25.01.2012

Plus de maths, d'ingénieurs et d'informaticiens, s'il vous plaît!

Il m'est arrivé il y a quelques années d'avoir à gérer un contrat pour la mise à niveau du système financier informatisé d'une importante organisation internationale basée à Genève. Suite à un appel d'offres public, deux sociétés se sont finalement vues attribuer le projet, l'une étant un des géants des services informatiques au niveau mondial (ACCENTURE, CAP-GÉMINI, COGNIZANT, IBM, KPMG, peu importe lequel) alors que l'autre, le partenaire que je représentais à l'époque sur le marché genevois, était un des "big five" indiens (HCL, INFOSYS, SATYAM, TCS, WIPRO, même remarque). La société indienne avait mis sur pied une équipe d'une cinquantaine de consultants pour travailler sur ce projet pendant pratiquement une année, dont une vingtaine se trouvait déléguée sur place, travaillant dans les locaux du client, à Genève[1].

Pour compléter l'équipe, nous cherchions également quelques profils spécifiques que nous pensions toutefois pouvoir trouver, sur place à Genève, sans problème. Une offre d'emploi pour des développeurs disposant de quelques années d'expérience sur différents sous-modules d'ORACLE Finance été publiée dans la presse locale. Résultat: trois réponses de Genève (et de loin pas les meilleures…) et une centaine de France (principalement) et d'ailleurs, dont certaines excellentes. Inutile de vous dire que le choix du client s'est porté sur un candidat étranger.

Quelles conclusions tirer de cette expérience?

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19.01.2012

Oui à la traversée de Thônex!

Hier, le mercredi 18 janvier 2012, le projet de traversée du lac - et son complément qu'est l'autoroute de contournement "est" (de Vésenaz-à Vallard ou Etrembières) - a donc pris un sérieux coup de frein, et ce ne sont pas les molles phrases se voulant vaguement rassurantes de M. Antonello Laveglia, Porte-parole de l'Office fédéral des routes (Ofrou) selon lesquelles "rien n'est encore perdu pour Genève" qui nous feront croire le contraire. Si l'on doit compter sur Berne, l'éventuelle réalisation que l'on pouvait encore espérer pour 2035 ou 2040 prendra au mieux encore du retard, au pire ne se fera jamais. Or Genève doit absolument continuer à accorder à ce projet un statut prioritaire et lui assurer une forte visibilité - avec un mental de battant et de gagnant - en explorant notamment dès à présent des sources alternatives de financement tels que les Partenariats publics-privés (PPP).

658845564.jpg Parallèlement, les communes de la rive gauche sinistrées par le trafic pendulaire nord-sud (Puplinge, Thônex, Veyrier…) doivent dès à présent se mettre ensemble pour élaborer un projet commun d'axe fluidifié entre le secteur d'Arve-et-Lac et la Praille, Carouge et Plan-les-Ouates. Thônex en particulier ne peut pas et ne veut pas attendre une hypothétique autoroute en 2045 pour régler une situation aujourd'hui déjà insupportable.

 

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21.12.2011

Une agriculture qui n'est PAS de proximité

Hier au Conseil municipal de Thônex, lors du débat sur le préavis communal relatif au Plan directeur cantonal, on a une fois de plus eu droit à l'éternel argument concernant la nécessité absolue de préserver la zone agricole, dont le caractère de "proximité" n'est pas mis en doute tant il va de soi, le corolaire étant qu'il faut inévitablement déclasser et densifier les zones villas, grandes gaspillatrices de terrains précieux.

Agriculture de "proximité"? Vraiment? Je m'adresse ici à ceux qui ânonnent ce slogan politiquement correct pour rappeler quelques vérités sur un sujet tabou, alors que toute la classe politique semble vouloir faire preuve d'une pensée unique dont Kim Jong-Il et Kim Il-Sung auraient été envieux et fiers.

