17/05/2016

OUI à l'acquisition d'appartements en PPE, OUI à plus de liberté pour les locataires

En effet, l'achat d'un appartement reste le principal moyen d'acquérir un logement. Pour du neuf, on peut quasiment oublier la maison individuelle. Les directives imposées par Berne pour le maintien des surfaces d'assolement font qu'il n'y aura très vraisemblablement plus de déclassements de terrains agricoles et aucun nouveau lotissement. Les autorisations de construire pour une "densification douce" individuelle et progressive de la zone villa existante restent difficiles voire impossibles à obtenir, vu que le canton entend bien déclasser petit à petit ces zones pour que l'on y construise des immeubles. Pour les villas existantes, les nouveaux acquéreurs n'ont donc que le choix entre, d'une part, le luxe des beaux quartiers[1] et des communes riches bordant le lac et, d'autre part, le moyen de gamme sur lequel pèsera de plus en plus l'épée de Damoclès d'un déclassement.

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Résidence Apollo à Thônex, cconstruite en 1975: 420 appartements en PPE, dont près de 40% sous-loués.

Combien d'appartements en PPE?

 On ne dispose pas de statistiques qui répondent directement à cette question. Par contre on sait que sur les 227'000 logements que comptait le canton fin 2015, 83% étaient loués et 17% occupés par leurs propriétaires. On sait également que le nombre de villas est de 25'000[2]. En estimant à 20%[3] la part des villas et des appartements en PPE[4] qui sont sous-loués à leur tour, on arrive à 178'000 le nombre de logements en immeubles locatifs et à 24'000 le nombre d'appartements en PPE, chiffres cohérents et probablement proches de la réalité, mais qui mériteraient d'être validés par une étude spécifique.

Parmi les 83% de locataires que compte notre canton, beaucoup souhaiteraient être propriétaires, ce qui, pour les familles de la classe moyenne, implique donc presque toujours l'achat d'un appartement. Or les prix des appartements vendus de gré à gré entre particuliers dépassent souvent les moyens des jeunes familles. Par ailleurs, on ne construit pas assez d'appartements dont  les prix sont contrôlés[5] pour satisfaire la demande latente. Une loi votée par le Grand Conseil l'automne dernier cherchait à élargir l'offre d'appartements à acquérir à ceux occupés depuis cinq ans par le locataire, à un prix plafonné, pour autant que les deux parties le veuillent et avec toute une série de garde-fous contre des congés-vente abusifs. Les associations qui prétendument défendent les locataires - mais qui en réalité ne font qu'avancer leurs propres intérêts - ont lancé un référendum contre cette loi, raison pour laquelle nous sommes appelés à voter sur ce sujet le mois prochain. L'ASLOCA et consorts souhaiteraient probablement qu'il n'y ait que des locataires à Genève, cela renforcerait leur petit pouvoir local; d'après eux, ceux qui cherchent à acheter n'ont finalement qu'à aller habiter en France ou dans le canton de Vaud.

Le 5 juin, il faut dire "OUI à plus de liberté pour les locataires, OUI à l'assouplissement de la Loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d’habitation (mesures de soutien en faveur des locataires et de l’emploi) (LDTR), cette chape de plomb qui bloque  la construction et la vente de logements à Genève.

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[1] Souvent "densifiables" car dans des zones ne risquant pas le déclassement.

[2] Je me fais violence pour utiliser le terme "villa" dans le sens où il galvaudé mais généralement admis à Genève pour simplement désigner une "maison individuelle", alors que des "vraies villas" se trouvent sur les rives du Lac Majeur et des Iles Borromées…mais passons.

[3] Le taux de sous-location en PPE se situe probablement entre quasiment zéro pour du neuf et une valeur proche de 40% pour les immeubles datant des années '70 que j'administre.

[4] J'applique le terme PPE pour inclure également les appartements sous le régime (résiduel et en régression) de la Société anonyme d'actionnaires-locataires et celui (encore marginal) de la coopérative.

[5] En zone dite "de développement".

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20/04/2012

Genève, ville internationale ou simple enclave suisse en France?

