06/02/2017

FORTA - les arguments des opposants ne tiennent pas la route

Certains sont mensongers ou faux, d'autres saugrenus et surprenants. "Pillage de la caisse fédérale"? C'est plutôt le contraire, car c'est l'automobiliste qui l'alimente - et qui continuera de l'alimenter -, avec ou sans FORTA. Puis on tombe sur l'affirmation pour le moins bizarre que "plus le réseau routier est vaste, plus il y a d'embouteillages", une logique originale que les opposants doivent bien être les seuls à comprendre…

On retrouve l'éternel l'argument éculé de l'"aspirateur à voitures", selon lequel toute mesure visant à supprimer des bouchons, à fluidifier le trafic et à contourner les agglomérations - car c'est bien de cela qu'il s'agit - incitera la population à bouder les transports publics et la mobilité douce, à se précipiter chez son garagiste pour acheter une voiture et à se mettre au volant. Ils oublient que la Suisse a déjà un taux de motorisation parmi les plus élevés au monde avec 543 véhicules privés pour 1000 habitants - hommes, femmes, enfants, retraités et handicapés compris -, qu'on ne peut pas conduire deux voitures en même temps et qu'une voiture ne peut pas se trouver à deux endroits en même temps.

Le fait que FORTA financera majoritairement les autoroutes est critiqué: et alors? C'est une vérité et une évidence, car les routes nationales sont effectivement en grande partie des autoroutes. Le rôle premier de la Confédération en matière routière est bien de financer les routes nationales et il n'y a là pas matière à (feindre?) s'en étonner ou s'en offusquer.

"Le fonds FORTA n'est pas nécessaire" selon les opposants, car il y aurait trop peu de projets routiers "prêts à être réalisés". Ils citent quelques exemples choisis mais omettent soigneusement de parler du contournement de Morges, de l'élargissement de l'actuelle autoroute de contournement de Genève, de la future Traversée du Lac et du bouclement autoroutier de la rive gauche, plébiscités par 62% des Genevois et qu'il faudra bien financer d'une manière ou d'une autre.

"Conduire revient toujours meilleur marché": non. En ne citant que la taxe sur les carburants, les opposants occultent d'autres mesures, dont notamment celles de la loi sur le CO2 qui prévoit des fortes augmentations des taxes à l'importation, que les importateurs répercuteront sur les acheteurs; les cantons prévoient aussi des fortes augmentations des taxes d'immatriculation. Conduire reviendra de plus en plus cher, avec ou sans FORTA.

"Les projets d'agglomération sont beaucoup plus efficaces pour résoudre les problèmes d'embouteillage" prétendent les opposants, qui critiquent le fait que seul 10% des fonds FORTA seraient affectés aux projets d'agglomération. Ils oublient commodément les projets de contournement autoroutier des agglomérations, au cœur des projets à financer par FORTA.

"FORTA renforcera l'impact du trafic routier sur l'environnement et le paysage en Suisse", nous affirment les opposants. Or il n'est pas question de construire des dizaines de kilomètres de nouvelles autoroutes en rase campagne, d'ailleurs personne ne les réclame, mais bien de réaliser enfin les quelques tronçons manquants, de contourner des villes et villages sinistrés par le trafic de transit et d'éliminer les points noirs, les goulots d'étranglement.

Sous le slogan "Déplacer des données plutôt que des marchandises et des personnes", les opposants se piquent de modernité et de vision de la société de demain en affirmant que "la numérisation ultra rapide de nos sociétés industrielles va changer de façon spectaculaire notre mobilité et les flux de marchandises", mais sans nous expliquer en quoi cela modifiera d'une quelconque manière les besoins locaux et régionaux en mobilité, ni pourquoi la microinformatique généralisée de ces trente dernières années n'a pas freiné les besoins en mobilité individuelle motorisée. L'imprimante 3D dans chaque ménage n'y changera rien. Elle n'imprimera ni un kilo de tomates ni une salade.

En poussant plus loin le futurisme des opposants, il sera peut-être possible un jour de commander, à partir de son smartphone, tout dont nous aurions besoin et nous faire livrer sur nos balcons par des drones. Peut-être aussi que nous disposerons tous d'une appli pour commander un drone à passagers qui nous déposerait partout où nous le voudrions. Ce n'est pas pour demain, mais il est vrai que là, nous n'aurions plus besoin d'automobiles ni de routes; mais pas non plus de trains et de transports publics.

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Un ciel engorgé de drones? Sans un réseau routier fluide, c'est ce qui nous attend.

Si vous n'en voulez pas, FORTA est indispensable!

 

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24/10/2016

Sortir du nucléaire: idéalisme, ignorance et naïveté, mais aussi opportunisme politique, cynisme et égoïsme

Il est piquant d'observer que ceux-là même qui accusaient l'UDC de jouer sur les angoisses profondes de la population lors des initiatives sur les minarets, les criminels étrangers ou l'immigration de masse utilisent eux-mêmes les méthodes qu'ils critiquent chez les autres en lançant leur initiative sur la sortie du nucléaire, car leur but est bien d'exploiter, à des fins d'augmentation de leur popularité politique, la peur que suscite l'énergie nucléaire chez beaucoup. Voilà pour la mauvaise foi et l'opportunisme. Le cynisme vient du fait que ces mêmes milieux sont parfaitement conscients que l'abandon accéléré du nucléaire ne pourra se faire qu'avec l'achat massif d'électricité à l'étranger, elle-même forcément en grande partie d'origine fossile ou nucléaire. Le côté égoïste, c'est que cela revient d'une manière ou d'une autre - et une fois de plus - à reporter consciemment et volontairement, sur l'étranger, des nuisances réelles ou perçues dont nous ne voulons pas chez nous.

Les initiants auraient pu s'en prendre à l'énergie électrique d'origine fossile: cela aurait permis d'éviter des émissions de CO2; s'en prendre au nucléaire, c'est assurer plus d'émissions de CO2 et donc se tirer une balle dans le pied. Cela dit, que ce soit par idéalisme, ignorance ou naïveté, Genève votera peut-être en faveur de l'initiative "Sortir du nucléaire"; le peuple Suisse peut-être aussi. Peut-être même aussi une majorité des cantons. C'est finalement tellement tentant et facile de voter "oui" !

Qui n'a pas peur de l'énergie nucléaire?

Actuellement, outre les 450 réacteurs nucléaires en activité dans le monde, 63 supplémentaires d'une capacité moyenne de 1000 MW sont en construction, dont 21 en Chine, 8 en Russie, 6 en Inde, 4 chacun aux USA et aux Emirats et trois en Corée; il y en a même deux au Japon ! (https://www.iaea.org/pris/)

Sophie n'a pas besoin du nucléaire?

Par contre le reste du monde oui, du moins pour
quelque temps encore, donc pas besoin de l'insulter
en tirant la langue. Ceux qui voteront "oui"
condamnent Sophie à un monde avec plus de CO2
et un réchauffement climatique accéléré.
Ce n'est sans doute pas ça qu'elle veut.

Sortir du nucléaire progressivement, en douceur, naturellement...oui,
mais de manière brutale, arbitraire, inutilement précipitée, NON !

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18/09/2016

Diminuer l'empreinte écologique de la Suisse, OUI - accepter l'initiative "Economie verte", NON !

Notre pays compte actuellement environ un millième de la population mondiale, proportion qui ne devrait pas augmenter et qui pourrait même diminuer légèrement d'ici à 2050. Or, même si l'empreinte écologique suisse est proche du triple de la moyenne mondiale, elle n'est que de trois millièmes de cette dernière. Ainsi, quoi que l'on fasse à l'avenir en Suisse, que notre empreinte écologique double ou soit réduite à néant, l'impact sur la planète sera négligeable et passera inaperçu, noyé dans le bruit de fond. On entend déjà ceux qui protesteront: "…si tout le monde raisonne comme ça…": effectivement, mais tout dépend qui, car la Chine et les Etats-Unis représentent à eux seuls 30% de l'empreinte écologique mondiale (respectivement 16% et 14%) et leurs décisions, ainsi que celles d'autres grands pays, auront quant à elles un impact bien réel.

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29/08/2016

Impôts: supprimons la valeur locative !

Pour les propriétaires qui occupent leur logement, une "valeur locative" est ajoutée à leur revenu imposable, tant fédéral que cantonal - rien de nouveau à cela. Ce revenu fictif, mais dont l'imposition est pourtant bien réelle, constitue toutefois une particularité suisse. Certes les intérêts hypothécaires sont déductibles1, mais les personnes ayant remboursé leur dette, souvent âgées et pour lesquelles le bien immobilier dans lequel elles vivent constitue une part importante de l'épargne vieillesse, ne peuvent plus profiter de cette déduction. Par ailleurs, les taux hypothécaires sont particulièrement bas et le resteront longtemps, alors que les administrations fiscales tendent à réévaluer les valeurs locatives.

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19/07/2016

La pénurie de logements…n'est pas forcément là où on le pense!

On apprend par la presse que deux initiatives de la gauche concernant le logement ont été déposées la semaine dernière. La première prévoit que 80% des logements en zone de développement soient destinés à la location et que 50% soient des logements d'utilité publique, subventionnés par l'Etat, autrement dit par vous et moi et tous ceux qui n'en bénéficions pas. En plus, ces logements devraient être réalisés par des coopératives ou des investisseurs sans but lucratif, tels que des fondations, afin de "sortir d'une logique spéculative"[1]. La deuxième initiative, complément et corolaire de la première, demande que, dans des situations de pénurie[2],  l'on ne puisse plus déclasser des terrains en zone ordinaire, mais uniquement en zone de développement.

Or on peut sérieusement douter que le 50% de la population, majoritairement constitué de la classe moyenne, mérite réellement un logement subventionné qui, d'une manière ou d'une autre, ne peut être que financé par l'autre 50%. Ensuite, la demande pour des appartements en PPE reste forte, une réalité qui est bien sûr totalement occultée par les initiants. Alors que les appartements en PPE[3] ne constituent actuellement que 11% des logements genevois, pas loin de la moitié des ménages semble désireuse d'être propriétaire, comme en témoigne le résultat de la votation du 5 juin dernier. C'est donc plus et non moins de logements en PPE qu'il faut construire pour répondre à la demande. Les conditions de crédit sont en outre particulièrement favorables: libérons enfin la PPE de son carcan et surtout n'y ajoutons pas de contraintes supplémentaires telles que celles prévues par ces initiatives.

Bien sûr, le moment venu, il faudra balayer ces initiatives. Mais il faudra aussi que le contre-projet du Conseil d'Etat tienne compte sérieusement de cette demande latente mais non moins réelle, émanant d'une majorité silencieuse et non vociférante, pour du logement en copropriété.

******

C'est vrai, mon post ne concerne pas Erdogan, les musulmans, le Brexit ou le terrorisme, alors tout particulièrement merci de m'avoir lu jusqu'au bout. Bon été à vous tous.

______________________________

[1] Par contre la logique économique du retour sur investissement semble échapper aux initiants.

[2] Il y a pénurie lorsque le taux de vacance est inférieur à 2%; nous en sommes très en dessous.

[3] Voir  http://unegeneveouvertedynamiqueetoptimiste.blog.tdg.ch/a...

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08/06/2016

Pourquoi je ne déteste pas MONSANTO

Je le dis d'emblée, je ne rejoindrai pas ce troupeau de moutons qui bêle en chœur au moindre son du mot "MONSANTO". On peut ne pas aimer les les herbicides - et notamment le glyphosate -, l'agrochimie et les multinationales, mais pourquoi cet acharnement, qui s'apparente à du mobbing, sur une seule société?

Bien qu'il ne soit pas le seul herbicide chimique, le glyphosate est celui qui est le plus largement utilisé en Europe et dans le monde. Développé par MONSANTO dans les années 70, puis commercialisé sous le nom de marque ROUNDUP[1], le brevet a expiré dans les années 90. Aujourd'hui, une vingtaine d'entreprises synthétisent le produit générique, dont les principales sont chinoises et indiennes, mais parmi lesquelles on trouve également BASF, BAYER, DOW, DUPONT, SYNGENTA (société suisse qui produit des herbicides à Monthey, et qui vient d'être rachetée par un groupe chinois) et bien sûr aussi MONSANTO. La Chine est aujourd'hui le premier producteur et le premier exportateur, contrôlant 30% du commerce mondial du glyphosate.

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02/06/2016

Traversée du Lac et fluidité des axes principaux: Thônex, Veyrier, Puplinge, Presinge, Jussy, Choulex, Meinier…même combat !

Pour ces localités de la rive gauche, le contre-projet à l'IN154 permettra d'assurer la fluidité de l'axe route-de-Jussy / avenue-de-Thônex (ce qui nécessitera bien sûr des mesures d'accompagnement et des aménagements spécifiques).

En plus de tous ses autres avantages largement connus, la Traversée du Lac (IN 157) permettra en outre de délester la route de Jussy sur son tronçon le plus engorgé, Puplinge-Thônex. Elle permettra aussi de désenclaver toute cette partie du canton, actuellement un espèce de cul-de-sac très mal relié au reste de la Suisse.

Alors clairement, pour le 5 juin: NON à l'IN 154, OUI au contre-projet, préférence au contre-projet et OUI à la Traversée du Lac !!


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Finissons-en avec ça ! OUI à la Traversée du Lac, NON à l'IN 154, OUI au contre-projet!!!

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01/06/2016

Locataires, mobilisez-vous, c'est le dernier moment !

Combien parmi vous aspirent à être propriétaires de votre logement? Vous êtes certainement beaucoup parmi les 83% de locataires que compte le canton, taux le plus élevé de Suisse1. Et même si vous ne vous sentez pas directement concerné, pensez à vos enfants, vos proches et vos amis potentiellement intéressés à acquérir leur logement un jour ou l'autre à un prix plafonné, ce qui est actuellement impossible. Marre de payer un loyer toute votre vie? Et même si vous êtes locataire et comptez le rester, voter "OUI à plus de liberté pour les locataires" ne péjorera en rien vos droits, mais contribuera à rendre plus facile l'acquisition à la propriété par ceux qui le souhaitent. Alors n'hésitez plus, votez OUI le 5 juin à plus de liberté pour les locataires!

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1A part le canton-ville de Bâle, à peine plus haut que le nôtre; 17% de propriétaires, c'est 83% de locataires!

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17/05/2016

OUI à l'acquisition d'appartements en PPE, OUI à plus de liberté pour les locataires

En effet, l'achat d'un appartement reste le principal moyen d'acquérir un logement. Pour du neuf, on peut quasiment oublier la maison individuelle. Les directives imposées par Berne pour le maintien des surfaces d'assolement font qu'il n'y aura très vraisemblablement plus de déclassements de terrains agricoles et aucun nouveau lotissement. Les autorisations de construire pour une "densification douce" individuelle et progressive de la zone villa existante restent difficiles voire impossibles à obtenir, vu que le canton entend bien déclasser petit à petit ces zones pour que l'on y construise des immeubles. Pour les villas existantes, les nouveaux acquéreurs n'ont donc que le choix entre, d'une part, le luxe des beaux quartiers[1] et des communes riches bordant le lac et, d'autre part, le moyen de gamme sur lequel pèsera de plus en plus l'épée de Damoclès d'un déclassement.

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Résidence Apollo à Thônex, cconstruite en 1975: 420 appartements en PPE, dont près de 40% sous-loués.

Combien d'appartements en PPE?

 On ne dispose pas de statistiques qui répondent directement à cette question. Par contre on sait que sur les 227'000 logements que comptait le canton fin 2015, 83% étaient loués et 17% occupés par leurs propriétaires. On sait également que le nombre de villas est de 25'000[2]. En estimant à 20%[3] la part des villas et des appartements en PPE[4] qui sont sous-loués à leur tour, on arrive à 178'000 le nombre de logements en immeubles locatifs et à 24'000 le nombre d'appartements en PPE, chiffres cohérents et probablement proches de la réalité, mais qui mériteraient d'être validés par une étude spécifique.

Parmi les 83% de locataires que compte notre canton, beaucoup souhaiteraient être propriétaires, ce qui, pour les familles de la classe moyenne, implique donc presque toujours l'achat d'un appartement. Or les prix des appartements vendus de gré à gré entre particuliers dépassent souvent les moyens des jeunes familles. Par ailleurs, on ne construit pas assez d'appartements dont  les prix sont contrôlés[5] pour satisfaire la demande latente. Une loi votée par le Grand Conseil l'automne dernier cherchait à élargir l'offre d'appartements à acquérir à ceux occupés depuis cinq ans par le locataire, à un prix plafonné, pour autant que les deux parties le veuillent et avec toute une série de garde-fous contre des congés-vente abusifs. Les associations qui prétendument défendent les locataires - mais qui en réalité ne font qu'avancer leurs propres intérêts - ont lancé un référendum contre cette loi, raison pour laquelle nous sommes appelés à voter sur ce sujet le mois prochain. L'ASLOCA et consorts souhaiteraient probablement qu'il n'y ait que des locataires à Genève, cela renforcerait leur petit pouvoir local; d'après eux, ceux qui cherchent à acheter n'ont finalement qu'à aller habiter en France ou dans le canton de Vaud.

Le 5 juin, il faut dire "OUI à plus de liberté pour les locataires, OUI à l'assouplissement de la Loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d’habitation (mesures de soutien en faveur des locataires et de l’emploi) (LDTR), cette chape de plomb qui bloque  la construction et la vente de logements à Genève.

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[1] Souvent "densifiables" car dans des zones ne risquant pas le déclassement.

[2] Je me fais violence pour utiliser le terme "villa" dans le sens où il galvaudé mais généralement admis à Genève pour simplement désigner une "maison individuelle", alors que des "vraies villas" se trouvent sur les rives du Lac Majeur et des Iles Borromées…mais passons.

[3] Le taux de sous-location en PPE se situe probablement entre quasiment zéro pour du neuf et une valeur proche de 40% pour les immeubles datant des années '70 que j'administre.

[4] J'applique le terme PPE pour inclure également les appartements sous le régime (résiduel et en régression) de la Société anonyme d'actionnaires-locataires et celui (encore marginal) de la coopérative.

[5] En zone dite "de développement".

13:29 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (28) | |  Facebook

11/11/2015

L'objectif "paix des transports" et le cas de Chêne-Thônex

Parmi les routes du réseau primaire figure l'axe "avenue de Thônex/route de Jussy/Pont de Sierne/Plateau de Vessy".Cet axe, qui n'est ni une "pénétrante" ni un maillon de la moyenne ceinture, canalise le trafic entre l'ensemble du secteur d'Arve-et-Lac d'une part, et Carouge, la Praille et Plan-les-Ouates d'autre part. Il est - et continuera d'être - mal desservi par les transports publics. C'est la "tangentielle est" du canton, une dorsale à fort trafic qui d'ailleurs sera en nette augmentation avec l'urbanisation prochaine des Communaux d'Ambilly.

La deuxième particularité de cet axe est qu'il traverse le cœur même de l'agglomération de Chêne-Thônex, contrairement aux autres agglomérations de la zone II 1. En effet, tant à Meyrin qu'à Bernex et Versoix, l'axe primaire contourne l'agglomération, ou l'effleure en tangente.

Sa troisième particularité est de ne jamais avoir fait l'objet d'aménagements sérieux visant à améliorer sa fluidité.

Or à son art 4 al 7, le projet de loi sur la mobilité prévoit deux dispositions potentiellement contradictoires pour les agglomérations classées en zone II:
a)    le trafic de transit est fortement restreint;
b)    des axes routiers structurants sont aménagés de façon à garantir la fluidité du transport individuel motorisé.

Alors bien que ni pénétrante ni partie de la moyenne ceinture, l'axe Jussy-Carouge sera-t-il malgré tout considéré comme axe routier "structurant", et donc aménagé pour être fluide au sens de la lettre (b), ou, au contraire, le trafic de transit y sera-t-il "fortement restreint" au sens de la lettre (a) par le fait qu'il traverse une zone II, ce qui serait fort inquiétant car on ne voit vraiment pas par où pourrait alors passer le trafic de transit ainsi "restreint"...

Pour que le projet de loi atteigne véritablement ses buts, il faut clairement identifier les axes qui devront être aménagés pour garantir la fluidité du trafic automobile, ceci afin de délester le réseau secondaire et de quartier afin de le rendre - puis de le réserver - à la mobilité douce, au trafic de proximité, aux habitants. Une fois ces axes identifiés - et l'axe Jussy-Carouge doit incontestablement en faire partie - il faudra chiffrer ces aménagements, puis les réaliser, en leur consacrant les moyens nécessaires.

Le but ne sera jamais atteint uniquement au moyen de restrictions - même si elles sont relativement peu coûteuses et donc très faciles à mettre en œuvre -, vu qu'elles ne feront que de rallonger les bouchons. Il faut le courage d'admettre qu'il faudra aussi investir dans des infrastructures routières, et de grâce surtout pas uniquement des feux, fussent-ils "intelligents", mais aussi des élargissements, des passages sous-route, des tranchées couvertes…


1Telles que définies par le Projet de loi sur la mobilité et autres que Carouge, Lancy et Vernier, traversées elles par la moyenne ceinture.

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05/11/2015

A Thônex: consensus ficelé - bouchons assurés ?

Je ne l'espère pas. En effet, je ne rejette pas d'emblée ce consensus qui est le fruit d'un énorme travail, mais par contre insisterai pour qu'il soit appliqué avec souplesse afin de tenir compte des spécificités locales.

Le centre urbain de Thônex et de la commune voisine de Chêne-Bourg a été classé par cette "sous-commission" en "Zone II", dans laquelle il s'agira donc d'accorder la priorité aux transports publics et à la mobilité douce. Sur le principe, pas de problème. C'est d'ailleurs déjà largement le cas pour les aménagements soit existants, soit décidés pour une réalisation prochaine.
Une sous-commission de la commission "transports" du Grand conseil élabore un projet de loi  visant à mettre fin à la guerre des transports et à offrir une alternative "consensuelle" à l'initiative des Verts voulant accorder la priorité absolue aux transports publics dans tout le canton.

 Il est toutefois primordial de préserver un axe fluide!

Or une des spécificités du cœur de l'agglomération Thônex/Chêne-Bourg est qu'il est traversé du nord au sud par l'axe Jussy - Sierne - Vessy - Carouge, sur lequel passe le trafic de transit "tangentiel" sur la partie "est" du canton, tout un trafic qui ne se rend donc pas au centre-ville. Cet axe, constitué sur les communes chênoises de la route de Jussy, de l'avenue François-Jacquier et de l'avenue de Thônex, figure au Plan directeur du réseau routier en tant que réseau primaire. Il est important d'assurer qu'il soit le plus fluide possible afin d'éviter que ne s'aggrave encore plus le trafic de transit qui percole à travers les rues secondaires et de quartier, ces dernières devant évidemment être "rendues" à la population, au trafic de proximité et à la mobilité douce, ce qui n'est possible que si le trafic de transit est canalisé sur un axe prioritaire rendu fluide1 par un ensemble cohérent de mesures comprenant les panneaux de signalisation, le marquage au sol et le règlage correctement calibré des feux dits "intelligents" qui remplacent de plus en plus les giratoires - ce qui est apparemment dans l'air du temps.

 

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En rouge: routes du réseau primaire
En bleu: routes du réserau secondaire
En ocre: la zone II

La commune de Lancy est traversée par la grande ceinture sur laquelle l'on maintiendra probablement une certaine fluidité, par exemple sur la route du Pont Butin. Je suppose, du moins je l'espère, qu'il en sera de même pour le viaduc de l'Ecu où la fluiditié ne sera pas remise en question. Par contre les zones II sur les autres communes ne semblent pas être traversées par des pénétrantes ou des routes du réseau primaire à fort trafic de transit. Thônex/Chêne-Bourg serait donc un cas particulier, pour lequel l'axe de transit nord-sud doit être considéré au même titre que la grande ceinture.

