur, four, cuisinière, plaques de cuisson, lave-vaisselle, lave-linge, séchoir à linge, etc., au titre d’économies d’énergie, les nouveaux équipements étant supposés moins énergivores que ceux qu’ils remplacent. Si vous utilisez GeTax, classez vos dépenses dans les catégories appropriées, et, pour chaque catégorie, dans la sous-catégorie parmi celles figurant dans les menus déroulants :

    déduction travaux 1.png

    Ici, les sous-catégories pour l’agencement :

    déduction travaux 2.png

     

     

     

     

    Il n’y a pas de limite aux déductions ; ainsi, la valeur locative nette peut même être négative. On oublie trop souvent de déduire ces frais ; pourtant, on y a droit ; conservez précieusement toutes les factures, elles pourraient vous être demandées !

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  • La PPE, c’est vraiment différent !

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    Echafaudage-Broc-Kayhan-03.jpg

    • Contrairement aux immeubles locatifs et aux villas, les immeubles en PPE ne sont pas hypothécables ; les gros travaux ne peuvent donc se faire que par appels de fonds auprès des copropriétaires ou en puisant dans le fonds de rénovation ;
    • les travaux d’assainissement énergétique, par exemple, ne peuvent se faire que par étapes, étalés sur plusieurs années ; c’est contraignant et certaines subventions pourraient ainsi ne pas être accessibles aux PPE ;
    • certains gros travaux d’amélioration esthétique, architecturale ou fonctionnelle ne sont pas réalisables en PPE car ils nécessitent l’unanimité de tous les copropriétaires, condition impossible dans des copropriétés de 30-40 appartements ou plus, où l’on peine chaque année à rassembler 60% des copropriétaires (présents et représentés) aux assemblées générales ;
    • la PPE a besoin de s'adjoindre les services d’une régie, ce qui n’est pas le cas des villas ;
    • les polices d’assurance bâtiment ne distinguent pas entre la PPE et l'immeuble locatif ; certains éléments privatifs en PPE et à la charge des copropriétaires individuels font partie du bâtiment en immeuble locatif ; les primes d’assurance pour les PPE sont ainsi plus élevées que nécessaire, ce qui en outre expose la copripriété au risque de devoir prendre en charge les franchises en réalité dues par les copropriétaires particuliers.

    Image ci-dessus : les travaux de rénovation :
    toujours plus compliqués en PPE

    Je reviendrai sur ces points, un à un, dans mes prochains posts.

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  • Hausses d'impôt pour les propriétaires d'appartement, un risque différé?

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    Le projet de loi PL 12773 qui prévoyait une hausse significative de l’imposition sur la fortune des appartements occupés par leur propriétaire a été enfin enterré par la commission fiscale du Grand Conseil : qu’elle en soit remerciée. Le Conseil d’Etat va maintenant probablement vouloir panser ses plaies et revenir à la charge. Il s’agira alors une fois de plus d’être vigilant et de s’assurer que toute nouvelle méthode de calcul de la valeur fiscale, dont la nécessité n’est pas contestée sur le principe, se traduise par une réelle neutralité fiscale, non pas pour la population en général mais bien pour les contribuables directement concernés, les propriétaires d’appartement de la classe moyenne !

    Cliquez ici pour le communiqué de presse de la Chambre genevoise immobilière à ce sujet.

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  • PPE: quelques chiffres supplémentaires

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    Ce qui caractérise en particulier la propriété en PPE[1] par rapport à celle en maison individuelle, c’est la nécessité de recourir aux services d’une régie.  Ayant établi (voir post précèdent) qu’il y a 37'000 logements en PPE et 168'000 appartements dans des immeubles locatifs[2] sur les 205'000 appartements au total que compte le canton, on en déduit que, pour les régies, l’état locatif sous gestion se trouve dans une proportion de 1 :4,5, respectivement pour les PPE et les immeubles locatifs.

    apollo2.pngUne rapide enquête réalisée par le soussigné conclut à une moyenne de 31 appartements par PPE, ce qui indique qu’il y aurait environ 1200 PPE ; les grandes régies du « top ten »[3] se partageant la part du lion de ce marché, elles gèreraient une centaine de PPE chacune, un peu plus ou un peu moins.