En observant l'intérêt que soulève l'élection présidentielle française à Genève sur la TV, la Julie, les blogs tdg.ch et les posts sur Facebook, on peut en effet se poser la question. Par contre que sait-on à Genève sur la politique allemande, britannique, hongroise ou suédoise? Connaît-on même le nom du premier ministre anglais depuis que ce n'est plus Tony Blair? Qui sait quand se tiendront les prochaines élections législatives allemandes? D'ailleurs qui s'y intéresse? Certes, nous sommes peut-être plus concernés par la France parce que nous y faisons nos emplettes, y allons skier ou y possédons une résidence secondaire; ou encore parce que les frontaliers français viennent nous voler nos emplois en pratiquant du dumping salarial. Mais cela explique-t-il à ce point cet engouement, voire ces passions, pour une élection qui au fond ne nous concerne que très indirectement?

Il y a quelques années, un informaticien indien au bénéfice d'un permis temporaire "L" travaillant à Genève pour un projet que je dirigeais alors s'était rendu dans une grande surface consacrée à l'ameublement pour y acheter un lit. Souhaitant des renseignements, il avait cherché un vendeur parlant anglais: "impossible", lui a-t-on répondu: "par contre, nous pouvons vous renseigner en français, portugais, espagnol, serbo-croate ou albanais"…même pas en allemand ou suisse-allemand, pourtant première langue du pays. La seule différence avec Limoges, Angoulême, Tours ou Châteauroux qui n'ont quant à elles aucune prétention d'être des "villes internationales", c'est qu'il y aurait probablement eu le serbo-croate en moins et l'arabe et le kabyle en plus.

En conclusion, soyons un peu plus modestes avec notre prétendue "ville internationale"…car ne serions-nous finalement pas qu'une simple enclave suisse en France, un accident de l'histoire?

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27/09/2009

Je suis d'accord...avec les Verts !

Je suis d'accord….avec les Verts !
Tra-la-la-la-la,…na-na-na-nère !

Dans leur petit clip bucolique, au demeurant fort sympathique (cliquez ici), les Verts nous chantent entre autres que "…les autoroutes, c'est la galère..": entièrement d'accord avec eux - qui ne le serait pas - mais ils seront certainement aussi d'accord avec moi pour dire qu'une voiture qui roule sur une autoroute ne roule pas ailleurs (Monsieur de la Palice aurait pu le dire), donc ni au centre ville, ni sur le réseau secondaire, ni sur une route de quartier, voies de communication à laisser en priorité aux riverains, aux habitants, aux pistes cyclables, aux vélos, aux piétons …

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12:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : verts; | |  Facebook

14/09/2009

Non à l'augmentation de la TVA

L’assurance-invalidité (AI) vise à garantir les moyens d’existence aux personnes invalides, que ce soit par des prestations en nature (mesures de réadaptation) ou par des prestations en espèces (rentes ou allocations). Une personne invalide est une personne présentant une infirmité, un handicap physique ou mental, limitant ou empêchant totalement sa capacité de travail ou son insertion dans la vie active. II est absolument normal qu’il faille assurer aux personnes invalides de naissance ou à la suite d’une maladie, d’un accident ou d’un travail pénible, un revenu leur permettant de vivre décemment, de recevoir les soins nécessaires ou de bénéficier de mesures de réadaptation.

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08/09/2009

Les groupuscules et les casse-pieds

ok.jpgTout comme sans doute mes 386 colistiers et concurrents, je reçois quasi-quotidiennement des questionnaires adressés aux candidats au Grand Conseil, émanant de tel ou tel groupuscule s'autoproclamant défenseur qui des vélos, qui de l'aide humanitaire, qui de l'environnement. Ainsi au cas où mes réponses aux questions fortement tendancieuses seraient jugées "correctes", je bénéficierai de leur soutien à ma candidature! Plutôt que de leur répondre directement, j'ai décidé pour ma part de leur adresser quelques questions à mon tour: "Depuis quand existez-vous? Combien de membres actifs compte votre association? Combien parmi eux paient réellement leur cotisation? Pourquoi vous sentez-vous particulièrement qualifiés pour défendre telle ou telle cause?" J'ai donc pris le risque d'attendre longtemps les réponses et d'être privé du soutien de quelques personnes qui de toute façon n'auraient probablement pas voté pour moi...

(v. www.apexserv.com/asingh/)

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