13/01/2014

La grande faiblesse institutionnelle de la PPE (suite)

Ou peut-être qu'il conviendrait mieux de dire "la grande faiblesse d'une des institutions de la PPE", car cela ne fait plus de doute: le maillon faible de la propriété par étages (PPE), c'est bien l'administrateur et, dans une moindre mesure, le conseil de copropriété car ce dernier attend, de la part de l'administrateur, des conseils et des lignes directrices claires. Or il est regrettable qu'un système de logement qui présente de nombreux avantages se trouve ainsi "plombé". Par manque de candidats au poste d'administrateur, on fait de plus en plus souvent appel aux régies déjà mandatées pour la gestion (ou nominativement à un des membres de leur direction, ce qui bien sûr revient exactement au même sauf pour les juristes pointilleux…), situation peu souhaitable du point de vue de la séparation des responsabilités, sans parler du risque de conflit d'intérêt.

Revenons-en aux chiffres. Sachant que, dans le Canton de Genève, il y aurait entre 12'000 et 15'000 logements en copropriété et en supposant, pour fixer les idées, que les PPE comprennent en moyenne 30 appartements, cela implique la présence de 400 à 500 PPE. En admettant qu'un administrateur soit en mesure d'accepter plusieurs mandats, il est difficile de croire qu'il n'y ait pas, parmi les 12'000 à 15'000 copropriétaires, au moins 100 à 200 personnes qui soient, par exemple, des comptables indépendants, des architectes ou ingénieurs du bâtiment indépendants, ou encore des jeunes retraités avec une expérience de gestion. Il reste à trouver les moyens de les motiver. Voir à cet effet mon post précédent.

 

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