    1200 PPE, c’est autant d’administrateurs, postes assumés à raison de 80% ou plus par les régies, ce qui laisse toutefois supposer qu’il existerait environ 200 administrateurs indépendants des régies, issus majoritairement des propriétaires d’étage. Le soussigné en faisant partie, il reviendra prochainement sur les spécificités de leurs tâches et de leurs responsabilités.

    [1] Y compris les SIAL

    [2] Les coopératives sont comprises dans les immeubles locatifs.

    [3] Tout l’immobilier no. 973, 16 décembre 2019, p. 9-10

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  • Genève: 37'000 propriétaires d'appartement en PPE

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    Ce chiffre n'est pas publié par l'Office cantonal de la statistique (OCSTAT) qui ne "suit" pas directement cet indicateur. Toutefois, en se basant sur différentes données disponibles en matière de nombre de logements, de nombre de villas et de la proportion de logements loués, complétés de certaines hypothèses, on peut s'en rapprocher. On arrive ainsi à estimer le nombre d'appartements en PPE dans une fourchette comprise entre 36'000 et 38'000, selon les hypothèses choisies quant à la proportion d'appartements loués1.

    En effet, on occulte souvent la réalité selon laquelle une proportion importante d'appartements en PPE est occupée par des locataires (ce qui est également vrai pour des villas) en lots dits "individuels", non pas parce que les propriétaires sont pour autant des "spéculateurs", mais simplement sous l'effet de successions, de hoiries, de familles éclatées et recomposées ou encore du fait que le propriétaire se trouve être posté à l'étranger. Si cette proportion est nulle ou faible dans les nouvelles PPE, elle atteint 40% ou plus dans des immeubles vieux de 20, 30 ou 40 ans qui forment la majorité du parc immobilier voué à ce type de propriété.

    chenevert1.pngPour fixer les idées, retenons de chiffre de 37'000, en trop lente progression d'année en année - j'y reviendrai ; c'est une base qui n'a pas la prétention d'être statistiquement précise, mais qui reste largement suffisante pour le débat, la stratégie et la planification.  Cela représente 16% des logements - et de la population -, proportion non négligeable dont le monde politique a tout intérêt à tenir compte.

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    1Je reste à la disposition des personnes intéressées par les hypothèses et les calculs. 

    Lien permanent Catégories : Economie, Genève, Région 0 commentaire
  • Une initiative à contre-courant  

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    Alors que toutes les avancées écologiques ont actuellement le vent en poupe, l’initiative sur le logement vient à contre-sens en voulant ralentir les améliorations énergétiques visant les immeubles. En effet, si cette initiative était acceptée, la Confédération, les cantons et les communes ne pourraient plus soutenir les améliorations énergétiques que si le nombre total de logements d’utilité publique reste strictement inchangé sur un territoire donné. Or, les subventions représentent un aspect important lors de la prise de décision de procéder ou non à des travaux énergétiques. Ainsi, ajouter une barrière supplémentaire à ce processus est totalement contreproductif et ne s’inscrit aucunement dans les enjeux écologiques actuels. Pour cette raison notamment, je voterai non à cette initiative.

    Adrien-Jeandin-8_PV.jpg

    Ci-contre: panneaux solaires sur le toit d'un immeuble en PPE à Thônex; l'existence de subventions est un facteur important pour encourager les copropriétaires à investir; il serait dommage que les subventions pour de tels projets soient retardées par des lourdeurs administratives ou, pire, refusées, ce qui risque d'être le cas si cette  initiative est acceptée.

