03/09/2012

En Inde, l'avenir est noir

Tout comme en Chine, le charbon constitue et constituera longtemps encore la principale source d'énergie électrique. Déjà pas loin d'un milliard de tonnes (en partie importées) par an sont extraites uniquement pour la production d'électricité, sans parler de la consommation de charbon dans la sidérurgie et dans d'autres secteurs industriels. Alors que hydro-électrique représentait plus de la moitié de la production d'électricité indienne en 1960, elle n'en représente que 14% aujourd'hui, la croissance ayant été essentiellement réalisée au moyen de combustibles fossiles.

coal_india2.jpg

coal_india3.jpg

 


ci-dessus: nouvelle centrale de haute puissance
en Inde

Avec les différents projets de de centrales thermiques de puissance dite "utra-méga" (4 GW ou plus), cette tendance ne va que s'accentuer. Ainsi, selon une étude de McKinsey, le seul secteur de la génération d'électricité en Inde verra ses émissions de carbone augmenter de 250% d'ici à 2030, et sera responsable de 10% de l'augmentation des émissions de carbone mondiales. En tenant compte des émissions chinoises - bien plus importantes encore - on peut alors relativiser les mesures (et mesurettes) prévues - ou les supplémentaires que certains voudraient encore nous imposer - à Genève et en Suisse, et qui n'auront malheuresement AUCUN impact sur les émissions de carbone à l'échelle de la planète: elles ne serviront en effet qu'à tenter de respecter le mieux possible nos engagements internationaux. On peut le regretter, mais c'est ainsi. Qu'on se le dise.

 

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11/08/2012

SIG et électricité nucléaire (suite)

SIG nous asssure que l'électricité qu'il distribue est zéro pourcent nucléaire, information confirmée par un auditeur indépendant. Fort bien. Or la démarche me paraît mériter un examen sérieux et je compte bien aller au fond des choses: m'informer sur la méthodologie adoptée, sur l'identité des  auditeurs et sur la nature précise du mandat qui leur est confié1. En attendant d'être confirmé, le scénario serait le suivant: SIG achète de l'électricité par exemple à EDF. Cette dernière produisant environ 25% de son électricité par des procédés non-nucléaires (hydroélectriques et fossiles, le reste étant de la gnognotte), elle peut donc en toute honnêteté affirmer que la part (minime) de sa production vendue à SIG est inférieure à la part non-nucléaire (on peut ensuite supposer qu'EDF donne les mêmes assurances aux autres clients qui les demanderaient et espérer qu'un organisme neutre et indépendant vérifie qu'effectivement le total de 25% n'est pas dépassé). Mais voilà, c'est un peu comme si l'on achète un grand paquet de poudre à lessive de sa marque préférée lors d'actions avec "20% gratuits!" et qu'arrivé à la caisse, l'on demande à n'emporter que les dits 20%. C'est une démarche de comptable ou de statisticien qui serait capable, par exemple, de vous "certifier" que, si vous ne buvez que la moitié du verre d'un mélange eau-vin à parts égales, vous n'aurez pas touché au vin. Bref un sophisme ou réponse de jésuite. Le grand public, quant à lui, comprend qu'il y a "garantie" de zéro nucléaire dans le mix de production électrique distribuée par SIG, ce qui serait faux. Il ne s'agit pas ici d'être pour ou contre le nucléaire - je suis pour ma part probablement moins "contre" que beaucoup -, mais bien de faire preuve d'honnêteté et de transparence dans la communication par un service public, et de ne pas jouer sur les mots.

Pour le post et les commentaires précédents sur le sujet, v. http://unegeneveouvertedynamiqueetoptimiste.blog.tdg.ch/a...


1Dès mon retour à Genève dans deux semaines: je publierai ensuite un rectificatif s'il y a lieu de le faire.

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09/08/2012

Les (fausses) limites de la croissance, 40 ans après

En 1972, le Club de Rome publiait un rapport hautement médiatisé intitulé "Les limites de la croissance". Alors étudiant en dernière année de ma formation en génie chimique, m'entraînant au quotidien aux calculs de bilans de masse et d'énergie (on n'avait pas encore inventé le terme d'"écobilan"), intéressé par la modélisation et écrivant mes premiers programmes informatiques en langage FORTRAN IV pour l'énorme ordinateur central de l'EPFL, le sujet m'interpellait tout naturellement: en plus des conclusions,  j'étais curieux de connaître la démarche et j'avais lu le rapport dans son intégralité. L'étude s'appuyait sur le modèle "World3" développé par les chercheurs de MIT, qui modélisait l'interaction de cinq facteurs moteurs du système mondial (population, pollution, ressources alimentaires, ressources naturelles et production industrielle), avec l'hypothèse d'une croissance exponentielle supposée constante.