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09.11.2011

Traversée du Lac, épisode 157 bis et ses implications pour Thônex

J'ai eu le plaisir d'assister la semaine dernière au débat intitulé "Genève doit-il réaliser une traversée lacustre?" organisé par la Tribune de Genève et animé par la journaliste Irène LANGUIN, opposant Jean-Rémy ROULET, Président du Groupement transport et économie (GTE) et Thomas WENGER, Président de la section genevoise de l'Association transports en environnement (ATE), l'un étant "pour", l'autre "contre": un débat fort respectueux au cours duquel chacun a rappelé ses positions, prévisibles et connues, en se référant l'un et l'autre largement au Rapport de synthèse des études de faisabilité publié au printemps 2011. Etaient présents parmi le public l'Ingénieur de la circulation de la Section genevoise du TCS Victor de OLIVEIRA, l'ancien Conseiller d'Etat Philippe JOYE et Ansgar KAUF, expert en partenariats public-privé (PPP) dans le domaine des infrastructures pour les transports.

travlac.jpgOr que ressort-il du débat, des études de faisabilité et de l'état actuel du dossier? Je vous la fais courte: la Confédération aurait alloué 20 milliards de francs pour des travaux visant à désengorger certaines grandes agglomérations, dont trois milliards pour Genève; or ce montant ne permettra pas de financer à la fois une 3e voie sur l'autoroute de contournement existante et la traversée du lac avec le raccordement autoroutier sur Vallard ou Etrembières. Au cas où Berne jugerait le projet de 3e voie comme étant prioritaire, la traversée du lac ne se fera pas ou devra être financée par d'autres moyens (Canton, PPP…). Si toutefois un projet concret de traversée du lac voit le jour sous une forme ou une autre, les oppositions sont d'ores et déjà assurées, que ce soit pour le tracé, pour la protection de la faune et de la flore ou encore pour tous les prétextes que trouveront certainement les opposants purs et durs (avoués ou non) qui ne voudront tout simplement pas de ce projet, quel qu'en soit la variante ou le prix. Ainsi l'éventuelle réalisation, prévue dans le meilleur des cas pour 2030, sera donc plus vraisemblablement reportée à une date plus proche de 2040.

Thônex ne peut, ne doit et ne veut pas subir encore pendant 30 ans les conditions de circulation actuelles, qui d'ailleurs se dégradreront vreaisembablement suite à la réalisation des différents projets d'urbanisation dans notre région. Il est donc urgent d'activer les projets de concentration et de fluidification du trafic nord-sud au moyen de mesures concrètes, telles que le passage sous route au cœur de la commune, voire un tunnel sous Thônex comparable à la traversée de Vésenaz, projets à réaliser en concertation avec la commune de Veyrier, elle aussi sinistrée par le trafic de transit sur le Plateau-de-Vessy. Les élus thônésiens ont donc du pain sur la planche !

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31.10.2011

Peut-on stopper l'immigration "massive"?

D'abord, en obligeant les demandeurs d'emploi sans formation ou qualification particulière à accepter de travailler dans les domaines suivants: auxiliaire des services de soins et de l'aide à domicile, femme de chambre d'hôtel, caissière de supermarché, salarié d'entreprises de nettoyage, éboueur, serveur ou serveuse, travailleur en cuisine dans la restauration, aide-maçon…avec les conditions salariales appliquées dans la branche, à défaut de quoi ils perdraient leur droit à allocation chômage.

