10/09/2009

Le renvoi des diplômés étrangers (non européens) est-il une aberration économique?

Selon la Tribune de Genève du 15 juillet 2009, le député PDC Guillaume Barazzone se bat depuis deux ans pour empêcher le renvoi des hauts diplômés étrangers dont la Suisse a financé les études, renvoi qu'il considère comme une aberration politique, économique et scientifique. Une initiative parlementaire de l’élu vaudois Jacques Neirynck (lui aussi PDC) a été largement approuvée par la Commission des institutions politiques. Les cantons vont maintenant être consultés. Guillaume Barazzone presse donc le Conseil d’Etat d’appuyer ce texte.


Or si certains diplômes sont sans doute utiles à notre économie (informatique, télécommunications, microtechnique, sciences de l'ingénieur en général, haute finance….), c'est moins le cas pour d'autres (sociologie, psychologie, histoire de l'art, lettres, théologie, études du développement…), sans porter de jugement autre que celui purement de "l'utilité économique" avancé comme argument premier par les promoteurs du projet. Alors qu'ils soient chinois, brésiliens, américains, indiens, russes, japonais ou israéliens, privilégions les diplômés susceptibles de trouver rapidement un emploi, et non ceux qui vont probablement de se trouver longtemps au chômage (même si cette option pourrait s'avérer fort attractive pour certains…). Appliquons la mesure de manière pragmatique et sélective. Surtout ne la généralisons pas!

(v. aussi http://www.apexserv.com/asingh/formation.php)

19:37 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : études; formation; étrangers | |  Facebook

Commentaires

Voici chers lecteurs une preuve concrète du projet "d'immigration choisie" orchestrée par les libéraux et l'UDC.

Écrit par : CA | 10/09/2009

Bonsoir.
Le problème ne concerne pas que l'emploi rapide ou non des diplômés mais aussi le cout des études. Pour une personne qui réside en Suisse c'est bon car il reste sur place souvent et, donc, rembourse le cout de ses études pour la collectivité. Mais ceux que l'on expulse ont coutés à la communauté pour des études de qualités et nous ne recevons rien en retour, le remboursement est inexistant.

PS: la sociologie peut facilement trouver des débouchés dans beaucoup de domaines comme les lettres d'ailleurs. Dans ces branches ce qui compte, économique parlant, n'est pas la branche mais la formation qui insiste sur l'auto-formation, la rapidité et la flexibilité. Autrement dit, des diplômés qui apprennent rapidement et qui s'adaptent très facilement.

Écrit par : Hassan | 10/09/2009

Mais un diplômé qui rentre dans son pays et met à profit pour celui-ci ce qu'il appris chez nous, c'est cela notre rétribution. Hassan, pourquoi voir tout cela le point de vue financier ? Si cela ne rapporte pas d'argent, c'est notre contribution au développement de la planète, qui nécessite que des étudiants de pays en voie de développement acquièrent des connaissances dans les universités des pays développés.

D'ailleurs, ceux qui parviennent à rester en Suisse ne rapportent pas grand chose voire coûtent à notre pays. Beaucoup préfèrent être pizzaïolo en Suisse que sociologue dans leur pays...

Écrit par : Pierre Bamio | 11/09/2009

Tout a fait d'accord sur le premier point, un monde qui n'obéit qu'a des règles financières est un monde inhumain et dans lequel je refuse de vivre comme tout être sain d'esprit. De plus, si nous pouvons aider c'est bien mais il faut tout de même être courtois. Pour le second point, je n'ai pas de chiffres donc je ne m'avancerais pas.

Écrit par : Hassan | 11/09/2009

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