Le rapport examinait notamment le taux d'utilisation (et d'épuisement) de 19 substances et concluait que 12 d'entre elles seraient totalement épuisées avant 2012: aluminium; argent; cuivre; étain, gaz naturel; mercure; molybdène; or; pétrole; plomb; tungstène; zinc: or aujourd'hui, cette conclusion s'avère totalement erronée. Quelques exemples:

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06/08/2012

D’où vient l'énergie électrique?

Comme pour tous les Genevois fournis par SIG, ma dernière facture de consommation était accompagnée d'un flyer détaillant la source de l'électricité produite. Ainsi on apprend qu'elle serait renouvelable (essentiellement hydroélectrique) à raison de 88,5% et fossile à raison de 11,5%: zéro nucléaire! Alors bravo SIG, bravo Genève? Peut-être. Mais alors où vont les 40% d'électricité d'origine nucléaire produits en Suisse? Vers d'autres cantons peu exigeants en matière d'énergies renouvelables et peu regardants envers le nucléaire (des noms, des noms!)? Où vont nos importations d'électricité depuis la France, dont on sait qu'elle est nucléaire à raison de 78%? Vers ces mêmes affreux cantons que l'on devrait montrer du doigt? EDF nous fait-il d'ailleurs la faveur de nous réserver sa part d'électricité non nucléaire?

Probablement pas. Puis, le réseau électrique suisse et européen n'est-il pas à un tel point interconnecté qu'au fond toute l'électricité distribuée sur l'ensemble du territoire suisse provient des mêmes sources par le simple effet des vases communicants? En effet, les quantités d'électricité importées et exportées chaque année dépassent la production nationale1, ce qui illustre bien le caractère dynamique, fluide, diffus et interconnecté du marché suisse et européen de l'électricité. Dans ces conditions, y a-t-il vraiment un sens à vouloir communiquer, et à plus forte raison au dixième de pourcent près, la source de l'électricité distribuée? Est-ce même honnête?

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1En 2011: 64 TWh produits, 80 TWh importés et 77 TWh exportés: source: Office fédéral de l'énergie (OFEN)

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Ci-dessous: zéro nucléaire à Genève, l'électricité de Leibstadt va ailleurs. Youpi!
Vraiment?

 

kkw-leibstadt.jpg

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04/08/2012

Message destiné aux collègues blogueurs sur tdg-ch

blog.jpgCertains blogs provoquent l'envie et le besoin d'y répondre immédiatement. Seulement voilà, beaucoup sont "modérés", entendez par là que leurs auteurs filtrent les commentaires avant de choisir lesquels méritent d'être publiés, ce qui a parfois de quoi refroidir les élans et démotiver les commentateurs. Il m'est ainsi fréquemment  arrivé de renoncer à commenter un blog modéré et sans doute d'autres commentateurs potentiels réagissent comme moi. C'est bien dommage, car il s'agit souvent des meilleurs blogs c'est souvent à chaud qu'on a envie de réagir:  un commentaire publié des heures après, quand ce n'est pas le lendemain ou le surlendemain peut s'avérer n'être plus à propos, dépassé et "réchauffé".

Or de quoi avez-vous peur, chers blogueurs modérateurs? D'insultes? D'expressions de haine homophobes ou xénophobes? De commentaires pertinents mais gênants car démolissant systématiquement vos arguments? Ou alors avez-vous envie de passer une soirée ou un weekend tranquille plutôt que de devoir répondre aux commentaires?

Il reste toujours possible de supprimer les commentaires après leur publication: or tout en ne modérant pas mon blog (moyenne 3,5 commetaires par post), je n'ai jamais eu à le faire bien que je croie avoir été souvent polémique et provocateur. Certains commentaires étaient parfois "à la limite" mais je les ai conservés, laissant aux lecteurs le soin d'en juger. Je reconnais que le seuil de tolérance et d'acceptation de critique peut différer d'un blogueur à l'autre.

Pour encourager les commentateurs, j'invite donc ceux qui tiennent à modérer leur blog à 'expliquer "pourquoi et comment" plutôt que de simplement nous dire que "ce blog est modéré", propos à la fois minimaliste et obscur. Voici donc une proposition que je vous soumets - sans droits d'auteur - et que chacun est libre d'adapter et d'améliorer selon ses goûts et besoins:

"Ce blog est modéré. Toutefois, seuls seront refusés les commentaires: susceptibles par leur nature de porter atteinte au respect de la vie privée, de la personne humaine et de sa dignité; contraires à l’ordre public et aux bonnes mœurs; à caractère agressif, diffamatoire ou dénigrant, injurieux, nuisible, menaçant ou abusif; à caractère pornographique, pédophile, ou violent; enfin à caractère publicitaire ou commercial. Aussi, je compte sur votre sens de la mesure et du respect, ce qui ne vous empêche pas d'être mordant, polémique ou provocateur, le débat n'en sera que plus animé! Je m'engage par ailleurs à publier les commentaires le plus rapidement possible, généralement dans un laps de temps de…(heures, jours), sauf bien sûr en cas d'absence. Merci de me lire et au plaisir de vous lire."