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29.09.2011

Après les "BRIC" de Goldman Sachs et les "E7" de PwC, voici les "CIBI" de l'Economist

Dans l'hebdomadaire britannique The Economist du 24 septembre 2011, un dossier entier1 est consacré au "rattrapage" des Etats-Unis et de l'Europe par les grands pays émergents, la Chine en premier, mais aussi l'Inde, le Brésil et l'Indonésie (les CIBI, on ne parle déjà plus des BRIC…). Selon The Economist, le degré de dominance économique qu'a connu monde occidental depuis deux siècles est en effet une anomalie. Par exemple en 1700, l'Inde était la première économie mondiale et de loin le premier producteur de coton, suivi de près par la Chine, ces deux pays représentant alors plus de la moitié de l'économie mondiale. Puis il y a eu la révolution industrielle, partie de l'Angleterre, se propageant progressivement à travers l'Europe et l'Amérique du Nord, chance que les vieux grands pays d'Asie n'ont pas su saisir car pas vu venir, ou alors que trop tard. La colonisation était nécessaire pour assurer l'approvisionnement en matières premières - voir pour s'en assurer la primeur ou l'exclusivité (on ne parlait pas encore de supply chain management) - et, dans les cas de l'Inde et de la Chine, afin aussi de disposer de marchés captifs pour les produits manufacturés.

Or le fossé qui nous sépare des grands pays émergents a commencé à se combler depuis la fin du 20e siècle. Au rythme actuel, les quatre CIBI devraient représenter 40% de l'économie mondiale en 2030, alors que l'Europe et les Etats-Unis pris ensemble n'en représenteraient plus qu'un tiers2. Devons-nous nous en inquiéter? Nous sommes d'avis que non. Parmi les pays développés, la Suisse n'a fort heureusement perdu que peu d'emplois3 à la "mondialisation" ou la "délocalisation", même s'il y a peut-être eu des cas ici ou là. Lorsque nos entreprises ont créé des centres administratifs ou de production à l'étranger, c'était souvent pour palier à une pénurie chronique4 de main-d'œuvre en Suisse, pour avoir plus facilement accès aux marchés, où pour y développer et produire des équipements spécifiquement adaptés aux pays émergents. Nos secteurs du private banking, du tourisme, de l'industrie horlogère et des biens d'équipements pointus et performants ont tout à gagner du développement rapide des CIBI et de l'émergence d'une importante classe moyenne dans ces pays, avide de tourisme et de consommation.

Espérons maintenant que la Suisse - dont le commerce extérieur est réalisé à 80% avec des pays à taux de croissance inférieurs à 2% - saura adapter ses priorités pour mieux profiter de ceux dont la croissance est de 8% ou plus.

Et Thônex dans tout ça?

Notre commune accueille le siège Caran d'Ache ainsi qu'un important site de Rolex, entreprises rayonnant dans le monde entier. Dommage qu'il y en ait pas plus. On y travaille !
(v. http://www.apexserv.com/asingh/economie.php)


Gurgaon2.jpg
à g.: aux portes de Delhi, la ville nouvelle de Gurgaon compte un million et demi d'habitants

1The Economist, http://www.economist.com/node/21528979
2En parité du pouvoir d'achat.
3L'absence de débouchés en Suisse pour des jeunes peu formés reste un problème préoccupant, mais qui n'est que peu ou pas dû à la mondialisation. J'y reviendrai.

4
Lorsqu'en 1992, Swissair avait fait office de pionnier en inaugurant un centre de traitement des billets d'avion à Mumbaï (alors Bombay) en collaboration avec TATA Consultancy Services, c'était moins pour une question de coût que de l'impossibilité de trouver, chez nous, 300-400 personnes disposées à travailler dans un centre opérant 24h/24 et sept jours sur sept…

à d.: une zone économique d'exportation, telle que celle d'où opérait Swissair au début des années 1990 SEZ.jpg

 

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25.05.2011

Ne touche pas à mes prérogatives, mais à celles des autres !

