18/09/2014

Rade : pourquoi Thônex votera OUI !

Arve-et-lac est sans doute la région la moins bien reliée au reste de la Suisse, que ce soit par la route ou par le rail, même si l’on peut espérer une certaine amélioration grâce au CEVA. Mais la géographie restera ce qu’elle est et sans un meilleur raccordement routier, cette partie du canton  - et, partant, notre commune – restera malheureusement enclavée.

Bien sûr, une traversée du lac serait idéale, mais la verra-t-on un jour ? En 2009, Mark Müller, alors Conseiller d’Etat, affirmait qu’elle pourrait être réalisée en 2018 déjà, alors que sa collègue Michèle Künzler évoquait plutôt 2035... Aujourd’hui, on sait que même cette deuxième échéance sera impossible à tenir et on parle déjà de 2050 au mieux, autant dire jamais.

Au centre-ville, après que les ponts des Bergues, de la Machine et de l’Île aient été, au fil des ans, progressivement fermés à circulation automobile, il ne subsiste que les ponts du Mont-Blanc et de la Coulouvrenière, mais encore faut-il pouvoir arriver jusque-là ! Certes il y a aussi le pont de Sous-Terre, mais il n'est d'aucun intérêt pour les Thônésiens. Quant au parcours par le Pont Butin, il reste hautement dissuasif car on y accède soit par le centre-ville avec aucun avantage par rapport au ponts précités, soit en subissant le fameux le "point noir" du carrefour du Grand-Lancy. En résumé, un automobiliste Thônésien devant se rendre sur la rive droite a le choix soit de passer par le centre-ville en empruntant la route de Chêne ou de Malagnou, soit de rejoindre l’autoroute de contournement à Carouge en passant par l’avenue de Thônex, le Pont-de-Sierne et le Plateau-de-Vessy, autant dire le choix entre la peste et le cholérade.jpgra.

De pouvoir quitter la route de Malagnou dès le Vallon (1er choix) ou la Chevillarde (2e choix) serait un grand soulagement et un énorme progrès. Thônex votera donc OUI, mais ne sera certainement pas la seule commune à le faire, notamment à Arve-et-lac. Cela suffira-t-il pour que le OUI soit majoritaire ? Une large majorité à Thônex l’espère.

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01/09/2014

Johnny s'invite dans la campagne

 

Traverser…la rade !

Traverser…la ra-ade !

Faire sauter bouchons sous nos yeu-eux

Traverser…la rade !

Traverser…la ra-ade !

Plus besoin d’gueuler « de Dieu de Dieu-eu ! »

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07/04/2014

Ces nouveaux quartiers où il fera si bon vivre…

Ils sont au nombre de dix, les « grands projets prioritaires » de construction de logements dans les zones de développement que sont notamment les Cherpines, les Communaux d’Ambilly, les Grands Esserts et Praille-Accacias-Vernets, ainsi que d’autres projets à Meyrin, à Bernex ou au Grand Saconnex, destinés à accueillir trois mille habitants par-ci et six mille - voire plus - par-là, au cours des prochaines années. Tous ces projets ont en commun qu’ils seront verts, feuillus, durables, doux en mobilité, économes en énergie, conviviaux, intergénérationnels et bien entendu équitables, renouvelables et garants d’une parfaite mixité sociale. Les habitants se connaîtront, se salueront dans la rue, prendront le temps de vivre et partageront des moments agréables assis sur un des nombreux bancs situés dans les espaces publics intitulés « agora », « forum » ou encore d’autres noms pleins de charme et de magie que les urbanistes et architectes n’auront pas de peine à nous proposer. Bien sûr pas de racaille, pas de tags, pas de seringues, jamais de « botellón » dans les parcs publics avec leur lot de bruit, de cartons de pizza, de cannettes vides et d’autres déchets pour gâcher cet environnement idyllique, car ici tout le monde se respecte.  La circulation automobile est limitée en zone 20, ou au maximum en 30. On s’y déplacera surtout à pied, en vélo ou en trottinette. Les transports publics seront rapides et à forte capacité. Tout sera fait pour éviter le trafic automobile, qui n’aura qu’à se déverser sur le réseau routier existant, à l'extérieur du  périmètre.

écoquartier.jpg  Quant aux autres communiers, aux habitants des quartiers voisins qui n’auront pas le bonheur d’être logés dans un si bel environnement, auront-ils à faire face à plus de trafic automobile ? Oui. Paieront-ils plus d’impôts ? Oui. Mais il ne faut pas qu’ils se plaignent, ils auront un si beau quartier à côté d’eux !

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10/02/2014

Merci Genève !

Malgré tous les efforts déployés par le petit pamphlétiste et polémiste local, Genève a dit clairement "non" à l'initiative fédérale "Contre l'immigration de masse". Merci aussi à Bâle-Ville, Zürich, la Ville de Berne et aux autres cantons romands, Valais compris! Je suis satisfait de constater que les nombreux psychopathes cachés derrière leur pseudo qui commentent les blogs de la TdG ne représentent pas l'avis de la majorité.


