09/11/2011

Traversée du Lac, épisode 157 bis et ses implications pour Thônex

J'ai eu le plaisir d'assister la semaine dernière au débat intitulé "Genève doit-il réaliser une traversée lacustre?" organisé par la Tribune de Genève et animé par la journaliste Irène LANGUIN, opposant Jean-Rémy ROULET, Président du Groupement transport et économie (GTE) et Thomas WENGER, Président de la section genevoise de l'Association transports en environnement (ATE), l'un étant "pour", l'autre "contre": un débat fort respectueux au cours duquel chacun a rappelé ses positions, prévisibles et connues, en se référant l'un et l'autre largement au Rapport de synthèse des études de faisabilité publié au printemps 2011. Etaient présents parmi le public l'Ingénieur de la circulation de la Section genevoise du TCS Victor de OLIVEIRA, l'ancien Conseiller d'Etat Philippe JOYE et Ansgar KAUF, expert en partenariats public-privé (PPP) dans le domaine des infrastructures pour les transports.

travlac.jpgOr que ressort-il du débat, des études de faisabilité et de l'état actuel du dossier? Je vous la fais courte: la Confédération aurait alloué 20 milliards de francs pour des travaux visant à désengorger certaines grandes agglomérations, dont trois milliards pour Genève; or ce montant ne permettra pas de financer à la fois une 3e voie sur l'autoroute de contournement existante et la traversée du lac avec le raccordement autoroutier sur Vallard ou Etrembières. Au cas où Berne jugerait le projet de 3e voie comme étant prioritaire, la traversée du lac ne se fera pas ou devra être financée par d'autres moyens (Canton, PPP…). Si toutefois un projet concret de traversée du lac voit le jour sous une forme ou une autre, les oppositions sont d'ores et déjà assurées, que ce soit pour le tracé, pour la protection de la faune et de la flore ou encore pour tous les prétextes que trouveront certainement les opposants purs et durs (avoués ou non) qui ne voudront tout simplement pas de ce projet, quel qu'en soit la variante ou le prix. Ainsi l'éventuelle réalisation, prévue dans le meilleur des cas pour 2030, sera donc plus vraisemblablement reportée à une date plus proche de 2040.

Thônex ne peut, ne doit et ne veut pas subir encore pendant 30 ans les conditions de circulation actuelles, qui d'ailleurs se dégradreront vreaisembablement suite à la réalisation des différents projets d'urbanisation dans notre région. Il est donc urgent d'activer les projets de concentration et de fluidification du trafic nord-sud au moyen de mesures concrètes, telles que le passage sous route au cœur de la commune, voire un tunnel sous Thônex comparable à la traversée de Vésenaz, projets à réaliser en concertation avec la commune de Veyrier, elle aussi sinistrée par le trafic de transit sur le Plateau-de-Vessy. Les élus thônésiens ont donc du pain sur la planche !

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v. aussi intervention à ce sujet sur léman bleu, http://www.facebook.com/photo.php?v=10150445833276410

Écrit par : Ashwani Singh | 11/11/2011

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