Bon été à tous!

 

 

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29/06/2012

Les négociations de libre-échange et les "droits populaires"

A l'occasion de l'assemblée générale de la chambre de commerce indo-suisse (SICC) tenue le 14 juin 2012, Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch, Directrice du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) avec le rang de Secrétaire d’Etat, nous a présenté les enjeux, les opportunité et les défis des relations commerciales entre la Suisse et l'Inde dans une allocution intitulée "Indo-Swiss Bilateral Economic Relations: A Story of Strengths and Opportunities".

Avant d'être nommée à son poste actuel par le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann en février 2011, elle représentait la Suisse à l'OMC où elle a souvent dû négocier avec les représentants indiens, qu'elle connaît donc fort bien.

Dans son exposé, elle a parlé de l'état actuel des négociations bilatérales entre l'Inde et la Suisse (dans le cadre de l'AELE).

Si la majorité des secteurs ne posent aucun problème, quelques points d'achoppement existent encore: pour les indiens notamment, l'accès au marché suisse pour les denrées agricoles et la prestation directe de services en Suisse; pour la Suisse: les taux de douane pour les machines qui, bien que baissant dans le cadre des accords de l'OMC, ne le font que trop lentement aux yeux des membres de SWISSMEM; par ailleurs, les questions de propriété intellectuelle et de développement durable, chers à la Suisse, restent également en suspens. Il se pourrait toutefois que les négociations aboutissent avant la fin de cette année, en quel cas la Suisse pourrait bénéficier d'une avance sur l'Union européenne pour laquelle les négociations avec l'Inde sont considérablement plus complexes.

Vu que les négociations multilatérales dans le cadre de l'OMC (Doha Round) sont actuellement au point mort, la Suisse négocie et renégocie des accords bilatéraux sur les échanges commerciaux avec de nombreux pays. On n'imagine pas les conditons dans lequelles ces négociations se seraient déroulées si l’initiative «Pour le renforcement des droits populaires dans la politique étrangère» avait été acceptée et ces accords, in fine, obligatoirement soumis à un vote populaire: quelle aurait-été en effet la crédibilité de nos négociateurs? Nos interlocuteurs étrangers auraient-ils voulu perdre leur temps?

Espérons que ces accords aboutiront et vite: nous avons tout intérêt à accroitre nos échanges commerciaux avec des pays émergents à forte croissance. Les défenseurs des dits "droits populaires" auraient, en plus, très probablement préconisé le rejet de la majorité des accords: le peuple suisse l'a implicitement compris et ne l'a pas voulu.

Quel rapport avec Thônex? En cherchant bien, j'en ai enfin trouvé un: meilleures ventes de montres Rolex et de stylos Caran d'Ache = plus d'emplois et meilleures rentrées fiscales pour ma commune!


Pour le texte complet de la présentation de Mme Ineichen-Fleich (en anglais), cliquez ici.

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30/05/2012

Le plus grand parc solaire mondial inauguré en Inde

Proche de la mer d'Oman et bordant des grands marais salants asséchés une bonne partie de l'année, le parc solaire de Charanka a été inauguré récemment dans l'Etat indien du Gujarat. D'ici à 2015, les phases successives permettront d'atteindre 600 MW sur une surface de 2000 hectares, soit une production d'énergie comparable à celle d'une centrale thermique ou nucléaire de taille moyenne. Les 214 MW actuels placent toutefois déjà ce parc solaire au premier rang mondial. D'autres projets sont en préparation, et l'Etat du Gujarat prévoit une production de plus de 10 GW (10 000 MW) à l'horizon 2020.

charanka.jpg

Situé à l'ouest de l'Inde, ce désert salé à fort rayonnement solaire (plus de 2100 kWh/m2) se prête tout naturellement à ce type d'investissement. Dans le canton de Genève, le rayonnement solaire est sensiblement inférieur (1250-1300 kWh/m2). C'est donc 3500 hectares qu'il nous faudrait pour produire la même énergie que le parc de Charanka, soit près d'un tiers de la zone agricole actuelle...

Ci-dessus, une petite partie des 2000 hectares: or un parc solaire, c'est ça!