Bien sûr au niveau suisse, le peuple a voté et il reste souverain. Je m'abstiendrai de dire qu'il a pour autant toujours raison, mais sa décision doit être respectée. Je craignais un 60% de oui au niveau national, je craignais même que l'initiative passe à Genève. La faiblesse globale du oui est pour moi aussi une source de satisfaction. Ainsi les mesures prises par Berne seront longues à venir et faibles dans leur impact, ne risquant pas - je l'espère -  de provoquer des mesures de rétorsion pénalisantes: l'autogoal, si c'en est un, est heureusement mou.

 
Genève et les autres centres urbains sont pourtant les premiers concernés par les informaticiens français, les chimistes allemands, les traders anglais, les hommes d'affaires russes et les multinationales. Ils sont malheureusement également concernés en première ligne - et Genève tout particulièrement - par les sans-papiers, les mendiants, les dealers, les braqueurs et les cambrioleurs, ainsi que par les voleurs à l'arraché et à l'astuce, mais leurs habitants ne se sont majoritairement pas pour autant laissé emporter par leurs émotions.


Ils ont compris que les problèmes de logement et de circulation sont avant tout dus aux procédures compliquées, aux lenteurs bureaucratiques, aux difficultés de dégager un large consensus politique, aux oppositions répétées et, dans tout cela, au respect des règles. Ils ont compris également que le manque chronique de policiers, de gardes-frontières, de gardiens de prisons et de places de détention ont d'autres causes profondes que celles qui seraient simplement réglées par un "oui" à l'initiative.


Les politologues et sociologues analyseront pourquoi Glaris, Schwyz, Uri et Appenzell, qui ne connaissent quasiment rien de ces problèmes, ont voté massivement oui. En attendant, dans un monde interdépendant qui le deviendra de plus en plus, je suis fier que mon canton d'adoption ait affirmé sa vision d'une Suisse ouverte, confiante et tournée vers l'avenir.  Après quelques jours de doute, je m'y sens à nouveau bien.

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05/02/2014

Initiative populaire fédérale "Contre l'immigration de masse" ne changera rien

L'initiative ne se dit pas xénophobe, mais les xénophobes voteront oui et les initiants ne font bien sûr rien pour refuser leurs voix, au contraire si l'on en croit les récentes campagnes d'affichage. L'initiative sera acceptée ou pas, mais dans un cas comme dans l'autre, environ la moitié des Suisses auront voté oui avec leur cœur, leurs tripes, leurs nerfs, leurs phobies et leurs haines, mais probablement pas avec leur tête. Le texte de l'initiative paraît à priori plein de bon sens, mais que l'initiative soit acceptée ou non ne changera pas grand-chose: en cas de refus, Berne prendra quelques "mesurettes" symboliques sans effet réel, prétendument pour tenir compte des sentiments de la moitié de la population. En cas d'acceptation, Berne sera fort ennuyé, jouera les prolongations, bottera en touche, mettra les pieds au mur, entamera des discussions qui traîneront des années, puis finira par discrètement enterrer le dossier dans quelques années lorsque tout le monde l'aura oublié. Le seul réel effet de l'initiative aura été de nous rappeler, nous qui sommes issus de l'immigration, que la moitié des Suisses ne souhaitait au fond pas notre arrivée dans le pays. C'était vrai en 1970 avec l'Initiative de James Schwarzenbach dont les initiants sont les dignes successeurs. C'est tout aussi vrai aujourd'hui. Au fond je le savais, mais ne j'avais juste pas envie qu'on me le rappelle. Parmi les favorables à l'initiative, combien de voisins, combien d'habitants du quartier, combien d'amis?

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13/01/2014

La grande faiblesse institutionnelle de la PPE (suite)

Ou peut-être qu'il conviendrait mieux de dire "la grande faiblesse d'une des institutions de la PPE", car cela ne fait plus de doute: le maillon faible de la propriété par étages (PPE), c'est bien l'administrateur et, dans une moindre mesure, le conseil de copropriété car ce dernier attend, de la part de l'administrateur, des conseils et des lignes directrices claires. Or il est regrettable qu'un système de logement qui présente de nombreux avantages se trouve ainsi "plombé". Par manque de candidats au poste d'administrateur, on fait de plus en plus souvent appel aux régies déjà mandatées pour la gestion (ou nominativement à un des membres de leur direction, ce qui bien sûr revient exactement au même sauf pour les juristes pointilleux…), situation peu souhaitable du point de vue de la séparation des responsabilités, sans parler du risque de conflit d'intérêt.

