31/10/2011

Peut-on stopper l'immigration "massive"?

D'abord, en obligeant les demandeurs d'emploi sans formation ou qualification particulière à accepter de travailler dans les domaines suivants: auxiliaire des services de soins et de l'aide à domicile, femme de chambre d'hôtel, caissière de supermarché, salarié d'entreprises de nettoyage, éboueur, serveur ou serveuse, travailleur en cuisine dans la restauration, aide-maçon…avec les conditions salariales appliquées dans la branche, à défaut de quoi ils perdraient leur droit à allocation chômage.


Parallèlement, en limitant l'accès aux études supérieures des personnes n'en ayant manifestement pas les capacités, au moyen de numérus clausus tenant compte des besoins de l'économie et des réelles perspectives d'emploi, puis par un concours d'entrée ou une sélection basée sur la note obtenue à l'examen de maturité: on éviterait ainsi le surpeuplement de certaines facultés de même que l'élagage massif pendant les études, ce qui coûte très cher à la collectivité pour un résultat douteux.

Le vœu pieu ou le slogan politiquement correct qui consiste à vouloir "former tout le monde" n'est pas réalisable, car "tout le monde" n'en a tout simplement pas les capacités. Actuellement, une partie des soi-disant "formés" est clairement formée à l'inutile: ceux ayant suivi certaines filières d'école post-obligatoire, ceux, en surnombre, licenciés dans des branches des sciences humaines ou sociales présentant peu d'intérêt pour les employeurs1, ceux terminant (ou pas…) leurs études à l'âge de 25, 26 ou 27 ans (en redoublant une ou deux fois au collège, en prenant ici ou là une année "sabbatique", en ratant une année ou deux pendant les études...).

Posée ainsi, la question de fond paraît brutale mais a l'avantage d'être claire: voulons-nous d'une société où des personnes physiquement aptes mais sans qualifications ou expérience vivent, selon les cas, grâce au chômage, aux mesures cantonales, aux services sociaux ou à l'AI alors que nous faisons appel aux immigrés pour s'occuper de nos ainés dans les EMS ou pour nettoyer les toilettes de l'aéroport? La réponse est apparemment oui. Dès lors, qu'elle soit ou non "massive", l'immigration sera certainement durable, soutenue et probablement en augmentation régulière, mais il faut savoir ce que l'on veut.

Quant à l'initiative fédérale contre l'immigration massive, elle sera peut-être votée un jour par le peuple mais elle restera assurément sans effet aucun sur l'immigration. Tout comme pour les minarets, les moutons noirs, la burqa2 et les corbeaux, cela n'est que démagogie, cabotinage, gesticulation et cynisme politique exploitant certaines angoisses profondes d'une partie de la population.


1Alors que les facultés où "y'a pas de maths" sont bondées en première année, il nous manquerait près de 5000 ingénieurs, selon un responsable de l'Office cantonal de l'emploi: j'y reviendrai.

2C'est le burqa dans les langues concernées (notamment l'ourdou, le hindi, le pachto et le dari), mais apparemment un gratte-papier besogneux, ardent défenseur de la langue française, assis quelque part dans un ministère parisien, a tranché en faveur du féminin; j'ignore pourquoi.

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Commentaires

Si je vous comprend bien, M. Singh, la formation devrait être réservée à celles et ceux qui en ont les "capacités" (c'est vous qui l'écrivez)naturellement définies par les leaders de l'économie: si je pousse votre raisonnement à son terme, on ne formera plus que celles et ceux qui n'ont pas besoin de formation, puisqu'en ayant déjà ces "capacités". Les autres pourront toujours travailler comme "auxiliaire des services de soins et de l'aide à domicile, femme de chambre d'hôtel, caissière de supermarché, salarié d'entreprises de nettoyage, éboueur, serveur ou serveuse, travailleur en cuisine dans la restauration, aide-maçon…avec les conditions salariales appliquées dans la branche, à défaut de quoi ils perdraient leur droit à allocation chômage.", autant dire comme domestiques serviles, payés misérablement : à l'élite ayant les "capacités" les sinécures grassement rétribuées, à la plèbe les tâches indignes, ne nécessitant pas de "capacités" et se contentant des prébendes misérables des premiers. Désolé, Monsieur Singh, mais je pense quant à moi que votre plombier portugais, tout illettré qu'il soit, et sans autre "capacité" que son savoir-faire, mérite dix fois le salaire auquel vous émargez peut-être : un jour où l'autre, c'est lui qui vous sortira de la m..., littéralement et métaphoriquement, dans laquelle tous les "capaciteux" de la finance et des universités nous auront tous laissés.