Alors que l'on continuera longtemps chez nous de gesticuler sur l'énergie solaire, elle ne représentera jamais qu'une infime proportion de l'électricité produite et consommée à Genève et en Suisse. La construction de centrales au gaz de nouvelle génération (à cycle combiné), pour remplacer les centrales nucléaires, est donc indispensable, n'en déplaise à certains.


à d.: l'ouest de l'Inde, un ensoleillement de plus de 2100 kWh/m2

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30/04/2012

Suisse: Singapour de l'Europe?

Il fut un temps pas si lointain où certains pays étaient qualifiés de "Suisse du…": Suisse du Moyen-Orient (Liban), Suisse d'Amérique du Sud (Uruguay), Suisse d'Asie (Singapour), etc., comparaison flatteuse dont ces pays étaient fiers car cela était synonyme d'ordre et propreté, de bonne gouvernance et de prospérité. Or s'agissant de Singapour, retournons aujourd'hui la question pour savoir si la Suisse mériterait d'être qualifiée de "Singapour de l'Europe": en effet l'élève aurait-il fait mieux que le maître? Apparemment oui. Examinons quelques chiffres:

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25/04/2012

Merck-Serono: persiflage et Schadenfreude déplacés

Ces lignes s'adressent à tous ceux qui hurlent avec les loups et qui crient au scandale face à la fermeture du site genevois de Merck-Serono. On retrouve parmi eux certains qui sont sincèrement et profondément fâchés, d'autres qui le "savaient" tout au long et qui clament fièrement aujourd'hui qu'ils nous l'avaient "bien dit", d'autres encore qui s'en gloussent par Schadenfreude, enfin ceux qui y voient la preuve évidente de la nécessité d'une politique genevoise dirigée contre les multinationales. Bien sûr les salariés qui perdent leur emploi ont toute my sympathie.

Les attaques personnelles contre Ernesto Bertarelli vont bon train, manifestement fortement teintées de jalousie mais, quoi que certains puissent penser du personnage, ne sont-elles pas totalement hors propos? En effet, Serono a été vendu à Merck en 2006; cette dernière savait ce qu'elle achetait1, a évalué les risques liés aux facteurs impondérables et a pris une décision: c'est ainsi dans toute transaction. Il arrive parfois qu'on se soit trompé, qu'on ait mal évalué les risques et que la donne ait changé pour des raisons conjoncturelles, technologiques ou géopolitiques qu'on ne maîtrise pas. Il arrive parfois aussi que le nouvel acquéreur ait simplement mal géré l'objet acquis, car en six ans on peut faire pas mal de dégâts.

Le monde économique "mondialisé" est ainsi fait: les entreprises créent des implantations et embauchent du personnel et, à l'inverse, sont malheureusement amenées parfois à fermer, à délocaliser et à licencier: selon la période dans cycle de vie d'une implantation, on s'en réjouira ou on le regrettera.

Evitez toutefois s'il vous plaît de moraliser. La vie est pleine d'incertitudes et de changements: des proches nous quittent; les familles éclatent et se recomposent; certains quittent leur patron et l'entreprise, qui les a pourtant formés, pour un meilleur salaire chez un concurrent. Il serait bien irraisonnable et hypocrite de s'attendre à une sécurité absolue en matière d'emploi, car tout comme pour d'autres facteurs privés et sociaux, la relation d'emploi est teintée d'impondérables et d'imprévus.

Ayant moi-même été longtemps salarié de multnationales, y compris de certaines ayant quitté Genève, je réitère ma sympathie à ceux qui perdent leur emploi et leur souhaite d'en retrouver un rapidement; je reste toutefois convaincu que les multinationales sont indispensables à la prospérité de notre Cité. A nous alors de faire en sorte qu'elles continuent de trouver Genève attractive et qu'elles restent, au bilan, créatrices d'emploi et de richesse. Sans elles, nous ne pourrions pas nous permettre d'offrir des salaires médians de CHF 9000 aux fonctionnaires. Ne scions pas la branche sur laquelle on est assis.


1Du moment qu'il ne semble pas être question de comptes truqués ou d'arnaque

 

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20/04/2012

Genève, ville internationale ou simple enclave suisse en France?

En observant l'intérêt que soulève l'élection présidentielle française à Genève sur la TV, la Julie, les blogs tdg.ch et les posts sur Facebook, on peut en effet se poser la question. Par contre que sait-on à Genève sur la politique allemande, britannique, hongroise ou suédoise? Connaît-on même le nom du premier ministre anglais depuis que ce n'est plus Tony Blair? Qui sait quand se tiendront les prochaines élections législatives allemandes? D'ailleurs qui s'y intéresse? Certes, nous sommes peut-être plus concernés par la France parce que nous y faisons nos emplettes, y allons skier ou y possédons une résidence secondaire; ou encore parce que les frontaliers français viennent nous voler nos emplois en pratiquant du dumping salarial. Mais cela explique-t-il à ce point cet engouement, voire ces passions, pour une élection qui au fond ne nous concerne que très indirectement?