Revenons-en aux chiffres. Sachant que, dans le Canton de Genève, il y aurait entre 12'000 et 15'000 logements en copropriété et en supposant, pour fixer les idées, que les PPE comprennent en moyenne 30 appartements, cela implique la présence de 400 à 500 PPE. En admettant qu'un administrateur soit en mesure d'accepter plusieurs mandats, il est difficile de croire qu'il n'y ait pas, parmi les 12'000 à 15'000 copropriétaires, au moins 100 à 200 personnes qui soient, par exemple, des comptables indépendants, des architectes ou ingénieurs du bâtiment indépendants, ou encore des jeunes retraités avec une expérience de gestion. Il reste à trouver les moyens de les motiver. Voir à cet effet mon post précédent.

 

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25/11/2013

La grande faiblesse institutionnelle de la PPE

J'habite depuis 34 ans l'une des plus importantes PPE du canton, faisant partie d'un grand ensemble bâti de huit PPE et 420 appartements. Mon épouse et moi-même en avons été l'un ou l'autre administrateur pendant près de 30 ans, période au cours de laquelle nous avons vécu quatre changements de régie ainsi que le passage du régime de la SIAL à celui de la PPE. Cette expérience m'a permis de faire certains constats.

A Genève, la PPE ne représente que quelques pourcents de l'habitat genevois: alors qu'environ 88% est sous forme d'appartements en location, la PPE et la maison individuelle se partagent le reste. Les régies gèrent par conséquent un parc immobilier composé essentiellement d'objets locatifs, avec seuls quelque cinq à sept pourcent en PPE.



Ci-dessus: Résidence Apollo, Thônex, huit PPE, 420 appartements.

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28/08/2013

Je ne suis pas antimilitariste, mais…

(Peut-être même que j'ai la chose militaire dans mes gènes, issu d'une caste traditionnellement vouée aux métiers des armes depuis des millénaires. Aujourd'hui, il y a encore des militaires de carrière dans ma famille. Dans d'autres circonstances, j'aurais peut-être été moi-même un bon officier. Je n'ai pas de sympathie particulière pour le GSSA: ma réaction instinctive est d'ailleurs de dire "non" à leurs initiatives).

J'espérais toutefois que l'initiative populaire du 5 janvier 2012 "Oui à l'abrogation du service militaire obligatoire" provoquerai un vrai débat sur la mission de l'armée, sur ses besoins en personnel qualifié et sur les éventuels avantages d'une armée professionnelle: or il n'a pas eu lieu. Les opposants à l'initiative, probablement majoritaires dans le pays (alors que peut-être Genève se singularisera une fois de plus …) restent au fond accrochés aux symboles, à l'histoire, à l'émotionnel, parfois sous le couvert de pseudo-arguments pas toujours de bonne foi.

drone-control-room.jpg 

L'armée suisse de demain aura surtout besoin de femmes et d'hommes formés en informatique, en systèmes de communication et à l'utilisation d'armes de haute technologie. Une armée constituée de professionnels est probablement inévitable à moyen-terme. Le sujet reviendra donc sur le tapis dans quelques années, le plus vite sera le mieux et même si l'initiative ne passe pas, un pourcentage élevé de "oui" provoquera, je l'espère, le vrai débat qui n'a pas lieu actuellement.


 à g.: centre de contôle de drones à la base aérienne de Creech, Nevada, Etats-Unis (source Wikipedia Commons)

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15/04/2013

Facebook et les candidats aux élections

Année électorale oblige, nombreux sont les candidats qui nous bombardent de messages sur Facebook et le phénomène ne va que s'amplifier jusqu'en automne. Peut-être s'imaginent-ils qui cela leur apportera des voix. Or d'être visible et actif sur Facebook est à double-tranchant. Pour autant que l'activité soit raisonnablement espacée et que les propos tenus soient originaux, intelligents, profonds et sensés, cela sera pourrait être perçu comme positif. Ceux qui par contre passent leur journée sur Facebook ne font qu'étaler l'évidence qu'ils n'ont pas grand-chose à faire dans le cadre de leur activité professionnelle: s'ils appartiennent à des professions libérales ou sont indépendants, on évitera donc de faire appel à leurs services; s'ils sont fonctionnaires, c'est grave (au moins, s'ils sont salariés du secteur privé, ils peuvent toujours se faire virer!).

Votons d'abord pour des candidats qui ont des idées, un programme, du courage, qui inspirent confiance et qui, s'agissant des réseaux sociaux, font preuve de maturité. Ceux-là auront un site Internet, un blog, un compte Twitter et une page Facebook (à distinguer d'un profil Facebook), et sauront les utiliser chacun à bon escient, avec mesure et intelligence, même parfois avec humour. Ils soignent également leur orthographe…

Puis il y a ceux qui n'ont rien compris à tout cela, qui passent leur temps sur Facebook à nous dire "belle journée", "temps pourri" ou d'autres banalités et âneries pendant leurs heures de travail (ce qui n'empêche pas qu'ensuite 50 abrutis disent qu'ils "aiment"), ou tout au plus à nous servir des copiés-collés d'articles TdG. Ils ne font que de nous prouver qu'ils sont, au fond, creux et immatures. Vous voulez voter pour eux? Moi pas.