C'est en réalité ainsi qu'aurait dû s'intituler le dernier éditorial de la newsletter électronique de la CCIG, datée du 24 mai 2011. Sous le titre "Construire chez son voisin", il commente le résultat de la votation sur le déclassement des Cherpines, en faisant le constat que les communes directement concernées, à savoir Plan-les-Ouates et Confignon, ont dit non et que ceux des communes où des projets d’importance cantonale sont en cours, telles que Thônex et Meyrin, ont dit oui. En résumé, les Genevois seraient d’accord de construire, mais chez leur voisin. Il poursuit en affirmant qu'il est impossible d’envisager le développement d’un canton d’aussi petite taille avec un cadre institutionnel qui favorise l’expression de l’individualisme plutôt que la recherche du bien commun, et préconise "[…] une seule solution à ce problème : mettre fin au système actuel, proche de la co-décision entre le canton et les communes, qui prévaut en matière d’aménagement du territoire et de police des constructions. Il faut un seul capitaine à bord et ce doit être le canton "[…]."

D'autres élus ou magistrats à l'échelon cantonal sont probablement d'accord. Mais ils seraient certainement aussi les premiers à hurler si la Berne fédérale se mettait à revendiquer des compétences aujourd'hui cantonales, ou si l'Europe ou l'ONU se mêlaient de vouloir limiter la souveraineté de la Suisse. Il y a une règle du jeu, elle n'a pas changé depuis des décennies et elle est fondée sur une étroite concertation entre le canton et les communes: ça implique notamment d'avoir une vision claire à long-terme, d'être cohérent sur la durée, d'écouter, d'expliquer, d'adapter, de convaincre et de tenir parole: ça peut parfois être lent, mais ça le sera certainement moins si l'ensemble de ces conditions sont respectées et de toute façon, c'est la démocratie, c'est ainsi.

Je n'ai pas de commentaire à faire concernant Meyrin, mais s'agissant de Thônex, les revendications de la Commune au sujet des Communaux d'Ambilly sont simples: elle n'est pas opposée au Plan Localisé de Quartier, qui, rappelons-le, avait été approuvé en 2010 par le Conseil municipal - tous partis confondus - moyennant une seule abstention. En clair: pas d'opposition au projet d'urbanisme ni au nombre d'habitants qu'il implique: par contre l'opposition de la Commune qui s'est manifestée depuis tient au fait qu'il n'a pas été tenu compte des aménagements préalables en matière de circulation routière, pourtant demandés de longue date par une commue sinistrée par le trafic pendulaire, ceci dans un contexte où le Canton n'a pas construit une seule route digne de ce nom depuis trente ans, ne veut pas construire de parkings, n'a rien fait pour fluidifier le trafic sur les grands axes afin de délester le réseau secondaire et le rendre à la mobilité douce et aux habitants ou encore a bâclé depuis trop longtemps le projet de la traversée de la rade ou du lac...un Canton qui présentait encore récemment des projets de région transfrontalière sans mention de la traversée du lac et de l'autoroute de contournement "est"…bref, heureusement que les communes ont encore leur mot à dire!

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10.03.2011

Gaz à effet de serre: l'utile et l'inutile

En matière de lutte contre le réchauffement climatique et les émissions de carbone à l'échelle mondiale, il y a des mesures utiles et d'autres qui ne servent strictement à rien si ce n'est donner bonne conscience à certains ou permettre à d'autres d'imposer leur vision d'une société champêtre, frugale, archaïque, angélique, hirsute et parfaitement fantaisiste, en exploitant précisément le sentiment de culpabilité de la majorité silencieuse. Parmi les mesures totalement inutiles, citons par exemple l'acharnement contre les 4x4, dont le "vrai" crime n'est pas leur contribution nanoscopique, picoscopique - ou peut-être même femtoscopique - aux émissions mondiales de carbone, mais le fait qu'ils symbolisent Verbier, Vandoeuvres et Vésenaz, le fameux "3V", souffre-douleur tant détesté par les anti-riches, mais bien sûr tout cela n'a rien à voir avec l'environnement.