Vous écrivez pire encore : il vous paraît évident de limiter "l'accès aux études supérieures des personnes n'en ayant manifestement pas les capacités, au moyen de numérus clausus tenant compte des besoins de l'économie et des réelles perspectives d'emploi [j'ai essayé de respecter votre syntaxe approximative]". Avec la même clairvoyance, vous dénoncez la catégorie de celles et ceux des "formés" "qui est clairement formée à l'inutile: ceux ayant suivi certaines filières d'école post-obligatoire, ceux, en surnombre, licenciés dans des branches des sciences humaines ou sociales présentant peu d'intérêt pour les employeurs1, ceux terminant (ou pas…) leurs études à l'âge de 25, 26 ou 27 ans (en redoublant une ou deux fois au collège, en prenant ici ou là une année "sabbatique", en ratant une année ou deux pendant les études...)." Arrêtons donc de "former" des musiciens, des linguistes, des sociologues, des acteurs, et réservons la formation aux ingénieurs, techniciens de la finance,bref à ceux-là seuls -les femmes resteront sans doute à la maison pour s'occuper des enfants- qui sont intéressants pour les employeurs. Que voilà une bonne illustration de l'utilitarisme économique à très courte vue appliquée au concept de formation : aux XIXème on ne faisait pas mieux.

M. Singh, vous avez écrit, convenez-en une connerie, qui ne dénote que le manque de votre propre formation. Et ce n'est pas avec de tels ineptes arguments que l'on pourra contrer l'ineptie de l'initiative que vous dénoncez : au contraire vous apportez de l'eau au moulin de ce parti qui n'a de cesse de dénoncer l'intellectualisation de la société.

Écrit par : acquarius | 31/10/2011

Votre vision de la formation est effrayante. Si je comprends bien il ne faudrait pas avoir le droit de redoubler. Mais alors que fait-on de ceux qui échouent aux examens ? Tous à l'usine ? Sans rire ?
Je pense au contraire qu'il faut favoriser la formation quel que soit l'âge. Mais il faut aussi bien expliquer et expliciter les débouchés possibles. Les sciences humaines et sociales sont aussi pourvoyeuses de débouchés très divers et notre pays n'a pas besoin que d'ingénieurs. Vous n'avez pas l'air d'être au courant des pénuries chroniques d'enseignant-e-s ou d'infirmier-e-s. Et de toute façon, les tendances peuvent très bien changer et s'inverser.

Et puis, je ne vois pas en quoi faire faire aux nationaux des travaux forcés stopperait l'immigration, puisque les gens qui viennent fuient des conditions de vie catastrophiques et viendraient quand-même.

Écrit par : Fufus | 31/10/2011

Chers acquarius et fufus: merci de me lire. Dommage que vvous n'ayez pas capté le côté humour et ironie de mon post. Je voulais en effet simplement démontrer "par l'absurde" que l'immigration durable et en progression est une quasi-certitude, du moment que les mesures extrêmes qui pourraient éventuellement la "stopper" sont totalement inacceptablres des points du vue politique et social. La formation supérieure et universitaire était un "sujet dans le sujet" sur lequel je reviendrai, en m'exprimant je l'espère plus clairement. Bien sûr je suis aussi pour la formation de psychologues, sociologues, philosophes ou musciens qui ont tous un rôle à jouer dans notre société, pour autant que cette formation soit en proportion raisonnable et en relation avec les débouchés possibles, et qu'elle s'adresse à des étudiants motivés et non à des glandeurs. Cherchons l'excellence plutôt que de nous montrer complices de la médiocrité ambiante!

Écrit par : Ashwani Singh | 10/11/2011

Bonjour à toi, je souhaitais juste débuter en te disant que j'aime énormément le site !
En tout cas ce post ne change rien, à savoir cool !
Malheureusement je crois avoir un lèger soucis, le header semble déplacé vers le bas sur mon pc (sous mac) !!

Écrit par : Panneau solaire Fr | 13/10/2012

Avec un peu voire beaucoup de retard! j'aurais voulu avoir une précision sur votre article, le blog est il toujours d'actualité ? Merci de répondre à mon commentaire!

Écrit par : comparateurassurancemoto | 15/02/2014

@comparateurassurancemoto: oui je suis toujours là!

Écrit par : Ashwani Singh | 15/02/2014

Pour une fois l'armée suisse ne serait pas le long des frontières pour empêcher des réfugiés juifs de fuir les camps !

Écrit par : Corto | 15/02/2014

@Corto

Non, l'armée suisse n'est pas le long des frontières, ni des passages à niveaux, ni des postes frontières, pour empêcher des réfugiés juifs de fuir les camps...

Hé, vous êtes vraiment obsédés !?!

Oui, certains suisses et pas seulement des suisses n'ont pas été sympa avec les juifs... oui, vous êtes un peuple talentueux et magnifique avec pleins de prix nobels... oui, on est des monstres brutes à côtés de vous... oui, Israël a la meilleure armée du monde... (quel con c't'Ueli, faut qu'il mette les pieds dans le plat). Oui, les arabes sont des nuls ainsi que leur coran qui va avec...
Oui, les banques suisses sont pleines de pognon volé au juifs... et pas seulement...