(P.S: je ne suis pas candidat).

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20/02/2013

En Inde, création de la plus importante base de données biométrique mondiale

Près de deux ans et demi après son lancement en septembre 2010, le projet AADHAR (hindi pour "support" ou "fondation") présente à la fois de grands défis et d'énormes opportunités pour les prestataires de services informatiques indiens et étrangers. La complexité est liée au nombre de données à traiter: en effet, créer la plus importante base de données biométrique au monde portant sur 1,2 milliards d'habitants et la mettre continuellement à jour avec de nouvelles données est une tâche gigantesque.  Géré par un comité pilote comprenant des représentants du gouvernement ainsi que du secteur privé, le projet est réalisé par différentes entreprises sous mandat du gouvernement indien.

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Ci-dessus: prises d'empreintes digitales et photographie des rétines dans un des 36'000 centres Aadhar répartis dans tout le pays

Un numéro de dix chiffres est attribué à chaque résident du pays, puis stocké dans une base de données centralisée et lié à des données démographiques (nom, âge, sexe et adresse) et biométriques (photo, dix empreintes digitales et les images des iris des deux yeux). Actuellement, environ 250 millions de cartes d'identité basées sur AADHAAR ont déjà été émises, et près d'un million de nouvelles cartes sont émises chaque jour. La demande d'une carte AADHAAR est purement volontaire, mais les avantages sont tels qu'il est probable que quasiment toute la population du pays voudra être ainsi fichée d'ici deux à trois ans.

AADHAR4.jpg

Le système permettra pour la première fois aux couches sociales les plus défavorisées  de disposer d'une vraie pièce d'identité leur permettant - par exemple - d'ouvrir un compte bancaire. Lorsque le programme aura atteint sa taille définitive, il sera dix fois plus important que celui de la deuxième plus grande base de données biométrique mondiale, celle de la FBI aux Etats-Unis. Les défis techniques (ampleur du projet, nombre de requêtes par jour, rapidité d'accès…) créent d'énormes opportunités pour les entreprises, tant indiennes qu'étrangères.


à g.: les migrants, les populations tribales et les autres couches sociales les plus défavorisées pourront enfin posséèder une vraie pièce d'identité.

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28/01/2013

24 janvier 1966: un Boeing s'écrase contre le sommet du Mont Blanc

Le matin du 24 janvier 1966, le vol Air India 101 venant de Beyrouth s'est écrasé contre le Mont Blanc lors de sa descente vers Genève. Le vol 101 de Mumbai à Londres était assuré par un Boeing 707 immatriculé VT-DMN (et, pour le détail, portant le nom de "Kanchenjunga", un sommet de l'Himalaya haut de 8600 m…). 

Alors que l'avion se trouvait au niveau de vol 190, soit à une altitude d'environ 5700 m, l'équipage a reçu l'instruction qu'il pouvait descendre vers Cointrin. Le pilote, croyant avoir passé le Mont Blanc, a amorcé sa descente et s'est écrasé contre la montagne à une altitude de 4750 m, soit à 58 petits mètres du sommet. Tous les 101 passagers et les 11 membres de l'équipage ont péri sur le coup. Parmi les victimes se trouvait le Président de la Commission indienne pour l'énergie atomique, le Dr. Homi Jehangir Bhabha, qui se rendait au CERN, raison pour laquelle certains ont cru à un acte de terrorisme des services de tel ou tel état. D'autres avancent l'hypothèse d'une collision avec un avion de chasse français ou italien, affaire qui aurait été étouffée. 

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Boeing 707 de la compagnie Air India

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Lieu de l'accident, sur l'arrête sommitale

Je m'abstiendrai de commenter les conclusions de l'enquête officielle du BEA (Bureau d'Enquêtes et d'Analyses) concernant l'enchaînement des événements ayant causé l'accident (télécharger le rapport). J'écris toutefois ces lignes pour deux raisons: 

  • J'avais moi-même fait le voyage en avion de l'Inde pour rejoindre mes parents à Genève juste quelques semaines plus tôt, le 15 décembre 1965 pour être précis, et l'accident avait bien sûr laissé une forte impression sur le jeune de 16 ans que j'étais alors; un sac postal de l'avion avait été récupéré à Chamonix et, dans les jours suivant l'accident, mes parents avaient reçu plusieurs lettres de parents  et d'amis en Inde, portant le tampon de Chamonix.
  • Près de 50 ans plus tard, des débris du Boeing continuent de faire surface aux pieds des glaciers entourant le Mont Blanc - et tout particulièrement au glacier des Bossons. C'est ainsi que je me suis trouvé récemment en possession d'une plaque métallique (v. photo): un raidisseur est riveté sur sa face intérieure - reconnaissable à la couleur verte (paraissant bleue sur la photo) du traitement anticorrosion à base de chromate de zinc - alors que sa face extérieure est blanche, probablement par anodisation plutôt que par peinture. Il m'est impossible de dire s'il s'agit d'une pièce provenant du fuselage, des ailes ou de l'empennage, et la pièce est d'ailleurs probablement trop petite pour que même un expert puisse en tirer des conclusions.