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  • Initiative 162, c'est NON !

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    lup.jpgInitiative 162 prétend vouloir construire « des logements pour toutes et tous » et, selon les initiants, il s’agirait d’une « priorité en période de pénurie !». Or à force de vouloir tout contrôler, rien ne se fait, sinon très lentement ou très mal. C’est le phénomène que nous connaissons à Genève où l’Etat impose tellement de contraintes que les constructions des nouveaux logements laissent souvent à désirer. L’IN 162 ne fera que renforcer et concrétiser clairement ce sentiment.

    En demandant que tous les nouveaux logements soient réalisés en zone de développement, cela impliquera que le canton contrôlera les prix de construction et de location, la surface, le nombre de pièces et les standards de construction, tout ça pour en faire les logements les moins chers possibles, au détriment des futurs locataires.

    Il en résulte des immeubles et des appartements sans aucune originalité. Fini les halls d’entrée généreux, fini les balcons, fini les cinq ou six pièces… conséquences de ce contrôle excessif de l’Etat. Pour retrouver une meilleure qualité des logements, c’est donc un grand NON qu’il faut apporter à cette IN 162.

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    Image ci-dessus: la triste uniformité des immeubles "contrôlés", et ce n'est pas en variant la taille des fenêtres ni par quelques bandes vertes en façade, bien que ce soit très à la mode pour faire croire à un "éco-quartier", que cela changera quoi que ce soit...

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  • Climat : pourquoi s’en prendre à l’avion ?

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    Le train c'est bien, l'avion c'est mal. Vraiment?

    transition_allemagne_graph22.jpg

    L’avion reste et restera encore propulsé majoritairement par du carburant fossile, bien que le biocarburant et la propulsion électrique ou hybride fassent actuellement l’objet de tests. Le rail, quant à lui, se meut par l’électricité ; or, à l'échelle du réseau interconnecté européen, celle-ci est produite à raison de 50% par des agents énergétiques fossiles, dont une part importante de charbon, voire même de lignite, peu efficace du point de vue énergétique et très polluante, et de 25% par le nucléaire, alors que les énergies renouvelables, dont l’hydroélectrique, ne comptent que pour environ un quart[1].

    Contrairement au chemin de fer, l’avion n’est donc propulsé ni par du charbon, ni par du nucléaire. Certes au fil des prochaines décennies, la part du charbon va progressivement diminuer - mais pas disparaitre - et celle des renouvelables va augmenter. Toutefois, les centrales au charbon seront majoritairement remplacées par des centrales au gaz qui, tout en étant plus efficace du point de vue énergétique et moins polluant, est finalement tout aussi fossile que le charbon.

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    Ci-dessus: centrale au lignite en Allemagne (Neurath - environ 4000 MW installés): elle propulse le ferroviaire mais pas l'aviation.

     

    Ensuite sur le plan énergétique, un train quasi vide vaut-il vraiment mieux qu’un avion plein ? C’est malheureux, mais c’est une réalité : en effet de nos jours, les avions sont généralement pleins alors que les trains sont souvent vides aux trois-quarts voire plus, en dehors des heures d’affluence des pendulaires travaillant dans les centres urbains. Je ne dis pas pour autant que l’aviation est plus écologique que le ferroviaire, mais qu’avant de stigmatiser un mode de transport et d’en glorifier un autre, l’impact environnemental dépend beaucoup des critères que l’on prend en compte ainsi que du périmètre de calcul pour le bilan de masse et d’énergie, ce qui devrait nous appeler à faire preuve de plus d’objectivité et de modestie par rapport à certaines certitudes, tout en laissant bêler les moutons : "bêê...bêê...pas joli l'avion...bêê...bêê..."