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28.02.2011

Lé fâché avec l'ortograf

Qui est fâché avec l'orthographe française? Les criminels étrangers? Les millions d'Arabes que l'on dit sur le point de nous envahir? Cherchez surtout plus près de chez nous. "Le Citoyen thônésien", organe du MCG distribué ces derniers jours dans toutes les boîtes-aux-lettres de la commune contient quelques belles coquilles (pour être sympa) ou bourdes (pour l'être moins, mais plus à propos): ainsi on y lit (page 3) que "Thônex n'est pas une commune française et Genève ne sera pas le 102e département français après les Commores (sic). Alors nous voulons reprendre en main les rennes (sic) de notre commune". Pour ce qui est de l'orthographe, le MCG ne sera en tout cas jamais français; quant au Père Noël, il ne revient que dans 10 mois. Puis en page 4, on lit que les élus ont "bradé l'opinion publique", tant il est vrai que le MCG fait peu de cas de leur bravoure. Le meilleur est encore à la page 6, dans un entrefilet traitant d'un prétendu massacre d'arbres passés à la tronçonneuse et au sujet desquels certains citoyens thônésiens profondément choqués auraient saisi…le MCG, qui insiste pour que "l'information auprès des communiés se fasse". D'accord, mais après la messe. Page 6 toujours, le MCG invite les citoyens à ne pas se laisser "custimizer" (sic) par le colonialisme français. Qui comprend? Ni moi, ni Google ni le Petit Robert (mais c'est normal, ce dernier est français…).


Alors, un rejet par le MCG de l'orthographe française pour marquer sa différence et mettre en avant "notre identité suisse avant tout" (page 6) et de "contruire (sic) notre avenir"? Peut-être, ce serait fort subtil si ce n'était pas certainement involontaire.


à g.: contruisons, contruisons !

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16.02.2011

Le parti GVE est un mouvement satanique !

...Ou quelques leçons utiles pour la communication politique

Au moment où la campagne électorale bat son plein et les rumeurs diffamatoires - voire calomnieuses - lancées par les rivaux pleuvent, on serait bien avisé de suivre quelques conseils tirés de la dernière édition électronique de l'hebdomadaire "The Economist".

satan2.jpgSi l'on "google"1 l'expression "Moyen-Orient rumeurs"2, le premier lien qui apparaît n'est pas, comme l'on pourrait s'y attendre, un site se lamentant des nombreux complots tramés par Israël ou les Etats-Unis, mais le site…de Coca-Cola ! En effet depuis plusieurs années, cette société a beaucoup de mal à réfuter les nombreuses rumeurs, souvent ridicules, sur ses produits. Par exemple, certains croient que si l'on lit à l'envers le logo de Coca-Cola en arabe, il dit "ni Mohammed, ni la Mecque". D'autres affirment que la société est détenue par des juifs, ou qu'elle finance Israël. Ces rumeurs sont une des raisons pour les résultats moins bons que ceux de Pepsi dans les pays arabes. Pourtant, elles sont toutes fausses, comme l'explique le site de Coca-Cola dans les moindres détails.

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14.01.2011

Moi pas aimer criminel étrangé

C'est vrai, je n'aime pas les maffias russes, siciliennes ou calabraises, les mendiants roms, les cambrioleurs géorgiens, les grands trafiquants albanais ou kosovars, les petits dealers maghrébins (Cornavin) et africains (Jardins anglais), les petits braqueurs de banque banlieusards français issus de l'immigration (la fameuse "racaille", d'ailleurs plutôt mauvais amateurs), les joueurs de bonneteau serbes, les voleurs à l'astuce latino-américains, les arnaqueurs nigérians et les voleurs à l'arraché irakiens, guinéens, congolais ou que sais-je encore.