Je garde cette pièce en hommage à la mémoire de ceux qui ont perdu la vie le jour fatidique du 24 janvier 1966 lors de l'accident du vol Air India 101. 

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Face intérieure

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Face extérieure

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27/11/2012

Climat: au Qatar, ça va chauffer !

Alors qu'en ce moment même, des dizaines de dirigeants nationaux, de diplomates, de représentants d'ONG et de journalistes convergent sur Doha pour le Sommet des Nations Unies pour les Changements Climatiques, le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) montre qu'en matière de climat, les choses vont de mal en pis. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre sont actuellement d'environ 50 gigatonnes d'équivalent CO2 (GtCO2e), soit de 20% supérieures à leur niveau de 2000 et, tout aussi préoccupant, déjà de 11% plus élevées que l'objectif visé en 2020 pour garantir un réchauffement mondial général limité à deux degrés (zone rouge du graphique ci-dessous). Au rythme actuel, les émissions atteindront 58 GtCO2e en 2020, soit 14 GtCO2e de plus qu'elles ne devraient être pour une hausse maximale de deux degrés de la température moyenne mondiale. 

Le problème vient du fait que, mis à part la Suisse et dans une certaine mesure l'Europe, les engagements pris par les Etats en matière de volume de réduction des émissions ne sont de loin pas suffisants. Le PNUE a examiné l'impact des promesses de réduction faites par différents pays depuis la conférence de Copenhague de 2009. Si les pays se limitent uniquement à respecter leurs engagements de base tout en tolérant de nombreuses dérogations, l'effet sera quasiment nul, l'éventuelle économie d'émissions n'étant alors que d'un GtCO2e par rapport au simple "laissez-faire" (cas A du graphique). Mais même si des mesures très ambitieuses assorties de règles strictes étaient mises en place, on n'atteindrait pas la moitié de l'objectif de réduction nécessaire pour limiter le réchauffement mondial à deux degrés (cas B), et d'ailleurs les émissions continueraient d'augmenter au-delà de 2020. 

Ces conclusions vont dans le même sens que celles de l'Agence internationale pour l'énergie dont il a été fait état la semaine dernière (cliquez ici). Or c'est bien dans ce contexte qu'en Suisse, la Loi sur le CO2 entre en vigueur le 1er janvier 2013: de toute évidence, à l'échelle mondiale, ses effets resteront malheureusement, pour dire le moins, limités. 

greenhouse.jpg

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19/11/2012

L'énergie à l'horizon 2035, rapport de l'AIE: aïe, ça risque de faire mal !

Le très attendu rapport annuel de l'Agence internationale sur l'énergie (AIE) a été publié le 12 novembre 2012. Bien que notre presse locale s'en soit peu faite l'écho, il s'agit bel et bien d'une bombe, car ses projections diffèrent fondamentalement de celles d'il y a un an. Le nouveau facteur, largement imprévu, est la rapidité avec laquelle les Etats-Unis et le Canada investissent dans le pétrole et le gaz de schiste et, dans le cas du Canada, dans le pétrole extrait des sables bitumineux. A l'horizon 2020, les Etats-Unis deviendraient ainsi le premier producteur mondial de pétrole dépassant l'Arabie Saoudite et en deviendraient même un exportateur dès 2030. Dès 2017, les Etats-Unis dépasseraient la Russie pour devenir le premier producteur mondial de gaz.

Malgré l'augmentation de la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité et malgré d'importants efforts consentis en matière d'économies d'énergie, le scénario de l'AIE prévoit que la demande pour l'énergie fossile continuera de croître significativement: alors qu'elle n'augmente que peu dans les pays de l'OCDE, elle augmente de 60% en Asie. Ainsi, à l'horizon 2035:

  • la demande en pétrole (y compris le gaz liquéfié assimilé), atteindra 99 mio de barils par jour soit une augmentation de près de 20%;
     
  • la demande en gaz augmentera de 50%, pour atteindre cinq mille milliards (trillions) de m3;
     
  • la Chine, la Corée, l'Inde et la Russie notamment, continueront d'investir dans des centrales nucléaires; toutefois, la Chine et l'Inde investiront principalement dans des centrales au charbon; résultat: une demande en charbon qui augmentera de 21%.

 

UMPP.jpg

Toujours selon le rapport de l'AIE, ceci aura pour conséquence que les émissions de gaz à effet de serre, actuellement de 31 gigatonnes (Gt), atteindront 37 Gt en 2035. On est donc très loin de la diminution de 20% par rapport à 1990 souhaitée par les différentes initiatives  dites de l'"après Kyoto", parmi lesquelles le "Plan climat" de l'Union européenne et, chez nous, la Loi sur le CO2 qui entrera en vigueur 1er janvier 2013.


