28/08/2013

Je ne suis pas antimilitariste, mais…

(Peut-être même que j'ai la chose militaire dans mes gènes, issu d'une caste traditionnellement vouée aux métiers des armes depuis des millénaires. Aujourd'hui, il y a encore des militaires de carrière dans ma famille. Dans d'autres circonstances, j'aurais peut-être été moi-même un bon officier. Je n'ai pas de sympathie particulière pour le GSSA: ma réaction instinctive est d'ailleurs de dire "non" à leurs initiatives).

J'espérais toutefois que l'initiative populaire du 5 janvier 2012 "Oui à l'abrogation du service militaire obligatoire" provoquerai un vrai débat sur la mission de l'armée, sur ses besoins en personnel qualifié et sur les éventuels avantages d'une armée professionnelle: or il n'a pas eu lieu. Les opposants à l'initiative, probablement majoritaires dans le pays (alors que peut-être Genève se singularisera une fois de plus …) restent au fond accrochés aux symboles, à l'histoire, à l'émotionnel, parfois sous le couvert de pseudo-arguments pas toujours de bonne foi.

drone-control-room.jpg 

L'armée suisse de demain aura surtout besoin de femmes et d'hommes formés en informatique, en systèmes de communication et à l'utilisation d'armes de haute technologie. Une armée constituée de professionnels est probablement inévitable à moyen-terme. Le sujet reviendra donc sur le tapis dans quelques années, le plus vite sera le mieux et même si l'initiative ne passe pas, un pourcentage élevé de "oui" provoquera, je l'espère, le vrai débat qui n'a pas lieu actuellement.


 à g.: centre de contôle de drones à la base aérienne de Creech, Nevada, Etats-Unis (source Wikipedia Commons)

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