04/05/2010

Les frontaliers et les légendes urbaines

La campagne pour les municipales de 2011 a commencé. Un sujet chaud et porteur à Thônex: les frontaliers, boucs émissaires et souffre-douleur par excellence, qui engorgent "nos" routes et squattent "nos" places de parking. Evidemment, tout le monde le "sait", tant ce message est véhiculé par un certain groupe politique dont c'est le fond de commerce, message qui malheureusement ne demande qu'à être entendu par beaucoup tant il paraît crédible et vient confirmer les idées reçues. Or pour ceux que cela intéresse vraiment, qu'en est-il en réalité? Il se trouve que le principal problème de circulation à Thônex concerne l'axe nord-sud de la commune (route de Jussy/avenue de Thônex) sur lequel il y a bien sûr aussi du trafic transfrontalier, mais qui reste minoritaire, le gros du trafic transfrontalier passant quant à lui sur l'axe est-ouest, par la route Blanche/route de Malagnou, où il ne gène que peu la commune.


HPIM1332.JPGEt le parking sauvage? Je n'ai pas fait d'enquête sur tout le territoire de la commune, mais j'observe régulièrement le parking marqué "privé" destiné aux visiteurs l'ensemble résidentiel où j'habite, qui comprend 30 places librement accessibles et jamais contrôlées, ce qui à la longue doit tout de même se savoir. A 8h15 ce matin, il était complet mais ne comptait que trois automobiles immatriculées en Haute-Savoie. Des frontaliers travaillant à proximité? Peut-être. Des visiteurs légitimes, parents ou amis d'habitants? Peut-être tout autant. En conclusion, vraiment pas de quoi en faire un fromage, sauf par ceux qui ont tout intérêt à le faire, la technique de la "Grosse Lüge" chère à Goebbels ayant ses adeptes. C'est ainsi que certains font la politique.

 


(ci-dessus: 30 places, trois véhicules immatriculés en Haute-Savoie. Des "frontaliers" travaillant en Suisse? Peut-être. Mais peut-être tout autant de simples visiteurs).

 

 

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Commentaires

Ce n'est pas les frontaliers suisses qui travaillent en France qui encombrent les routes!

Allez vous balader, vers 16.30 entre les douanes côtés Salève et Carouge, et compter les voitures frontalières!

Écrit par : dominiquedegoumois | 05/05/2010

Ou alors prenez un tram au départ de Moellesulaz vers 7h30 / 8h...Dès le premier arrêt ya deja plus de places assises...en tout cas moi je comprend que les Suisses puissent faire la gueule...mais faut arrêtez de stigmatiser les frontaliers c'est pas notre faute si l'Etat Genevois avait PROMIS aucun "dumping salarial" suite aux bilatérales...et travaillant dans une agence intérim je peux vous assurer que l'Etat ne fait rien contre ce phénomène...AU CONTRAIRE...

Écrit par : lyonnais du 69 | 05/05/2010

Sachant que les Suisses officiellement domiciliés en France ont des plaques françaises, Mr Degoumois pourrait-il nous expliquer comment il reconnaît les "voitures frontalières" ?

Écrit par : Lulu | 05/05/2010

@dominiquedegoumois: je ne sais ce que vous entendez par les "douanes côté Salève et Carouge" (sic) mais je parle de Thônex où, je me répète, le trafic est essentiellement nord-sud et d'ailleurs relativement peu transfrontalier, ce denrier passant par la route Blanche touchant peu notre communne. Le tram est effectivement plein de frontaliers dès Moillesulaz comme le remarque à juste titre "lyonnais du 69", mais c'est normal: dans quelle ville trouve-t-on des places assises dans les transports publics à 7h30? Mon propos est que les problèmes de circulation de Thônex ne sont pas principalement dus aux trafic transfrontalier contrairement aux idées reçues et à ce que certains voudraient nous faire croire. Or si le diagnostic est faux, les éventuelles mesures correctives seront inadaptées et inutiles.

Écrit par : Ashwani Singh | 05/05/2010

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