Il y a quelques années, un informaticien indien au bénéfice d'un permis temporaire "L" travaillant à Genève pour un projet que je dirigeais alors s'était rendu dans une grande surface consacrée à l'ameublement pour y acheter un lit. Souhaitant des renseignements, il avait cherché un vendeur parlant anglais: "impossible", lui a-t-on répondu: "par contre, nous pouvons vous renseigner en français, portugais, espagnol, serbo-croate ou albanais"…même pas en allemand ou suisse-allemand, pourtant première langue du pays. La seule différence avec Limoges, Angoulême, Tours ou Châteauroux qui n'ont quant à elles aucune prétention d'être des "villes internationales", c'est qu'il y aurait probablement eu le serbo-croate en moins et l'arabe et le kabyle en plus.

En conclusion, soyons un peu plus modestes avec notre prétendue "ville internationale"…car ne serions-nous finalement pas qu'une simple enclave suisse en France, un accident de l'histoire?

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19/04/2012

Energie électrique: que veut-on?

En réalité, on ne sait pas. A lire le dernier sondage en ligne auprès des lecteurs de Tdg.ch concernant l'opportunité de construire cinq ou six "nouvelles" centrales à gaz en Suisse (comme s'il y en avait des existantes…), il y a nettement plus de "non" que de "oui".


à g.: état du sondage le 19 avril 2012 à 11h30



Par ailleurs, on ne veut pas non plus de:

  • gaz de schiste;
  • géothermie profonde;
  • centrales nucléaires;
  • parcs éoliens;
  • parcs solaires;
  • barrages hydroélectriques.


Parc solaire en Allemagne


Voici à quoi ressemble un "vrai" parc éolien:
inimaginable en Suisse!


Or même si d'importantes économies sont encore probablement possibles pour les combustibles et si la consommation de carburants restera tempérée par le prix de l'essence, le besoin en énergie électrique continuera longtemps d'augmenter en Suisse et, à défaut de pouvoir la produire par manque de vision, d'ambition et de courage politique, il faudra bien l'importer: bref polluons, mais ailleurs que chez nous. Prétendre autre chose, c'est du blabla, du pipeau, des billevesées, de la naïveté, de l'ignorance, de la myopie ou enfin pire, des mensonges.

 

 

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21/03/2012

Tram 16: Thônex le veut de retour!

Hier 20 mars 2012, le Conseil municipal de Thônex a voté une motion invitant le Conseil administratif à intervenir auprès du Conseil d’Etat et du Conseil d'administration des TPG pour demander le rétablissement au plus vite d'une ligne de tram reliant directement Moillesulaz et Cornavin. Cette motion, proposée par le groupe PLR et dont votre serviteur était cosignataire a été votée par une large majorité des Conseillers municipaux, malgré une opposition incompréhensible des socialistes, verts et consorts qui étaient d'avis que finalement tout va bien et que "circulez, il n'y a rien à voir". Dommage qu'ils n'aient pas préalablement consulté leurs collègues des communes voisines de Chêne-Bourg et de Chêne-Bougeries, où des motions similaires ont été votées quasiment à l'unanimité…

Ces dernières années, les Thônésiens n'avaient pas à rougir de leur fréquentation des transports publics, comme en témoignait le fort taux de remplissage des trams dès les arrêts "Moillesulaz" et "Graveson". Cette ligne était par ailleurs très utilisée par les frontaliers des communes voisines, de Gaillard notamment, dont toute la population souhaite voir éviter l'usage de la voiture pour les trajets quotidiens. Pour les habitants de Thônex et de Gaillard devant se rendre à Cornavin, le CEVA ne constitue pas une solution, car on imagine mal comment se feraient en pratique les liaisons entre les arrêts "Moillesulaz" et "Graveson" d'une part, et la gare de Chêne-Bourg d'autre part. Ainsi, le nouveau réseau risque fort de "casser" une dynamique et des comportements responsables qui ont mis de longues années pour se développer.

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Alors que la mise en service du nouveau réseau devait améliorer grandement la mobilité de la population, force est de constater que le nouveau dispositif ne répond pas avec satisfaction aux besoins de la population de Thônex et constitue de toute évidence une régression.

Pour le texte complet de la motion, cliquez ici

 

à g.: le tram 16 à Cronavin: ligne à réintroduire au plus vite!

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09/03/2012

Faisons sauter les bouchons!