Essayer de bien dormir cette nuit !

Écrit par : petard | 15/02/2014

Ho les gars, on se calme! Mettez des commentaires à propos sinon je ferme ce post.

Écrit par : Ashwani Singh | 15/02/2014

Pétard, vous voulez peut être parler de la Croix-Rouge 30 fois plus présente (dans 5 étoiles) en Israël que sur le terrain dans les pays limitrophes de la Syrie accueillant des réfugiés de ce charnier que vous avez soutenu pendant des décennies et cela juste parce que vous haïssez Israël !

Voilà où à mené votre détermination sans parler "d'obsession" !

Écrit par : Corto | 15/02/2014

Au fait, Bocher et ses usines de composants chimiques et ses amitiés avec sadam hussein et les el assad ?

ça ne compte pas dans le scrutin helvétique ?

Écrit par : Corto | 15/02/2014

Je ne sais pas pourquoi le post dévie sur un autre sujet mais je peux confirmer à Corto par témoignage direct que des soldats suisses ont désobéi, franchi les barbelés de la frontière (dans le Jura) pour aller chercher des réfugiés juifs en ripostant aux allemands qui leur tiraient dessus.

Il s'agissait d'un certain (encore) caporal Troyon… Le témoin est l'un de ses soldats.

Il y a eu des gens admirables qui ont risqué leur vie pour sauver des Hommes, comme d'autres nettement moins, et cela comme dans tout groupe humain...

Écrit par : archi-bald | 15/02/2014

archi-bald, oui et il y a encore de nombreux "Justes" restés inconnus, il faut aussi reconnaitre qu'ils ont désobéis aux ordres du Général Guisan, qui lui par contre n'a pas risqué quoi que ce soit pour sauver des juifs !

Écrit par : Corto | 15/02/2014

Car comment expliquer autrement qu'en comparant, "la barque était pleine" avec à peine 15'000 réfugiés en 1942 alors que les fours "made in Switzerland" étaient "enfin" prêts à fonctionner !

Écrit par : Corto | 15/02/2014

Le problème des réfugiés.
En mai-juin 1940, des milliers de soldats français, marocains et polonais qui fuient l'invasion allemande trouvent refuge en Suisse le long du Jura. De 1940 à 1945, la Suisse reçoit plus de 200'000 réfugiés qui sont internés dans des camps et astreints à des travaux (agriculture, construction...) En revanche, les réfugiés juifs qui sont interceptés à la frontière sont en majeure partie refoulés et trouveront la mort dans des chambres à gaz. Dès avril 1933, un arrêté du Conseil fédéral affirme que « les Israélites ne doivent pas être jugés comme réfugiés politiques ». En septembre 1938, c'est la Suisse qui demande à l'Allemagne de faire apposer un tampon distinctif « J » sur les passeports des Juifs allemands et autrichiens qui se précipitent en Suisse après l'Anschluss et la Nuit de Cristal. Jusqu'en août 1942, ceux qui se présentent aux poste-frontière suisses sont en partie admis, en partie refoulés. Ceux qui parviennent à entrer clandestinement sont souvent sauvés. Mais le 13 août 1942, une circulaire du DFJP annonce la fermeture des frontières. Les réfugiés ayant fui pour raisons raciales ne sont pas considérés comme réfugiés politiques. Heinrich Rothmund, chef de la division fédérale de police, estime que « la barque est pleine ». Cette mesure reste largement en vigueur jusqu'en juillet 1944, date à laquelle Berne accepte d'accueillir tous les réfugiés civils dont la vie et l'intégrité corporelle sont menacés. C'est une reconnaissance implicite des Juifs comme réfugiés. Mais à cette date, il ne reste alors pratiquement plus de Juifs menacés aux alentours de la Suisse... Selon le rapport Bergier, publié en décembre 1999, au moins 24'000 réfugiés, dont une large majorité de Juifs, ont été refoulés durant la guerre. Le chiffre est probablement plus élevé en raison des nombreux dossiers détruits depuis la guerre.

Écrit par : Corto | 15/02/2014

Réponse à Démir Somez kurde pro-syrien et pro-iranien :

Keren, des pilatus qui on permis de gazer les kurdes d'Irak !

Et ce que Démir oublie, c'est que c'est grâce à des drones israéliens que les kurdes sont informés des menaces sur les provinces kurdes, tant en Irak qu'en Syrie !

Car le seul allié des kurdes au Moyen-Orient, n'est pas la Syrie, ni l'Irak, ni la Turquie, ni l'Iran, ni la Russie et ni l'occident, l'unique allié sur lequel les états majors de défense kurde peuvent compté, c'est Israël !

Sans parler des hauts gradés au sein de Tsahal !

Mais je serais censuré, c'est pourquoi ce comm sera également publié sur d'autre blogs !!!

Écrit par : Corto | 15/02/2014

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