 à g.: projet d'une des 12 centrales thermiques au charbon en Inde, chacune de puissance de 4 GW (soit dix fois Mühleberg...)

Cette augmentation des émissions pourrait provoquer à long terme une augmentation de la température moyenne mondiale de 3,6 degrés, dépassant donc très probablement le seuil de 2,0 degrés visé par les initiatives "après-Kyoto".

Des belles déclarations d'intention ont été faites en 2011 à Durban et seront sans doute répétées la semaine prochaine à Doha mais à l'échelle mondiale, l'Union européenne et la Suisse sont malheureusement encore très seules, introduisant des mesures peu suivies dans le reste du monde.

Sans que cela ne soit pour autant une raison de ne rien faire, nous devons rester lucides et modestes, en étant bien conscients que quoi qu'on fasse en Suisse, cela n'aura strictement aucun effet, ni sur les émissions mondiales de gaz à effet de serre, ni sur le réchauffement planétaire. Entre temps, nous nous donnons bonne conscience, nous améliorons notre image et nous montrons l'exemple à ceux qui voudront bien se donner la peine de s'y intéresser. La mobilisation mondiale, quant à elle, n'a malheureusement pas encore eu lieu. Elle devient urgente.


Sources: International Energy Agency:

http://www.iea.org/newsroomandevents/pressreleases/2012/n...

http://www.iea.org/multimedia/video/name,33413,en.html

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24/10/2012

Electricité zéro nucléaire à Genève (suite): réponse de SIG

Ce post fait suite à ceux des 6 et 11 août derniers - que je vous invite à consulter - dans lesquels je critiquais la communication de SIG destinée à ses clients selon laquelle l'électricité distribuée était zéro pourcent nucléaire. Je m'étais adressé à SIG en demandant des explications et en m'engagent à les publier. C'est aujourd'hui chose faite. Je vous laisse en prendre connaissance.

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10:07 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

04/10/2012

Constitution: votons oui et finissons-en !

J'ai voté oui. Sans enthousiasme. Par respect pour le travail des constituants. Par devoir civique. Par conscience qu'un refus du projet qui nous est présenté nécessitera probablement une répétition de tout l'exercice, fort coûteux, avec un résultat qui risque bien de ne pas être meilleur. Enfin, un facteur déterminant dans ma décision a été de lire les arguments saugrenus et fallacieux des opposants.



Les constituants dont les valeurs et les points de vue sont proches des miens étaient pourtant largement majoritaires. Ils auraient sans doute pu passer en force sur bon nombre de sujets. Je l'espérais. Ils ont préféré la voie du compromis et les compromis ne sont jamais enthousiasmants.

Ainsi, on se retrouve aujourd'hui avec une constitution trop longue, traitant de bon nombre de sujets qui n'ont rien à y faire. L'interdiction du nucléaire? Il est à tel point criant d'évidence qu'il n'y aura jamais de centrale nucléaire sur le territoire genevois pour se demander pourquoi il était encore nécessaire de le mentionner explicitement dans la Constitution. Mais c'est vrai que cela aurait pu être pire: on a au moins évité d'interdire la pédophilie, la traite des blanches et le travail des enfants, et de condamner au passage le génocide arménien et le régime syrien.

Il y a ensuite l'incontournable brassage d'air sur le développement durable, décrit…comme "nouveauté innovante"! Quant aux politiques propres à réduire les gaz à effet de serre, il est évident que les constituants n'ont pas pris connaissance de la nouvelle Loi fédérale sur le CO2 adoptée par le Parlement en décembre 2011, qui définit avec précision les tâches des cantons en la matière, et le fait d'évoquer le les gaz à effet de serre dans la Constitution genevoise n'est qu'une gesticulation de plus. Je passe sur les nombreux "droits" à ceci, à cela et à Dieu sait quoi encore, dont on se demande comment ils pourront être financés.

 J'aurais de loin préféré un projet nettement plus court car je reste convaincu que l'on peut évoquer les droits fondamentaux, les droits politiques et les règles d'élection et du fonctionnement de l'Etat, sans superflu et sans verbosité. Car c'est au fond bien de cela qu'il s'agit dans une Constitution. 


à d.: la constitution fédérale américaine date de 1789; elle n'a été amendée que 27 fois depuis, elle compte sept articles et reste toujours en vigueur

Pour conclure, je m'adresse dans ces lignes aux nombreuses personnes un peu déçues, un peu lasses et apathiques qui, comme je l'ai été moi-même, penchent vers l'abstentionnisme: votons "oui" car c'est probablement le moindre mal, puis passons à autre chose !