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    [1] Adapté des chiffres Eurostat de 2016, https://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php/Electricity_production,_consumption_and_market_overview#Electricity_generation

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  • Mitage: une initiative déconnectée des réalités du terrain

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    Les jeunes verts proposent une initiative totalement déconnectée des réalités du terrain tant dans les mesures proposées pour lutter contre le mitage et leurs conséquences que dans l’analyse de l’état du logement. Appliquer un gel des zones à bâtir tout canton confondu, cela revient à donner le même traitement à 26 patients aux pathologies et aux maladies différentes. L’état de certains risque de sérieusement empirer, à commencer par ceux qui souffrent d’une pénurie de logements. N’en déplaise à certains, la situation de pénurie de logements existe pourtant bel et bien. Ils peuvent s’ils le souhaitent en débattre avec les très nombreuses familles genevoises à la recherche d’un logement à l’achat ou à la location. Rappelons également que les zones à bâtir n’accueillent pas seulement des habitations mais aussi des écoles, des pistes cyclables ou encore des gares. Aménager le territoire ne veut pas dire bétonner le moindre centimètre carré, non il s’agit plutôt de proposer un projet respectant l’équilibre entre développement urbain et gestion durable du territoire, Cette initiative annihile toute réflexion ou projet en figeant nos espaces, aussi imparfaits qu’ils soient actuellement.

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  • Le mitage du territoire est déjà combattu

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    L’ensemble des cantons suisses ont jusqu’au 30 avril 2019 pour adapter leurs Plans directeurs en restreignant très strictement les zones à bâtir aux besoins prévisibles de la population pour les 15 prochaines années. Cela a déjà mené à rendre à nouveau inconstructibles un très grand nombre de terrains dans certains cantons tel que Vaud, par exemple, qui a déjà soumis à Berne la nouvelle version de son Plan directeur. A Genève, le Plan directeur partiellement approuvé par les autorités fédérales en 2015 a été amputé de près de la moitié des zones agricoles prévues pour devenir des zones à bâtir alors même que la pénurie de logements frappe encore durement le canton. Les restrictions au mitage sont bien là ! Notre canton n’a d’ailleurs pas attendu pour lutter contre le mitage avec des surélévations d’immeubles en ville et des densités minimales en zone de développement.

    Un blocage strict de la zone de construction sans restriction de temps ne peut qu’aggraver la pénurie de logements et péjorer l’économie et les emplois. Il faut refuser l’initiative.

    ci-contre: à Thônex, le nouveau quartier de Clair-Val prend forme, en plein centre urbain.

    Maître d'ouvrage: Fondation pour le logement de la Commune de Thônex.

    Pas eu besoin d'une quelconque intiative pour réaliser ce projet dans un périmètre urbain déjà très dense !

     

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  • PAV : ne soyons pas mauvais perdants !

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    Que cela soit clair : celles et ceux qui ont voté contre la loi n’étaient pas contre la réalisation du PAV, même si c'est ainsi que ceux de l'autre camp les a dépeints. C’était vrai pour celles et ceux qui ont fait une (belle !) campagne pour le « non », par réelle conviction et sans y avoir le moindre intérêt[1]. C’était aussi vrai pour les 39% des votants et les 49% des députés au Grand Conseil, de même que pour toutes les associations qui défendent la propriété privée et les propriétaires, y compris ceux de la classe moyenne.

    Mais les genevois ont voté avec leur cœur, pour ou contre le PAV alors que ce n’était pas l’objet du vote, trop technique sans doute.

    Le diable se cache dans les détails, dit-on ; or ici, le diable ne se cachait pas mais trônait magistralement au cœur de la loi elle-même, et il reste à espérer que l’on arrivera malgré tout à placer quelques angelots au niveau de l’application. Il faut pour cela une meilleure concertation qu’il n’y en n’a eu jusqu’à présent entre le Conseil d'Etat et les milieux qui défendent la propriété, y compris celle de la classe moyenne. Appelons-la de nos vœux. Le temps est à l'appaisement et la coopération constructive.