Il s'agira, dans l'éventuelle loi découlant de ce consensus, ainsi que dans son application, d'en tenir compte.


 1 La grande pénétrante qu'est la route Blanche/route de Malagnou traverse également la commune de Thônex mais se trouve en tranchée ouverte enjambée par des ponts, et n'interfère que peu avec le trafic local.

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10/10/2015

On se demande comment fonctionne le moteur de recherche de la TdG...

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25/09/2015

Pour ceux qui (comme moi) regrettent les ondes vertes et les giratoires: on ne fluidifie plus le trafic, on le régule !

Depuis 1980, le nombre de véhicules automobiles dans le Canton de Genève a augmenté de 175'000 à 255'000, soit de 46%. Dans ce laps de temps, on n'a quasiment pas construit de nouvelles routes. On n'a pas non plus élargi les routes existantes (trop d'expropriations de terrain nécessaires, trop d'oppositions potentielles, pas assez de place, trop compliqué…). On n'a pas construit de voies rapides souterraines à part à Vésenaz (trop chères vu les finances publiques), ou surélevées (elles heurtent le sens esthétique de certains); le viaduc de l'Ecu à Vernier qui relie le Pont Butin à Louis-Casaï - et c'est bien le seul -, date des sixties[1].



[1] Une exception, le programme de l'Office fédéral des routes (OFROU) pour l'élimination des goulets d'étranglement du réseau des routes nationales, qui concerne, à Genève, l'actuelle autoroute de contournement.

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31/03/2015

La saga du tram 16

Au début des années 90, les habitants des Trois-Chêne apprenaient la bonne nouvelle selon laquelle ils pourraient rejoindre Cornavin sans transbordement grâce à une nouvelle ligne de tram. La mise en service a ensuite été retardée par des travaux importants et imprévus (plusieurs dizaines de millions de francs) au quai de la Poste, concernant notamment des problèmes de collecteurs d’égout. Mais en 1998, la ligne portant fièrement le numéro 16 était enfin inaugurée, de Moïllesulaz jusqu’à Cornavin d’abord puis, dès 2007, jusqu’aux Avanchets et enfin, dès 2009, jusqu’à Meyrin.

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Nostaligie: Tram 16 à Cornavin, destination Moilllesulaz

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24/02/2015

Traversée du Lac : débat public à Thônex le 4 mars

La récolte de signatures pour l’initiative "Oui à la grande traversée du lac" a abouti le mois dernier. Les initiants, souhaitent ainsi apporter leur soutien au Conseil d’Etat dans ses négociations avec Berne, et notamment avec l’Office fédéral des routes (OFROU), dans l’espoir d’une réalisation à l’horizon 2030. Nous voterons sur cette initiative ici un an. Le projet du Conseil d’Etat prévoit une traversée du lac entre le Vengeron et la Pointe-à-la-bise par un tunnel ou un pont, puis un contournement autoroutier "est" passant par Meinier et Puplinge pour rejoindre la douane de Thônex-Vallard par une succession de tunnels et de tranchées ouvertes ou couvertes.

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20/02/2015

Trafic à Thônex: soulageons enfin les avenues Tronchet et Adrien-Jeandin !

Les avenues Tronchet et Adrien-Jeandin, avec leurs embranchements que sont les impasses des chemins des Deux-Communes, Edouard-Olivet et de Chapelly, rassemblent la plus forte concentration de population de la commune. Ce périmètre comprend en outre deux écoles, trois crèches publiques, deux crèches privées, deux bâtiments EPI, un immeuble D2, une piscine publique avec deux bassins (couvert et extérieur), deux restaurants comprenant des terrasses au niveau de la rue et la Salle des fêtes. Pour couronner le tout, l’une des entrées et l’unique sortie du parking du Centre commercial de Thônex débouche sur l’avenue Adrien-Jeandin.