Aujourd'hui 9 mars 2012 à 14h00, le PLR de Thônex a déposé les signatures à la pétition "Faisons sauter les bouchons à Thônex". Les signataires demandent aux autorités de la Commune de tout mettre en œuvre afin de faire réaliser au plus vite les "[…] différents aménagements indispensables à la fluidification de l'axe de circulation prioritaire entre le nord et le sud de la commune, comprenant notamment:

  • un passage sous-route, sous la route de Genève, reliant la rue François-Jacquier et l'avenue de Thônex, pour lequel les plans existent depuis fort longtemps;
  • un réaménagement du carrefour entre l'avenue de Thônex, la route de Sous-Moulin et le Hameau de Fossard;
  • un réaménagement du carrefour entre l'avenue Tronchet et la route de Jussy."

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Les autorités de la Commune comprennent parfaitement les préoccupations des nombreux pétitionnaires et y sont probablement favorables. Quant à savoir comment la requête sera traitée ensuite par les services cantonaux de la mobilité et de l'aménagement, l'issue reste incertaine, raison pour laquelle les Thônésiens doivent rester déterminés et mobilisés!

 

Une certitude toutefois: le problème ne concerne pas uniquement Thônex. En effet, dans la perspective de devoir attendre 2042 pour une traversée du lac, il devient urgent d'agir sur la mobilité et la fluidité du trafic automobile de l'ensemble du secteur d'Arve-et-Lac, région qui n'a d'ailleurs pas connu d'aménagement routier digne de ce nom depuis maintenant 40 ou 50 ans, et qui ne peut pas - et ne veut pas - attendre 30 ans de plus. La fluidification de la "Tangenziale Est" (Puplinge-Carouge, en passant par Thônex dans toute sa longueur et le Plateau-de-Vessy), nécessitera une vision, une ambition et une volonté commune de la part de Puplinge, Thônex, Veyrier et Carouge: donc encore beaucoup de travail!


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Membres du comité et élus du PLR-Thônex déposant les signatures à la Mairie de Thônex

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29/02/2012

L'Offshoring, une réalité et une opportunité

Même si le mot paraît laid, la tendance qui consiste à externaliser les services informatiques auprès de fournisseurs offshore, notamment en Inde, va en s'accélérant. Ces services vont du développement et de la maintenance jusqu'à l'outsourcing complet. En 2010, la Suisse a importé depuis l'Inde des services informatiques pour un montant de CHF 450 millions, chiffre qui doit être vu dans le contexte des quelques USD 85 milliards exportés la même année par l'ensemble des prestataires de services indiens. Parallèlement, une étude récente de l'OSEC a conclu qu'à l'horizon 2017, la Suisse manquera de 32.000 ingénieurs hautement qualifiés, notamment dans le domaine des technologies de communication et de l'information (TIC)1. La Suisse connaît en effet depuis fort longtemps un déficit chronique de main d'œuvre hautement qualifiée, qui n'est apparemment pas prêt de se combler.

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25/01/2012

Plus de maths, d'ingénieurs et d'informaticiens, s'il vous plaît!

Il m'est arrivé il y a quelques années d'avoir à gérer un contrat pour la mise à niveau du système financier informatisé d'une importante organisation internationale basée à Genève. Suite à un appel d'offres public, deux sociétés se sont finalement vues attribuer le projet, l'une étant un des géants des services informatiques au niveau mondial (ACCENTURE, CAP-GÉMINI, COGNIZANT, IBM, KPMG, peu importe lequel) alors que l'autre, le partenaire que je représentais à l'époque sur le marché genevois, était un des "big five" indiens (HCL, INFOSYS, SATYAM, TCS, WIPRO, même remarque). La société indienne avait mis sur pied une équipe d'une cinquantaine de consultants pour travailler sur ce projet pendant pratiquement une année, dont une vingtaine se trouvait déléguée sur place, travaillant dans les locaux du client, à Genève[1].

Pour compléter l'équipe, nous cherchions également quelques profils spécifiques que nous pensions toutefois pouvoir trouver, sur place à Genève, sans problème. Une offre d'emploi pour des développeurs disposant de quelques années d'expérience sur différents sous-modules d'ORACLE Finance été publiée dans la presse locale. Résultat: trois réponses de Genève (et de loin pas les meilleures…) et une centaine de France (principalement) et d'ailleurs, dont certaines excellentes. Inutile de vous dire que le choix du client s'est porté sur un candidat étranger.

Quelles conclusions tirer de cette expérience?

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19/01/2012

Oui à la traversée de Thônex!

