11/06/2018

PAV : ne soyons pas mauvais perdants !

Que cela soit clair : celles et ceux qui ont voté contre la loi n’étaient pas contre la réalisation du PAV, même si c'est ainsi que ceux de l'autre camp les a dépeints. C’était vrai pour celles et ceux qui ont fait une (belle !) campagne pour le « non », par réelle conviction et sans y avoir le moindre intérêt[1]. C’était aussi vrai pour les 39% des votants et les 49% des députés au Grand Conseil, de même que pour toutes les associations qui défendent la propriété privée et les propriétaires, y compris ceux de la classe moyenne.

Mais les genevois ont voté avec leur cœur, pour ou contre le PAV alors que ce n’était pas l’objet du vote, trop technique sans doute.

Le diable se cache dans les détails, dit-on ; or ici, le diable ne se cachait pas mais trônait magistralement au cœur de la loi elle-même, et il reste à espérer que l’on arrivera malgré tout à placer quelques angelots au niveau de l’application. Il faut pour cela une meilleure concertation qu’il n’y en n’a eu jusqu’à présent entre le Conseil d'Etat et les milieux qui défendent la propriété, y compris celle de la classe moyenne. Appelons-la de nos vœux. Le temps est à l'appaisement et la coopération constructive.

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[1] Même si j’ai entendu l’argument parfaitement saugrenu selon lequel les favorables au « non » souhaitant bloquer la construction de logements pour entretenir une « pénurie » et maintenir ainsi des prix artificiellement élevés ; or ce n’était même pas au légendaire « Café du commerce » où cela ne m’aurait pas étonné, mais de la part d’une personnalité politique dont je tairai le nom.

pav_place_etoile_a.jpg 

Maintenant espérons que le Conseil d’Etat entendra malgré tout les voix des opposants afin que les détails d’application soient assouplis, notamment en ce qui concerne la durée du droit de superficie pour les PPE, ainsi que pour les restrictions qui s’appliquent à la vente des appartements.

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Tous veulent le PAV, et vite! Ci-contre: le périmètre de l'Etoile.

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08/06/2018

PAV : pas encore voté ? Il est encore juste temps dimanche matin d’arrêter cette folie !

Le PAV pour les Genevois ? Non ! On y logera les tout-venants, les subventionnés et les assistés, tout cela encadré par des personnes pour lesquelles de nombreux postes seront créés dans les administrations publiques, avec bien sûr des états-majors et des échelles de salaires à la clé. Parmi les personnalités « pour », combien visent d’ailleurs des postes dans la future Fondation PAV ? En attendant, où sont les logements pour la classe moyenne genevoise ? On l’ignore. En vérité, les contribuables genevois seront surtout  là pour payer la très lourde facture…

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pont rouge.jpg

On nous dit que de voter "non" retardera le PAV. C’est faux. La partie concernée par la loi et la votation ne couvre qu’environ la moitié du périmètre (140 hectares sur 230).

Pour l'importante partie non concernée par la loi, les choses avancent : les constructions dans le périmètre « Pont-Rouge » des CFF sont bien avancées ; le plan de quartier des Vernets est en force ; l’Etoile et ses gratte-ciels ne sont pas concernés par la loi ; Ou alors, les constructions sont déjà là, car Rolex, Pictet et l’UBS ne vont démolir leurs sièges construits il y a quelques années ; et le Pavillon SICLI sera préservé.

Ce qui prendra de toute façon du retard quel que soit le résultat du vote, c’est la construction de logements sociaux sur les parcelles aux mains de l'Etat actuellement occupées par des entreprises industrielles et artisanales. Or tant qu’on n’aura pas trouvé des terrains et du financement pour les reloger ailleurs, elles resteront. Et comme on n’en a pas trouvé à ce jour, elles resteront encore longtemps…et c’est bien pour cela que le PAV n’avance pas, et un vote négatif n’y changera rien. Votons « non » et revenons avec une meilleure loi, qui permettra réellement d'avancer !

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Le pavillon SICLI est préservé; le chantier "Pont-Rouge" est bien avancé.

 

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05/06/2018

PAV : 2 + 2 = 3, la différence étant pour la poche des contribuables genevois !

Avec 62% (au minimum) de logements d’utilité publique (LUP)[1] et 12% (au maximum) de PPE bidon en droit de superficie[2] qui trouveront difficilement acquéreur, les plans financiers ne tournent pas. Le PAV creusera le déficit de de l’Etat, avec pour résultat inéluctable : une augmentation d’impôt !

Une raison de plus de voter non à la loi PAV !

(le diable se cache dans les détails; téléchargez et lisez le projet de loi ! http://ge.ch/grandconseil/data/texte/PL12052.pdf)

 Untitled-1 copy.jpg pav2.jpg

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[1] Définition de LUP tirée du site du Département de l’aménagement, du logement et de l’énergie (DALE) : « le programme LUP propose de créer un socle permanant de logements à caractère social, destinés aux personnes à revenus modestes »; alors nous dire que les LUP ne sont pas des logements sociaux...

[2] Art 4 al. 9 du projet de loi sur lequel nous votons. Sa teneur est la suivante :
Catégories de logements :

Les logements construits dans le périmètre du plan N° 29712A sur toutes les parcelles propriété de l'Etat, d'une commune ou d'une fondation de droit public et en zone de développement, sont des logements en droit de superficie, dont une part minimale de 88% à louer, et une part maximale de 12% de logements, toujours en droit de superficie, pouvant notamment comprendre des logements en propriété par étages. Dans ces cas, les conditions d'octroi, de transfert et de renouvellement des droits de superficie proscrivent toute spéculation tout en préservant les droits économiques légitimes des superficiaires. Alors nous dire qu'il y aura 32% de PPE...

Par "proscrivent toute spéculation", comprendre par là qu'il ne sera pas possible de vendre librement et réaliser une plus-value, les prix étant contrôlés; pour l'Etat, les "spéculateurs" comprennent les propriétaires de PPE qui veulent vendre leur logement et bénéficier d'une plus-value, y compris en cas de décès, de départ à l'étranger, de famille éclatée..; on ne pourra plus être libre de disposer de ses biens aux conditions du marché, car cela s'appelle de la "spéculation"!

Art 4 al. 9 let. a : A l'échelle de l'ensemble du périmètre, une part minimale de 62% des logements réalisés sur les parcelles propriété de l'Etat, d'une commune ou d'une fondation de droit public et en zone de développement, sont des logements d'utilité publique, sur toute la durée des droits de superficie.

21:03 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook