18/09/2014

Rade : pourquoi Thônex votera OUI !

Arve-et-lac est sans doute la région la moins bien reliée au reste de la Suisse, que ce soit par la route ou par le rail, même si l’on peut espérer une certaine amélioration grâce au CEVA. Mais la géographie restera ce qu’elle est et sans un meilleur raccordement routier, cette partie du canton  - et, partant, notre commune – restera malheureusement enclavée.

Bien sûr, une traversée du lac serait idéale, mais la verra-t-on un jour ? En 2009, Mark Müller, alors Conseiller d’Etat, affirmait qu’elle pourrait être réalisée en 2018 déjà, alors que sa collègue Michèle Künzler évoquait plutôt 2035... Aujourd’hui, on sait que même cette deuxième échéance sera impossible à tenir et on parle déjà de 2050 au mieux, autant dire jamais.

Au centre-ville, après que les ponts des Bergues, de la Machine et de l’Île aient été, au fil des ans, progressivement fermés à circulation automobile, il ne subsiste que les ponts du Mont-Blanc et de la Coulouvrenière, mais encore faut-il pouvoir arriver jusque-là ! Certes il y a aussi le pont de Sous-Terre, mais il n'est d'aucun intérêt pour les Thônésiens. Quant au parcours par le Pont Butin, il reste hautement dissuasif car on y accède soit par le centre-ville avec aucun avantage par rapport au ponts précités, soit en subissant le fameux le "point noir" du carrefour du Grand-Lancy. En résumé, un automobiliste Thônésien devant se rendre sur la rive droite a le choix soit de passer par le centre-ville en empruntant la route de Chêne ou de Malagnou, soit de rejoindre l’autoroute de contournement à Carouge en passant par l’avenue de Thônex, le Pont-de-Sierne et le Plateau-de-Vessy, autant dire le choix entre la peste et le cholérade.jpgra.

De pouvoir quitter la route de Malagnou dès le Vallon (1er choix) ou la Chevillarde (2e choix) serait un grand soulagement et un énorme progrès. Thônex votera donc OUI, mais ne sera certainement pas la seule commune à le faire, notamment à Arve-et-lac. Cela suffira-t-il pour que le OUI soit majoritaire ? Une large majorité à Thônex l’espère.

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Commentaires

Il y a bien d'autres itinéraires mon cher Monsieur, mais tout est une question de timing.
L'automobiliste Thônésien peut, comme tout autre automobiliste genevois, envisager de ne prendre sa voiture qu'en dehors de "heures de pointe" et sinon d'utiliser les transports publics (vous avez une ligne de tram, tout de même), vélos et autres 2 roues pour aller sur la rive droite.

Le tunnel ne changera rien, puisque le nombre de véhicules ne diminuera pas, au contraire et sera simplement déplacé du pont du mont-Blanc vers le tunnel et tout ça pour la modique somme de 1.2 milliards de francs (n'essayez pas de me convaincre que cette estimation est surfaite). Un vrais gâchis.

Écrit par : Jacphil | 19/09/2014

les opposants à cette traversée de la rade sont les mêmes qui s'opposaient à l'autoroute de contournement en 1987 avant qu'on la construise... ! Imaginez le centre-ville sans l'autoroute, et psarce que M. Grobet a exéigé de supprimé la voie d'urgence dans ces tunnels d'autoroute, on est bon pour les élargir et ca va coutêr "un pont"...! Projetez vous un peu dans le temps, cetype d'infrastructures se fait pour les 150 prochaines années, mais disons rien que dans 30 ans: avec 2 % d'augmentation de trafic privé par an, inévitable, car tout le monde ne peut pas se déplacer en vélo, surtout avec trois enfants, les courses, l'école et j'en passe,..., il n'y a pas que de doux rêveurs qui habitent au centre-ville et se déplacent à pied ou à vélo... Les gens habitent de plus en plus loin. Sans cet ouvrage, c'est l'asphyxie programmée, et le coût de l'ouvrage n'est pas un problème, le CEVA va coùté 2 milliards, et c'est seulement 4000 personnes en capacité, à l'heure, pour 500'000 mouvements journaliers entre frontaliers et vaudois... ca va rien résoudre.... Et puisqu'on ne construit qu'à peine 1500 logements/ans les grandes années, pour 6000 demandes par an...Faites un petit calcul : 20'000 personnes bloquées dans les embouteillages chaque jour, disons, 1,5 heure à 50 Chf./heure = 50'000 x 1,5hx50chf=1,5 mio/jour x 5 jours par semaine x4semaines/mois x 10 mois de travail annuel environ = 300 mios/ans, en 5ans d'heures perdues dans les bouchons, la traversée est payée par ce temps perdu... Rendez la ville plus fluide, car la grande traversée ne se fera pas avant 100 ans, l'_OFROU a déjà décidé que le doublement de l'autoroute de contournement serait financé d'abord, à 40 % sans doute, et ce dans 30-50 ans,... Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras dans le baba...

Écrit par : etilos | 19/09/2014

Les jeunes seuls ou en couple peuvent en effet vivre et travailler en ville, en se déplaçant à pied, en trotinette, en vélo ou en transports publics. Puis un jour ils auront peut-être des enfants et chercheront un 4, 5 ou 6p, qu'ils trouveront peut-être à Thônex ou à Confignon. Puis l'un ou l'autre ou les deux verront peut-être leur bureau relocalisé à l'aéroport, à la ZMEEYSA ou à Plan-les-Ouates (car bien sûr l'idée de vivre et de travailler au même endroit est un fantasme de sociologue et de certains architectes). Puis les familles peuvent éclater et éventuellement se recomposer: alors l'un travaille à l'aéroport, l'autre à Plan-les-Ouates, la fille ado fait de la danse à Meryin, le fils du karaté à Versoix, il faut les déposer et les récupérer, faire les courses, faire les repas...

Écrit par : Louis66 | 21/09/2014

Ceux qui se plaignent de la surchage de trafic au centre de Genève devraient obligatoirement être POUR la traversée du lac, s'ils possèdent un minimum de logique. Grâce à cela, le seul trafic à Genève sera celui qui se rend exprès à Genève, et pas les gens qui transitent entre 2 points A et B situés même très souvent à l'extérieur du canton, faute d'autre choix d'itinéraire. Qu'on se le dise !

Écrit par : Paul Myers | 15/04/2015

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