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    [1] Même si j’ai entendu l’argument parfaitement saugrenu selon lequel les favorables au « non » souhaitant bloquer la construction de logements pour entretenir une « pénurie » et maintenir ainsi des prix artificiellement élevés ; or ce n’était même pas au légendaire « Café du commerce » où cela ne m’aurait pas étonné, mais de la part d’une personnalité politique dont je tairai le nom.

    pav_place_etoile_a.jpg 

    Maintenant espérons que le Conseil d’Etat entendra malgré tout les voix des opposants afin que les détails d’application soient assouplis, notamment en ce qui concerne la durée du droit de superficie pour les PPE, ainsi que pour les restrictions qui s’appliquent à la vente des appartements.

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    Tous veulent le PAV, et vite! Ci-contre: le périmètre de l'Etoile.

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  • PAV : pas encore voté ? Il est encore juste temps dimanche matin d’arrêter cette folie !

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    Le PAV pour les Genevois ? Non ! On y logera les tout-venants, les subventionnés et les assistés, tout cela encadré par des personnes pour lesquelles de nombreux postes seront créés dans les administrations publiques, avec bien sûr des états-majors et des échelles de salaires à la clé. Parmi les personnalités « pour », combien visent d’ailleurs des postes dans la future Fondation PAV ? En attendant, où sont les logements pour la classe moyenne genevoise ? On l’ignore. En vérité, les contribuables genevois seront surtout  là pour payer la très lourde facture…

    ob_875fd9_pavillon-sicli.jpg

    pont rouge.jpg

    On nous dit que de voter "non" retardera le PAV. C’est faux. La partie concernée par la loi et la votation ne couvre qu’environ la moitié du périmètre (140 hectares sur 230).

    Pour l'importante partie non concernée par la loi, les choses avancent : les constructions dans le périmètre « Pont-Rouge » des CFF sont bien avancées ; le plan de quartier des Vernets est en force ; l’Etoile et ses gratte-ciels ne sont pas concernés par la loi ; Ou alors, les constructions sont déjà là, car Rolex, Pictet et l’UBS ne vont démolir leurs sièges construits il y a quelques années ; et le Pavillon SICLI sera préservé.

    Ce qui prendra de toute façon du retard quel que soit le résultat du vote, c’est la construction de logements sociaux sur les parcelles aux mains de l'Etat actuellement occupées par des entreprises industrielles et artisanales. Or tant qu’on n’aura pas trouvé des terrains et du financement pour les reloger ailleurs, elles resteront. Et comme on n’en a pas trouvé à ce jour, elles resteront encore longtemps…et c’est bien pour cela que le PAV n’avance pas, et un vote négatif n’y changera rien. Votons « non » et revenons avec une meilleure loi, qui permettra réellement d'avancer !

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    Le pavillon SICLI est préservé; le chantier "Pont-Rouge" est bien avancé.

     

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  • PAV : 2 + 2 = 3, la différence étant pour la poche des contribuables genevois !

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    Avec 62% (au minimum) de logements d’utilité publique (LUP)[1] et 12% (au maximum) de PPE bidon en droit de superficie[2] qui trouveront difficilement acquéreur, les plans financiers ne tournent pas. Le PAV creusera le déficit de de l’Etat, avec pour résultat inéluctable : une augmentation d’impôt !

    Une raison de plus de voter non à la loi PAV !

    (le diable se cache dans les détails; téléchargez et lisez le projet de loi ! http://ge.ch/grandconseil/data/texte/PL12052.pdf)

     Untitled-1 copy.jpg pav2.jpg

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    [1] Définition de LUP tirée du site du Département de l’aménagement, du logement et de l’énergie (DALE) : « le programme LUP propose de créer un socle permanant de logements à caractère social, destinés aux personnes à revenus modestes »; alors nous dire que les LUP ne sont pas des logements sociaux...

    [2] Art 4 al. 9 du projet de loi sur lequel nous votons. Sa teneur est la suivante :
    Catégories de logements :

    Les logements construits dans le périmètre du plan N° 29712A sur toutes les parcelles propriété de l'Etat, d'une commune ou d'une fondation de droit public et en zone de développement, sont des logements en droit de superficie, dont une part minimale de 88% à louer, et une part maximale de 12% de logements, toujours en droit de superficie, pouvant notamment comprendre des logements en propriété par étages. Dans ces cas, les conditions d'octroi, de transfert et de renouvellement des droits de superficie proscrivent toute spéculation tout en préservant les droits économiques légitimes des superficiaires. Alors nous dire qu'il y aura 32% de PPE...

    Par "proscrivent toute spéculation", comprendre par là qu'il ne sera pas possible de vendre librement et réaliser une plus-value, les prix étant contrôlés; pour l'Etat, les "spéculateurs" comprennent les propriétaires de PPE qui veulent vendre leur logement et bénéficier d'une plus-value, y compris en cas de décès, de départ à l'étranger, de famille éclatée..; on ne pourra plus être libre de disposer de ses biens aux conditions du marché, car cela s'appelle de la "spéculation"!

    Art 4 al. 9 let. a : A l'échelle de l'ensemble du périmètre, une part minimale de 62% des logements réalisés sur les parcelles propriété de l'Etat, d'une commune ou d'une fondation de droit public et en zone de développement, sont des logements d'utilité publique, sur toute la durée des droits de superficie.

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  • Le PAV oui, une éPAVe non !

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    C’est la classe moyenne genevoise qui cherche à se loger et pour elle d’abord qu’il faut construire.

    Car c’est bien d'abord elle qui s’exile en France voisine et dans le canton de Vaud, et non les classes les moins favorisées.

    Les logements en PPE répondent aux capacités financières de 50% des couples mariés [1]. Différents sondages confirment qu'une même proportion de Genevois souhaiterait acheter un logement, pour autant qu'il soit disponible à un prix abordable. Il faut donc plus de vraie PPE, et non les 12% (au maximum) de PPE bidon comme le voudrait la mauvaise loi PAV, qu’il faut refuser le 10 juin !

    La loi actuelle [2] prévoit que 25% du périmètre des zones de développement soit affectée à des logements d’utilité publique, et non 62% (au minimum !) comme le voudrait la mauvaise loi PAV, qu’il faut refuser le 10 juin !

    La « mixité » prétendument tant souhaitée par les supporters de la loi, ce n'est pas comme ça qu'ils l'otiendront. Quant aux 62% de logements sociaux, la classe moyenne n'y aura pas droit, disqualifiée par ses revenus trop élevés.

    Ne créons pas une énorme « cité », une « banlieue » où la classe moyenne ne se sentira plus à l’aise dont elle s’exilera en masse pour n’y laisser qu'une forte concentration de populations à problèmes.

    La « cité » finira en épave.
    Nous n’en voulons pas.
    Votez non le 10 juin !

     

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    [1] Besoins en logements dans le canton de Genève : quantités et prix, rapport du 18 mai 2015, dit « rapport Favarger » : https://www ge.ch/logement/pdf/Rapport-PAL-final.pdf

    [2] Loi générale sur les zones de développement (LGZD), art 4A: https://www.ge.ch/legislation/rsg/f/s/rsg_L1_35.html

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  • La PPE modèle londonien, j’accepte encore, mais modèle PAV, non merci !

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    A Londres, presque tous les appartements en PPE sont vendus sous le régime du droit de superficie. Le droit est le plus souvent octroyé pour 90 ans, renouvelable et fréquemment renouvelé.

    Le prix de l’appartement n’est pas bloqué, le copropriétaire étant libre de le vendre en tout temps au prix du marché. L’indexation de la rente de superficie est plus que compensée par les hausses des valeurs des appartements.

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    A Londres, les appartements sont vendus en droit de superficie.

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