Hier, le mercredi 18 janvier 2012, le projet de traversée du lac - et son complément qu'est l'autoroute de contournement "est" (de Vésenaz-à Vallard ou Etrembières) - a donc pris un sérieux coup de frein, et ce ne sont pas les molles phrases se voulant vaguement rassurantes de M. Antonello Laveglia, Porte-parole de l'Office fédéral des routes (Ofrou) selon lesquelles "rien n'est encore perdu pour Genève" qui nous feront croire le contraire. Si l'on doit compter sur Berne, l'éventuelle réalisation que l'on pouvait encore espérer pour 2035 ou 2040 prendra au mieux encore du retard, au pire ne se fera jamais. Or Genève doit absolument continuer à accorder à ce projet un statut prioritaire et lui assurer une forte visibilité - avec un mental de battant et de gagnant - en explorant notamment dès à présent des sources alternatives de financement tels que les Partenariats publics-privés (PPP).

658845564.jpg Parallèlement, les communes de la rive gauche sinistrées par le trafic pendulaire nord-sud (Puplinge, Thônex, Veyrier…) doivent dès à présent se mettre ensemble pour élaborer un projet commun d'axe fluidifié entre le secteur d'Arve-et-Lac et la Praille, Carouge et Plan-les-Ouates. Thônex en particulier ne peut pas et ne veut pas attendre une hypothétique autoroute en 2045 pour régler une situation aujourd'hui déjà insupportable.

 

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21/12/2011

Une agriculture qui n'est PAS de proximité

Hier au Conseil municipal de Thônex, lors du débat sur le préavis communal relatif au Plan directeur cantonal, on a une fois de plus eu droit à l'éternel argument concernant la nécessité absolue de préserver la zone agricole, dont le caractère de "proximité" n'est pas mis en doute tant il va de soi, le corolaire étant qu'il faut inévitablement déclasser et densifier les zones villas, grandes gaspillatrices de terrains précieux.

Agriculture de "proximité"? Vraiment? Je m'adresse ici à ceux qui ânonnent ce slogan politiquement correct pour rappeler quelques vérités sur un sujet tabou, alors que toute la classe politique semble vouloir faire preuve d'une pensée unique dont Kim Jong-Il et Kim Il-Sung auraient été envieux et fiers.

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09/11/2011

Traversée du Lac, épisode 157 bis et ses implications pour Thônex

J'ai eu le plaisir d'assister la semaine dernière au débat intitulé "Genève doit-il réaliser une traversée lacustre?" organisé par la Tribune de Genève et animé par la journaliste Irène LANGUIN, opposant Jean-Rémy ROULET, Président du Groupement transport et économie (GTE) et Thomas WENGER, Président de la section genevoise de l'Association transports en environnement (ATE), l'un étant "pour", l'autre "contre": un débat fort respectueux au cours duquel chacun a rappelé ses positions, prévisibles et connues, en se référant l'un et l'autre largement au Rapport de synthèse des études de faisabilité publié au printemps 2011. Etaient présents parmi le public l'Ingénieur de la circulation de la Section genevoise du TCS Victor de OLIVEIRA, l'ancien Conseiller d'Etat Philippe JOYE et Ansgar KAUF, expert en partenariats public-privé (PPP) dans le domaine des infrastructures pour les transports.

travlac.jpgOr que ressort-il du débat, des études de faisabilité et de l'état actuel du dossier? Je vous la fais courte: la Confédération aurait alloué 20 milliards de francs pour des travaux visant à désengorger certaines grandes agglomérations, dont trois milliards pour Genève; or ce montant ne permettra pas de financer à la fois une 3e voie sur l'autoroute de contournement existante et la traversée du lac avec le raccordement autoroutier sur Vallard ou Etrembières. Au cas où Berne jugerait le projet de 3e voie comme étant prioritaire, la traversée du lac ne se fera pas ou devra être financée par d'autres moyens (Canton, PPP…). Si toutefois un projet concret de traversée du lac voit le jour sous une forme ou une autre, les oppositions sont d'ores et déjà assurées, que ce soit pour le tracé, pour la protection de la faune et de la flore ou encore pour tous les prétextes que trouveront certainement les opposants purs et durs (avoués ou non) qui ne voudront tout simplement pas de ce projet, quel qu'en soit la variante ou le prix. Ainsi l'éventuelle réalisation, prévue dans le meilleur des cas pour 2030, sera donc plus vraisemblablement reportée à une date plus proche de 2040.

Thônex ne peut, ne doit et ne veut pas subir encore pendant 30 ans les conditions de circulation actuelles, qui d'ailleurs se dégradreront vreaisembablement suite à la réalisation des différents projets d'urbanisation dans notre région. Il est donc urgent d'activer les projets de concentration et de fluidification du trafic nord-sud au moyen de mesures concrètes, telles que le passage sous route au cœur de la commune, voire un tunnel sous Thônex comparable à la traversée de Vésenaz, projets à réaliser en concertation avec la commune de Veyrier, elle aussi sinistrée par le trafic de transit sur le Plateau-de-Vessy. Les élus thônésiens ont donc du pain sur la planche !