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09.01.2011

"J'suis pas raciste, mais…"

Il y a quarante-cinq ans et quelques jours, un jeune collégien atterrissait à Cointrin, venant de l'Inde, pour rejoindre ses parents établis à Genève depuis peu. Comme tout étranger à l'époque, il a dû passer une radiographie des poumons au centre de contrôle de Cornavin, en attendant son tour dans une très longue file constituée majoritairement de jeunes provenant de pays méditerranéens, avec lesquels il a d'abord échangé quelques banalités, puis tout de suite sympathisé: il avait seize ans, les autres à peine plus. La communication se faisait surtout par le langage des signes et le sourire.

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07.12.2010

La démagogie, la xénophobie, l'angélisme et la mollesse des arguments

On le sait depuis un peu plus d'un an: la majorité des Suisses ne sont pas xénophobes mais par contre mal à l'aise face à l'Islam de plus en plus présent et notamment à ses signes visibles tels que les femmes portant le hijab: craintes et incompréhensions qu'il faut laisser aux sociologues et psychologues le soin d'analyser. Quant aux criminels étrangers, le réflexe instinctif de quasiment toute la population - je vous l'avoue moi-même compris - est d'être ou d'avoir initialement été "pour" leur expulsion.

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27.11.2010

Thônex, "commune frontière"?

Certains partis politiques qui cherchent désespérément à se faire remarquer par tous les moyens font grand cas du fait que Thônex est une "commune frontière" et connaîtrait donc une dose de "problèmes" particuliers et supplémentaires. De nombreux journalistes leur emboîtent malheureusement le pas tant le slogan est facile et supposé accrocheur. Or à l'examen, la réalité qui transparait est beaucoup plus banale et n'a rien d'original: en effet sur les 45 communes que compte le Canton de Genève, seules seize1 ne sont pas des "communes frontières". Lorsque l'on cherche à établir la liste des communes éloignées de plus de cinq kilomètres de la frontière, eh bien il n'y en a…aucune! Dans sa totalité, notre canton est un "canton frontière" et Thônex n'a ni plus ni moins de problèmes réels ou supposés dus à la proximité de la frontière que toute autre commune. Le braquage qui s'est produit hier à la Banque Migros de Chêne-Bourg, commune sans frontière avec la France (même si la presse a faussement parlé de Thônex…) est regrettable, mais aurait malheureusement pu se produire n'importe où.

1Bernex, Chêne-Bougeries, Chêne-Bourg, Choulex, Collonge-Bellerive, Cologny, Genève, Genthod, Laconnex, Lancy, Meinier, Plan-les-Ouates, Pregny-Chambésy, Russin, Vandoeuvres, Vernier.

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22.11.2010

Quelques réflexions sur le métro de Dubaï

Je rentre d'un voyage en Inde et dans le Golfe, à la fois professionnel (surtout) et privé (un peu): j'aurai certainement l'occasion d'en reparler dans ces lignes. C'est ma cinquième visite aux Emirats Arabes Unis en un peu plus de dix ans et je ne cesse d'être émerveillé chaque fois par le développement spectaculaire, l'architecture innovante, l'énergie palpable et la volonté visionnaire de construire une société post-pétrolière basée sur le tourisme, la finance et les services. L'Emirat de Dubaï en particulier n'a que peu de ressources pétrolières et ce n'est pas l'or noir qui explique son développement.

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Dubaï: un métro moderne et propre

Dubaï dispose depuis bientôt deux ans d'un nouveau métro, sans conducteur, en site propre et aérien sur la plus grande partie du réseau: ainsi, la fluidité du trafic automobile n'est pas entravée et des voies de circulation ne sont pas sacrifiées pour les transports publics, contrairement à la pratique "anti-bagnole" de Genève la laquelle la population, de guerre lasse, semble malheureusement de plus en plus résignée. Mais ce qui m'a le plus frappé, c'est l'absolue propreté qui règne, tant à l'intérieur du métro que dans la ville en général: pas de mendiants, pas de mauvais musiciens qui nous cassent les oreilles, pas de papiers ou de canettes de boissons qui traînent sur le sol, pas de dégueulis ou d'autres liquides douteux, pas de tags…comment est-ce possible?