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05/02/2015

Rue de Genève : un « espace rue » et non une « muraille de Chine » !

La suppression des arrêts de tram « François-Jacquier » et « Tronchet » et leur consolidation dans l’arrêt « Graveson » a fortement modifié les cheminements piétonniers pour traverser la rue de Genève dans l’épicentre urbain de Thônex. Le déclassement de la rue de Genève, du réseau primaire au réseau secondaire ou de quartier, cité dans le Plan directeur communal[1], ainsi que la rénovation de la place de Graveson, ont notamment pour but de créer, au centre même de la commune, un « espace rue » comprenant également la place du Chêne-Vert, visant à faciliter les liaisons piétonnières nord-sud[2].

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30/01/2015

Combien sont-ils payés...

 …par rapport à leurs collègues de Lausanne, de Berne, de Bâle et de Zürich ? Je parle bien sûr des salariés de la fonction publique et assimilés, qu’ils soient par exemple enseignants, conducteurs des transports publics ou encore policiers. Il est beaucoup question ces temps à la fois de grèves et du budget de fonctionnement de l’Etat, ce dernier étant, comme on le sait, constitué en grande part de masse salariale. Alors les salaires (et avantages sociaux, primes, etc.) payés à Genève sont-ils plus ou moins en ligne avec ceux payés dans des villes et cantons comparables, ou sont-ils disproportionnellement élevés ? Dans un cas comme dans l’autre, il serait utile que cela fasse enfin l’objet d’une information objective et transparente. Après, on choisira ou non de stigmatiser les fonctionnaires et critiquer ceux qui font grève, mais avec, à la clé, des chiffres concernant leur traitement. Ce sujet n'a pas à être tabou mais fait partie d'un débat démocratique, citoyen et nécessaire. J’invite tous les lecteurs qui disposent de données ou qui savent où les trouver de partager leurs sources et de contribuer au débat.

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14/01/2015

Traversée du lac et pavé dans la mare "Weibel": une variante sérieuse ?

La récolte de signatures pour l’initiative cantonale populaire "Oui à la grande traversée du lac" a abouti et nous serons appelés à voter sur le sujet, probablement d’ici une année. L’initiative inscrirait la traversée du lac dans la constitution genevoise, envisagerait la possibilité d’un cofinancement par un partenariat public privé (PPP) et demanderait au Conseil d’Etat de prévoir différentes mesures d’accompagnement pour favoriser les transports publics, la mobilité douce et l’aménagement d’espaces verts1. Les initiants souhaitent ainsi apporter leur soutien au Conseil d’Etat dans ses négociations avec Berne, et notamment avec l’Office fédéral des routes (OFROU), dans l’espoir d’une réalisation à l’horizon 2030. L’initiative ne précise pas de tracé, mais son soutien au projet décrit dans le rapport de 20112 du Conseil d’Etat et du Grand Conseil, qui n’est pour le moment pas remis en question et qui reste toujours la référence de base, paraît plus qu’implicite. Ce projet prévoit une traversée du lac entre le Vengeron et la Pointe-à-la-bise par un tunnel ou un pont, puis un contournement autoroutier "est" passant en gros par Meinier et Puplinge pour rejoindre la douane de Thônex-Vallard par une succession de tunnels et de tranchées ouvertes ou couvertes. Il n’est pas question, dans le projet officiel, d’intégrer le rail; d’ailleurs le tracé retenu n’y serait d'aucun intérêt.

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01/10/2014

Après l'échec de l’IN 152, l’aménagement urgent de la circulation à Arve-et-Lac

Quarante-quatre pourcent des votants Thônésiens se sont exprimés pour la traversée de la rade, le plus fort taux de "OUI" parmi les communes de plus de 10'000 habitants. Les huit communes qui ont quant à elles accepté l’initiative 152 sont voisines, situées dans le secteur d’Arve-et-Lac et sont, tout comme Thônex, très mal reliées à la rive droite et au reste du pays. Mais il est vrai que nos problèmes de mobilité n’intéressent pas toujours la population des autres parties du Canton. Je le regrette.

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