28/05/2010

Les quotas d'émission et les "Clean Tech"

Défini dans le cadre du Protocole de Kyoto en 2002, un "crédit carbone" (ou "quota d'émission") représente un volume d'émission de gaz à effet de serre "évité" que l'on peut revendre à quelqu'un qui pollue plus. La Chine et l'Inde comptent pour la moitié environ des projets enregistrés par les autorités de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. L'Inde en particulier bénéficie des mécanismes de développement propre qui visent à mettre en place des améliorations technologiques fournies par des pays riches. Dès lors, des usines de traitements de déchets, des industries agroalimentaires, des industries chimiques et même des municipalités indiennes ont postulé auprès des autorités nationales compétentes pour réclamer des "crédits carbone". Souvent critiqués par les milieux environnementalistes, le marché des crédits carbone reste pour l'instant la solution gagnante pour les entreprises occidentales et des pays émergents, les unes remplissant ainsi - bien qu'indirectement - leurs objectifs en matière de quotas d'émissions et les autres bénéficiant d'investissements. Selon une étude réalisée par CRISIL (filiale indienne de Standard & Poor) ces crédits, qui totalisaient 72 millions de "Certified Emission Reduction Units" (CER) en novembre 2009, devraient atteindre 246 de millions de CER d'ici à fin 2012: une opportunité pour les entreprises suisses actives dans le domaine des énergies renouvelables et des technologies environnementales "Clean Tech", pour lesquelles Genève aspire à être un pôle mondial.

Ashwani Singh est membre de la Chambre de commerce bilatérale indo-suisse (SICC), ainsi que membre fondateur du Swiss-India Business Forum

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14/05/2010

Quelle différence, en matière de vélo…entre un Libéral…et un écolo?

Réponse: les libéraux en font aussi, mais n'en font pas grand cas, préférant une pratique discrète, sans polémique et dans le respect des autres formes de mobilité. Alors que la Ville de Genève cherche à greffer une piste cyclable sur le pont du Mont-Blanc, posons-nous la question de la nécessité objective d'équiper toutes nos routes de voies réservées aux vélos. C'est bien sûr politiquement correct, mais c'est aussi très coûteux et, surtout, largement inutile. Habitant Thônex, il m'arrive de me rendre au Centre Ville, y compris sur la Rive Droite, en vélo, en empruntant un itinéraire largement constitué de routes secondaires et de quartier (v. ci-dessous). Par ailleurs, nous disposons de plusieurs ponts autres que celui du Mont-Blanc pour passer d'une rive à l'autre. Il me semble que chacun peut, s'il le veut, se construire un itinéraire qui évite au maximum les grands axes, permettant également de découvrir ou de redécouvrir des quartiers entiers que l'on ne voit que peu en voiture ou en transports publics. Or c'est bien évidemment sur le réseau secondaire qu'il faut favoriser la mobilité douce et de proximité, ce qui implique de concentrer et fluidifier le trafic motorisé sur le réseau primaire au lieu de le réguler ou de l'entraver encore plus - ce qui a pour effet pervers de provoquer sa percolation à travers le réseau secondaire. Trop simple? Probablement.

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04/05/2010

Les frontaliers et les légendes urbaines

La campagne pour les municipales de 2011 a commencé. Un sujet chaud et porteur à Thônex: les frontaliers, boucs émissaires et souffre-douleur par excellence, qui engorgent "nos" routes et squattent "nos" places de parking. Evidemment, tout le monde le "sait", tant ce message est véhiculé par un certain groupe politique dont c'est le fond de commerce, message qui malheureusement ne demande qu'à être entendu par beaucoup tant il paraît crédible et vient confirmer les idées reçues. Or pour ceux que cela intéresse vraiment, qu'en est-il en réalité? Il se trouve que le principal problème de circulation à Thônex concerne l'axe nord-sud de la commune (route de Jussy/avenue de Thônex) sur lequel il y a bien sûr aussi du trafic transfrontalier, mais qui reste minoritaire, le gros du trafic transfrontalier passant quant à lui sur l'axe est-ouest, par la route Blanche/route de Malagnou, où il ne gène que peu la commune.

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