Rappelons que 80% de la population des Emirats est immigrée, majoritairement en provenance du sous-continent indien et d'autres pays émergents ou en développement: Egypte, Maroc, Philippines, etc. , ce qui dément la thèse de certains selon laquelle la saleté - tout comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs - serait due "aux étrangers". Non, je vous assure que l'on ne coupe pas la main de ceux qui jettent des déchets par terre et que non, il n'y a pas des policiers partout - je n'en ai d'ailleurs vu aucun -, mais il y a  certainement des vraies sanctions pénales, crédibles et dissuasives, qui n'existent plus chez nous depuis fort longtemps. Il y a le respect des lois et des règlements, que les autorités savent faire appliquer avec fermeté. A ceux qui seraient tentés d'en faire un débat sur les droits de l'homme ou la sharia - je les vois venir ! -, je leur réponds déjà: ça n'a rien à voir!

Les EAU, un état policier? Le sourire et la serviabilité des habitants quels qu'ils soient nous en dit autrement.

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17.10.2010

Communaux d'Ambilly - Une concertation exemplaire

On aurait pu espérer que la presse accueillerait chaleureusement le vote quasi-unanime (une abstention) du Conseil municipal de Thônex pour le préavis positif donné par la commune au Plan Localisé de Quartier (PLQ) lors de sa séance du 5 octobre. Les conditions demandées par les élus dans le projet de délibération - essentiellement des mesures d'accompagnement dans le domaine de la mobilité - ne faisaient pour l'essentiel que de formaliser les points déjà négociés de longue date et acceptés par les services de la mobilité et de l'aménagement du canton: cette concertation réussie entre la commune et le canton est en effet exemplaire.

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Une commune déjà fortement urbanisée

 

Or il n'en était rien. Dans la Julie du 7 octobre, on pouvait lire que les Thônésiens étaient "une petite communauté repliée sur elle-même, taraudée par l'angoisse de voir déferler de nouveaux habitants". Ce décalage entre l'esprit dans lequel s'est déroulé le vote et le compte-rendu qui en a été fait est ahurissant, voire carrément malhonnête. Je vous fais grâce des autres propos désobligeants tenus à l'encontre des Thônésiens et de leurs élus dans cette édition, car le pire était encore à venir. Dans une interview parue dans le "Tout Immobilier" du 11 octobre, M. Stéphane Barbier-Müller tenait entre autres les propos suivants: "j'ai entendu (sic) un élu dire que Thônex ne pouvait pas accueillir les cas sociaux des autres communes: on croit rêver, en pleine globalisation un habitant de Jussy - sauf s'il est très riche et bien-portant - ne pourrait-il pas habiter Chêne-Bourg, par exemple?" Ou encore: "ce ne sont pas moins de 3100 logements que l'on sacrifie ainsi à l'égoïsme des Thônésiens" et j'en passe et des meilleures.

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06.10.2010

Nos amis les orangs-outangs

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Tout comme celui de beaucoup d'espèces sauvages, l'habitat naturel des orangs-outangs est menacé par la déforestation et l'exploitation minière croissante sur l'île de Bornéo. Nous le regrettons bien sûr et voudrions tous faire quelque chose, mais ne sommes pas toujours d'accord sur les mesures à prendre.

Certains groupes politiques de Thônex se sentent hautement concernés et pourraient - par exemple - proposer que certains espaces verts de la commune soient réservés à la culture de figuiers et de bananiers, dont il paraît que les fruits sont particulièrement prisés par ces primates sympathiques et intelligents, avec qui nous partageons apparemment 96% des gènes et dont la branche aurait divergé de celle de l'homme il y a un peu plus de 10 millions d'années.