 

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03/09/2012

En Inde, l'avenir est noir

Tout comme en Chine, le charbon constitue et constituera longtemps encore la principale source d'énergie électrique. Déjà pas loin d'un milliard de tonnes (en partie importées) par an sont extraites uniquement pour la production d'électricité, sans parler de la consommation de charbon dans la sidérurgie et dans d'autres secteurs industriels. Alors que hydro-électrique représentait plus de la moitié de la production d'électricité indienne en 1960, elle n'en représente que 14% aujourd'hui, la croissance ayant été essentiellement réalisée au moyen de combustibles fossiles.

coal_india2.jpg

coal_india3.jpg

 


ci-dessus: nouvelle centrale de haute puissance
en Inde

Avec les différents projets de de centrales thermiques de puissance dite "utra-méga" (4 GW ou plus), cette tendance ne va que s'accentuer. Ainsi, selon une étude de McKinsey, le seul secteur de la génération d'électricité en Inde verra ses émissions de carbone augmenter de 250% d'ici à 2030, et sera responsable de 10% de l'augmentation des émissions de carbone mondiales. En tenant compte des émissions chinoises - bien plus importantes encore - on peut alors relativiser les mesures (et mesurettes) prévues - ou les supplémentaires que certains voudraient encore nous imposer - à Genève et en Suisse, et qui n'auront malheuresement AUCUN impact sur les émissions de carbone à l'échelle de la planète: elles ne serviront en effet qu'à tenter de respecter le mieux possible nos engagements internationaux. On peut le regretter, mais c'est ainsi. Qu'on se le dise.

 

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11/08/2012

SIG et électricité nucléaire (suite)

SIG nous asssure que l'électricité qu'il distribue est zéro pourcent nucléaire, information confirmée par un auditeur indépendant. Fort bien. Or la démarche me paraît mériter un examen sérieux et je compte bien aller au fond des choses: m'informer sur la méthodologie adoptée, sur l'identité des  auditeurs et sur la nature précise du mandat qui leur est confié1. En attendant d'être confirmé, le scénario serait le suivant: SIG achète de l'électricité par exemple à EDF. Cette dernière produisant environ 25% de son électricité par des procédés non-nucléaires (hydroélectriques et fossiles, le reste étant de la gnognotte), elle peut donc en toute honnêteté affirmer que la part (minime) de sa production vendue à SIG est inférieure à la part non-nucléaire (on peut ensuite supposer qu'EDF donne les mêmes assurances aux autres clients qui les demanderaient et espérer qu'un organisme neutre et indépendant vérifie qu'effectivement le total de 25% n'est pas dépassé). Mais voilà, c'est un peu comme si l'on achète un grand paquet de poudre à lessive de sa marque préférée lors d'actions avec "20% gratuits!" et qu'arrivé à la caisse, l'on demande à n'emporter que les dits 20%. C'est une démarche de comptable ou de statisticien qui serait capable, par exemple, de vous "certifier" que, si vous ne buvez que la moitié du verre d'un mélange eau-vin à parts égales, vous n'aurez pas touché au vin. Bref un sophisme ou réponse de jésuite. Le grand public, quant à lui, comprend qu'il y a "garantie" de zéro nucléaire dans le mix de production électrique distribuée par SIG, ce qui serait faux. Il ne s'agit pas ici d'être pour ou contre le nucléaire - je suis pour ma part probablement moins "contre" que beaucoup -, mais bien de faire preuve d'honnêteté et de transparence dans la communication par un service public, et de ne pas jouer sur les mots.

Pour le post et les commentaires précédents sur le sujet, v. http://unegeneveouvertedynamiqueetoptimiste.blog.tdg.ch/a...


1Dès mon retour à Genève dans deux semaines: je publierai ensuite un rectificatif s'il y a lieu de le faire.

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09/08/2012

Les (fausses) limites de la croissance, 40 ans après

En 1972, le Club de Rome publiait un rapport hautement médiatisé intitulé "Les limites de la croissance". Alors étudiant en dernière année de ma formation en génie chimique, m'entraînant au quotidien aux calculs de bilans de masse et d'énergie (on n'avait pas encore inventé le terme d'"écobilan"), intéressé par la modélisation et écrivant mes premiers programmes informatiques en langage FORTRAN IV pour l'énorme ordinateur central de l'EPFL, le sujet m'interpellait tout naturellement: en plus des conclusions,  j'étais curieux de connaître la démarche et j'avais lu le rapport dans son intégralité. L'étude s'appuyait sur le modèle "World3" développé par les chercheurs de MIT, qui modélisait l'interaction de cinq facteurs moteurs du système mondial (population, pollution, ressources alimentaires, ressources naturelles et production industrielle), avec l'hypothèse d'une croissance exponentielle supposée constante.

Le rapport examinait notamment le taux d'utilisation (et d'épuisement) de 19 substances et concluait que 12 d'entre elles seraient totalement épuisées avant 2012: aluminium; argent; cuivre; étain, gaz naturel; mercure; molybdène; or; pétrole; plomb; tungstène; zinc: or aujourd'hui, cette conclusion s'avère totalement erronée. Quelques exemples:

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06/08/2012

D’où vient l'énergie électrique?