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31/10/2011

Peut-on stopper l'immigration "massive"?

D'abord, en obligeant les demandeurs d'emploi sans formation ou qualification particulière à accepter de travailler dans les domaines suivants: auxiliaire des services de soins et de l'aide à domicile, femme de chambre d'hôtel, caissière de supermarché, salarié d'entreprises de nettoyage, éboueur, serveur ou serveuse, travailleur en cuisine dans la restauration, aide-maçon…avec les conditions salariales appliquées dans la branche, à défaut de quoi ils perdraient leur droit à allocation chômage.

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29/09/2011

Après les "BRIC" de Goldman Sachs et les "E7" de PwC, voici les "CIBI" de l'Economist

Dans l'hebdomadaire britannique The Economist du 24 septembre 2011, un dossier entier1 est consacré au "rattrapage" des Etats-Unis et de l'Europe par les grands pays émergents, la Chine en premier, mais aussi l'Inde, le Brésil et l'Indonésie (les CIBI, on ne parle déjà plus des BRIC…). Selon The Economist, le degré de dominance économique qu'a connu monde occidental depuis deux siècles est en effet une anomalie. Par exemple en 1700, l'Inde était la première économie mondiale et de loin le premier producteur de coton, suivi de près par la Chine, ces deux pays représentant alors plus de la moitié de l'économie mondiale. Puis il y a eu la révolution industrielle, partie de l'Angleterre, se propageant progressivement à travers l'Europe et l'Amérique du Nord, chance que les vieux grands pays d'Asie n'ont pas su saisir car pas vu venir, ou alors que trop tard. La colonisation était nécessaire pour assurer l'approvisionnement en matières premières - voir pour s'en assurer la primeur ou l'exclusivité (on ne parlait pas encore de supply chain management) - et, dans les cas de l'Inde et de la Chine, afin aussi de disposer de marchés captifs pour les produits manufacturés.

Or le fossé qui nous sépare des grands pays émergents a commencé à se combler depuis la fin du 20e siècle. Au rythme actuel, les quatre CIBI devraient représenter 40% de l'économie mondiale en 2030, alors que l'Europe et les Etats-Unis pris ensemble n'en représenteraient plus qu'un tiers2. Devons-nous nous en inquiéter? Nous sommes d'avis que non. Parmi les pays développés, la Suisse n'a fort heureusement perdu que peu d'emplois3 à la "mondialisation" ou la "délocalisation", même s'il y a peut-être eu des cas ici ou là. Lorsque nos entreprises ont créé des centres administratifs ou de production à l'étranger, c'était souvent pour palier à une pénurie chronique4 de main-d'œuvre en Suisse, pour avoir plus facilement accès aux marchés, où pour y développer et produire des équipements spécifiquement adaptés aux pays émergents. Nos secteurs du private banking, du tourisme, de l'industrie horlogère et des biens d'équipements pointus et performants ont tout à gagner du développement rapide des CIBI et de l'émergence d'une importante classe moyenne dans ces pays, avide de tourisme et de consommation.

Espérons maintenant que la Suisse - dont le commerce extérieur est réalisé à 80% avec des pays à taux de croissance inférieurs à 2% - saura adapter ses priorités pour mieux profiter de ceux dont la croissance est de 8% ou plus.

Et Thônex dans tout ça?

Notre commune accueille le siège Caran d'Ache ainsi qu'un important site de Rolex, entreprises rayonnant dans le monde entier. Dommage qu'il y en ait pas plus. On y travaille !
(v. http://www.apexserv.com/asingh/economie.php)


Gurgaon2.jpg
à g.: aux portes de Delhi, la ville nouvelle de Gurgaon compte un million et demi d'habitants

1The Economist, http://www.economist.com/node/21528979
2En parité du pouvoir d'achat.
3L'absence de débouchés en Suisse pour des jeunes peu formés reste un problème préoccupant, mais qui n'est que peu ou pas dû à la mondialisation. J'y reviendrai.

4
Lorsqu'en 1992, Swissair avait fait office de pionnier en inaugurant un centre de traitement des billets d'avion à Mumbaï (alors Bombay) en collaboration avec TATA Consultancy Services, c'était moins pour une question de coût que de l'impossibilité de trouver, chez nous, 300-400 personnes disposées à travailler dans un centre opérant 24h/24 et sept jours sur sept…

à d.: une zone économique d'exportation, telle que celle d'où opérait Swissair au début des années 1990 SEZ.jpg

 

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