Bien évidemment ces modestes actions n'auront absolument aucun impact sur la protection de l'espèce, mais  au diable l'objectivité, le pratique, l'utile, le possible et le rationnel, l'important n'est-il pas surtout d'être solidaire et de montrer l'exemple? Alors Thônex, une commune phare dans le domaine? Une proposition que certains pourraient faire au prochain conseil municipal, proposition qui pourrait même recueillir une majorité tant les votes sur ce type de sujet sont étonnants !   (v. mon post précédent).


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25.09.2010

L'UDC se met au vert…et c'est le monde à l'envers

Lors des débats du Grand Conseil liés au projet de loi de déclassement de la zone des Cherpines, les interventions de deux élus UDC ont particulièrement retenu l'attention.

Se voulant défenseur de la zone agricole, le sympathique vigneron au nœud papillon Eric Leyvraz demande si l'on va "…bientôt faire pousser des salades sur les toits…": Or sans aller jusque là, doit-on considérer qu'affecter 47% de la surface du Canton de Genève à la zone agricole se justifie encore en 2010 et que son déclassement limité, sélectif et progressif reste un sujet absolument tabou? Bien sûr, les Genevois sont attachés au vignoble et ne voudraient pas que l'on y touche. Par ailleurs les produits maraichers écoulés localement constituent une agriculture de proximité que l'on doit encourager. Mais les centaines et centaines d'hectares dévolus aux champs de blé, de colza, de tournesol ou encore de betterave n'ont absolument rien à voir avec une agriculture "de proximité": certains ont été plantés à la place de vergers,  encore nombreux dans notre région il y a un siècle, puis progressivement arrachés car trop intensifs en main d'ouvre et insuffisamment rentables. Avant de trop glorifier la zone agricole, n'oublions pas aussi qu'elle est consommatrice de pesticides et de carburant diesel pour les engins, et qu'elle ne peut se passer d'une main d'œuvre majoritairement immigrée en tout temps, et en période de récolte tout particulièrement.

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21.09.2010

Aspirateurs à voitures - J'en veux !

Les brigades vertes ne veulent pas que l'on construise de nouvelles routes ni de la fluidification des routes existantes au moyen de giratoires, d'échangeurs, de tunnels ou de passages sous-route, sous prétexte que ce seraient des "aspirateurs à voitures". Selon leur raisonnement - bien sûr fallacieux - Monsieur Dupont lirait dans le journal qu'il a été décidé - par exemple - d'aménager la traversée de Vésenaz par un passage sous la localité et se dirait alors : "vite chez mon concessionnaire Auto-Macho pour enfin m'acheter la V8 de mes rêves et traverser Vésenaz matin et soir en faisant vroom-vroum !" et qu'il faut l'en empêcher - lui et ses affreux semblables - par tous les moyens, notamment en supprimant des voies de circulation, en supprimant des places de parking en surface, en bloquant la construction de nouveaux parkings et en remplaçant, par des feux, les giratoires construits il y a quelques années seulement, à grand frais.

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03.09.2010

Le VRAI problème de circulation à Thônex

Contrairement à ce que pourraient penser ceux qui ne connaissent pas notre commune, ce n'est pas tellement le trafic automobile est-ouest, essentiellement transfrontalier, qui pose problème à Thônex: celui-ci est en effet bien canalisé sur l'Autoroute Blanche puis sur la route de Malagnou, qui ne traverse Thônex que sur quelques centaines de mètres, route qui par ailleurs se trouve en partie en tranchée et qui longe des zones non vouées au logement telles que les installations du centre sportif intercommunal.

Le poste frontière de Moillesulaz ne constitue plus un point de passage important pour le trafic automobile. En plus, les frontaliers utilisent bien les transports publics au maximum de leur capacité, comme en témoigne la difficulté d'y trouver une place aux heures de pointe dès les arrêts de Moillesulaz ou de Sous-Moulin.

(à d.: avenue
Ad
rien-Jeandin,
Thônex,
sens
ée être
une rue de quartier...)

HPIM0706b.jpg

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