Comme pour tous les Genevois fournis par SIG, ma dernière facture de consommation était accompagnée d'un flyer détaillant la source de l'électricité produite. Ainsi on apprend qu'elle serait renouvelable (essentiellement hydroélectrique) à raison de 88,5% et fossile à raison de 11,5%: zéro nucléaire! Alors bravo SIG, bravo Genève? Peut-être. Mais alors où vont les 40% d'électricité d'origine nucléaire produits en Suisse? Vers d'autres cantons peu exigeants en matière d'énergies renouvelables et peu regardants envers le nucléaire (des noms, des noms!)? Où vont nos importations d'électricité depuis la France, dont on sait qu'elle est nucléaire à raison de 78%? Vers ces mêmes affreux cantons que l'on devrait montrer du doigt? EDF nous fait-il d'ailleurs la faveur de nous réserver sa part d'électricité non nucléaire?

Probablement pas. Puis, le réseau électrique suisse et européen n'est-il pas à un tel point interconnecté qu'au fond toute l'électricité distribuée sur l'ensemble du territoire suisse provient des mêmes sources par le simple effet des vases communicants? En effet, les quantités d'électricité importées et exportées chaque année dépassent la production nationale1, ce qui illustre bien le caractère dynamique, fluide, diffus et interconnecté du marché suisse et européen de l'électricité. Dans ces conditions, y a-t-il vraiment un sens à vouloir communiquer, et à plus forte raison au dixième de pourcent près, la source de l'électricité distribuée? Est-ce même honnête?

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1En 2011: 64 TWh produits, 80 TWh importés et 77 TWh exportés: source: Office fédéral de l'énergie (OFEN)

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Ci-dessous: zéro nucléaire à Genève, l'électricité de Leibstadt va ailleurs. Youpi!
Vraiment?

 

kkw-leibstadt.jpg

18:55 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (22) | |  Facebook

04/08/2012

Message destiné aux collègues blogueurs sur tdg-ch

blog.jpgCertains blogs provoquent l'envie et le besoin d'y répondre immédiatement. Seulement voilà, beaucoup sont "modérés", entendez par là que leurs auteurs filtrent les commentaires avant de choisir lesquels méritent d'être publiés, ce qui a parfois de quoi refroidir les élans et démotiver les commentateurs. Il m'est ainsi fréquemment  arrivé de renoncer à commenter un blog modéré et sans doute d'autres commentateurs potentiels réagissent comme moi. C'est bien dommage, car il s'agit souvent des meilleurs blogs c'est souvent à chaud qu'on a envie de réagir:  un commentaire publié des heures après, quand ce n'est pas le lendemain ou le surlendemain peut s'avérer n'être plus à propos, dépassé et "réchauffé".

Or de quoi avez-vous peur, chers blogueurs modérateurs? D'insultes? D'expressions de haine homophobes ou xénophobes? De commentaires pertinents mais gênants car démolissant systématiquement vos arguments? Ou alors avez-vous envie de passer une soirée ou un weekend tranquille plutôt que de devoir répondre aux commentaires?

Il reste toujours possible de supprimer les commentaires après leur publication: or tout en ne modérant pas mon blog (moyenne 3,5 commetaires par post), je n'ai jamais eu à le faire bien que je croie avoir été souvent polémique et provocateur. Certains commentaires étaient parfois "à la limite" mais je les ai conservés, laissant aux lecteurs le soin d'en juger. Je reconnais que le seuil de tolérance et d'acceptation de critique peut différer d'un blogueur à l'autre.

Pour encourager les commentateurs, j'invite donc ceux qui tiennent à modérer leur blog à 'expliquer "pourquoi et comment" plutôt que de simplement nous dire que "ce blog est modéré", propos à la fois minimaliste et obscur. Voici donc une proposition que je vous soumets - sans droits d'auteur - et que chacun est libre d'adapter et d'améliorer selon ses goûts et besoins:

"Ce blog est modéré. Toutefois, seuls seront refusés les commentaires: susceptibles par leur nature de porter atteinte au respect de la vie privée, de la personne humaine et de sa dignité; contraires à l’ordre public et aux bonnes mœurs; à caractère agressif, diffamatoire ou dénigrant, injurieux, nuisible, menaçant ou abusif; à caractère pornographique, pédophile, ou violent; enfin à caractère publicitaire ou commercial. Aussi, je compte sur votre sens de la mesure et du respect, ce qui ne vous empêche pas d'être mordant, polémique ou provocateur, le débat n'en sera que plus animé! Je m'engage par ailleurs à publier les commentaires le plus rapidement possible, généralement dans un laps de temps de…(heures, jours), sauf bien sûr en cas d'absence. Merci de me lire et au plaisir de vous lire."

Bon été à tous!

 

 

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